Cet hiver, la grippe A (H1N1) a été au centre des préoccupations de nos dirigeants. Les conseils des autorités sanitaires sont clairs. Voici un court extrait d’un dépliant que l’on trouve sur Internet :

grippe_aComment se transmet le virus ?

  • Par la toux, l’éternuement, ou les postillons
  • En embrassant une personne grippée ou en lui serrant la main
  • En touchant des objets contaminés par une personne malade (poignées de portes, barres dans les bus, boutons d’ascenseurs…)

Lors d’une pandémie comme lors d’une épidémie “les gestes de chacun font la santé de tous”.

embrassade2Et, c’est vrai qu’au plus fort de la crise, lors de rencontres avec des amis, nombre de femmes refusaient tout contact : baisers ou même poignée de main. Pire, elles trouvaient prétexte pour éviter le rapprochement conjugal ou extraconjugal.

Pourtant, Manfred Schedlovski, un chercheur suisse de Zurich, vient de prouver que c’est exactement le contraire qu’il faudrait faire. Le sexe et les baisers langoureux seraient des ennemis pour les microbes. En effet ses recherches ont montré que le sexe n’était pas seulement bénéfique pour la condition physique générale des gens, mais également pour le système immunitaire. Certaines cellules aident à se débarrasser des maladies, en pénétrant les corps étrangers pour les détruire. Pendant une relation sexuelle, le nombre de ces cellules augmente considérablement dans l’organisme, et peut quasiment doubler après l’orgasme.

Quelques médecins spécialistes de l’immunologie ont fait savoir qu’ils partageaient sa thèse. Même si ce genre d’informations scientifiques doit être confirmé, moi j’y crois…

Bon Mona, afin de commencer à vérifier les dires de ce petit Suisse, je vous propose de boire tous les deux dans le même verre, un joli vin de Margaux : Château Marquis d’Alesme Becker 2006.
Et si j’attrape la grippe avec ce vin et avec vous de plus, ce sera… du bonheur. Allez hop, Mona, je sers. A la votre !

Si vous n’avez vu cet extrait de Canal+ et que vous avez le coeur bien accroché, voici une bonne méthode pour attraper toutes les épidémies qui traînent :


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sucre orgeA Moret[1], on fabrique depuis 1638, un des plus vieux bonbons de France : le sucre d’orge[2]. Si ce bonbon fut créé par les Bénédictines pour soulager les maux de leurs malades, il faisait les délices de la Cour de Louis XIV. Durant la révolution, les religieuses furent chassées. Après cette période mouvementée, une religieuse transmit la recette. De nouvelles religieuses vinrent s’établir à Moret et relancèrent la production et ce jusqu’en 1972. Heureusement, Sœur Marie-André, la dernière dépositaire, confia le fameux Secret du Sucre d’Orge à Jean Rousseau ami des Religieuses de Moret, et qui de plus, tenait commerce de confiserie. Celui-ci l’a alors appris par cœur avant d’enfermer la formule dans un coffre, où son fils l’a recueilli à sa mort… et a procédé de même. Le secret est ainsi toujours vivant, et farouchement gardé! Un musée retrace l’histoire de cette sucrerie artisanale.
Mais à Moret, plane un mystère. Le Cardinal Dubois[3] dans ses mémoires parle d’une religieuse mauresque (noire) qui reçut la visite de hauts personnages.

Louise_Marie_Therese-largeCette Mauresse était une religieuse à Moret, que l’on prétend avoir été fille naturelle de Marie-Thérèse d’Autriche[4]. Je me souviens que l’on en parlait à la cour, et que la duchesse de Bourgogne allait souvent la visiter avec Mme de Maintenon. Bontemps lui portait tous les ans une grosse somme en or et un collier de corail. Voici ce que je sais de sa naissance. La Reine avait un petit Maure dont lui avait fait présent Duquesne lors du bombardement d’Alger. Ce Maure, nommé Nabo, avait été élevé à faire des tours d’adresse, et lorsqu’il commença à parler le français, il amusait la Reine par ses saillies naïves. Elle ne s’aperçut du sentiment que lui avait inspiré ce bouffon d’Afrique, qu’au moment où elle ne pouvait plus en triompher. Le Maure mourut, et très subitement; la Reine, peu de temps après, accoucha d’une fille si noire de peau, que Félix, son chirurgien, prit sur lui de la faire passer pour morte, et de l’envoyer à Moret dans un couvent, où elle fut élevée dans l’ignorance de son origine. Ce n’est qu’à son lit de mort que la Reine avoua l’existence de cet enfant à Louis XIV, et les médecins lui persuadèrent que la couleur de la Mauresse n’avait d’autre cause qu’un regard du Maure. Depuis cette révélation, le Roi n’alla qu’une seule fois à Moret pour s’assurer de ce fatal mystère, et jamais personne n’osa en parler devant lui. Tout n’est pas vrai, sans doute, dans ces détails, mais il est certain que pour ce motif ou pour tout autre, une fille de la Reine, connue sous le nom de la Mauresse, vécut et mourut obscurément au couvent de Moret.

Mona pas encore sucé son sucre d’orge… et vous ?


[1] Moret sur Loing situé en lisière  de la forêt de Fontainebleau (Seine et Marne)

[2] Du sucre de canne aromatisé à l’orge, additionné de vinaigre pour empêcher la cristallisation…

[3] Guillaume Dubois, appelé l’abbé Dubois, puis le cardinal Dubois, (1656-1723) est un ecclésiastique et un homme politique français qui fut l’un des principaux ministres sous la Régence de Philippe d’Orléans.

[4] Marie-Thérèse d’Autriche (1638-1683), infante d’Espagne, reine de France en épousant Louis XIV à Saint Jean de Luz.

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Mon patron est vraiment gentil. Il m’a dit, en rigolant, qu’il m’emmenait quelques jours au Portugal pour m’acheter un rasoir… Aussi, nous serons fermés durant une huitaine de jours. Je reviendrai toute fraîche le lundi 27 juilllet.

Je vous embrasse
Mona ligoté pour vous

tastetelection-des-missMonde

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framboisesCe fruit de ronces sauvages était blanc ou jaune selon la légende… La nymphe IDA qui était la fille du roi de Crète, fut la nourrice de ZEUS. Elle affronta les épines du framboisier pour régaler le divin poupon. Malheureusement, elle se piqua le sein et son sang en coulant, aurait teinté les fruits de ces ronces d’un remarquable « rouge sang ».

Elle est dans nos jardins depuis le moyen-âge. La production s’étale de juin à septembre selon les espèces. Ce n’est qu’en fin de saison (septembre-octobre) que les variétés remontantes[1] (Autumn-Bliss ou la grosse Zeva) donnent les fruits les plus parfumés. Très fragile, elle doit être cueillie et mise directement en barquette. On la consomme « illico » : elle ne tient qu’à peine 24h au réfrigérateur. Peu énergétique, elle est riche en sels minéraux et vitamine C. Vous pouvez retrouver les plaisirs de l’enfance chez certains producteurs proposant la « cueillette à la ferme » : les gamins se goinfrent… jusqu’à la grimace provoquée par les « barbeaux puants », ces sournoises punaises à l’odeur caractéristique qui aiment les framboisiers autant que nous les framboises !

framboises-liqueurJ’ai concocté pour mon Patron vénéré, une délicieuse liqueur Maison. Je vous en livre, en exclusivité, la recette : réduire 450 grammes de framboises en fine purée, faire chauffer à feu doux avec une gousse de vanille fendue en deux et 350 grammes de sucre roux. Bien faire dissoudre (ébullition durant dix minutes). Filtrer et mélanger avec ½ litre d’eau de vie à 45°. Après trois mois de repos au frais et dans le noir… vous pouvez déguster.

Courage, Lépicurien, plus que deux mois et vingt cinq jours pour goûter le résultat….

Mona tout fait pour son chef.


[1] qui fructifient deux fois par an, en juin et en septembre

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Vous faites attention à votre ligne ? Mangez cette soupe et mangez varié. Un bol de 500ml de cette soupe, c'est seulement 120 kcal et vous vous sentirez rassasié pendant un long moment !

Sur le pack, on lit : "Vous faites attention à votre ligne ? Mangez cette soupe et mangez varié. Un bol de 500ml de cette soupe, c'est seulement 120 kcal et vous vous sentirez rassasié pendant un long moment !"

De nos jours, beaucoup ignorent que la soupe existe autrement qu’en tetrabrick ou en sachet.

Alors d’où vient cette expression : « trempé comme une soupe ?

C’est une expression d’évidence populaire : hormis le potage roboratif de ramadan (Chorba) ou la consistante garbure su Sud Ouest, la soupe est plutôt d’essence liquide, voire d’une fluidité extrême lorsqu’elle est bouillon de légumes.

Cela n’a pas été toujours le cas. Antan, la soupe était le « morceau de pain » que l’on trempait dans le potage… Pour les gens du commun, du peuple, ce bouillon maigre avec du pain rassis constituait souvent l’unique repas quotidien. Les plus pauvres et les soldats  consommaient du brouet qui est un bouillon additionné de céréales broyées.
Au fil du temps, le sens du mot « soupe » dériva et désigna le liquide rendu plus nourrissant par l’ajout de pain.

D’ailleurs de nos jours encore, lorsque l’on trempe sa soupe, on verse toujours le bouillon sur les croûtons. Comme quoi, l’expression ne fut pas toujours une expression de La Palice.

Mona mis un peu de vin pour faire chabrot[1]


[1] Diluer un reste de soupe en versant un peu de vin rouge et boire directement à l’assiette. Cette pratique très courante jadis se pratique encore notamment dans les campagnes.

chabro

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Jacques Dupont, grand dégustateur et spécialiste des vins au journal Le Point et Philippe Bourguignon, meilleur sommelier de France en 1978 et chef sommelier du prestigieux restaurant Laurent ont fondé un comité qui reste trop ignoré des grands médias alors que son objet est d’une importance capitale.

poulette-copieVous avez évidemment compris que je parle du Comité de Défense des Plats en Sauce qui a pour vocation de dénoncer les agressions répétées du light, du fast, du short et de tout ce qui préfixe le food en rabaissant le repas à une simple nourriture trop vite expédiée. Le CDPS, qui jusqu’à présent n’avait pas souhaité montrer sa puissance lors des précédentes consultations électorales, entend aujourd’hui, devant l’inaction des pouvoirs publics, sortir de la réserve citoyenne qu’il avait jusque-là scrupuleusement respectée. On ne peut rester muet devant les attaques répétées dont est victime le plat en sauce.  Il est accusé de tous les maux qui accablent nos sociétés modernes. Combien de fois de lâches et anonymes délateurs n’ont-ils pas proféré de rumeurs, malveillances, médisances, au passage d’un innocent rondouillard accusé d’abuser des plats en sauce. Est cela la justice ? Aux Etats Unis, pays des gros et des gras si l’on en croit la télé, que mange-t-on ? Toujours de source petit écran (source feuilletons) : du chicken grillé, du pop corn, des hamburgés, des pizzas à peine décongelées. Le tout arrosé de liquide effervescent glucosé dont l’aspect n’est pas sans rappeler la désinfectante Bétadine, qui chez nous est prisée surtout en milieu hospitalier. Mais de boeuf en sauce aux States, nenni. Pas l’ombre d’une crête de coq au vin, pas un soupçon de mironton.

C’est aux mêmes Etats Unis que l’on a découvert que vin rouge et foie gras avaient des vertus insoupçonnées. Quelle tête feront nos Saint-Just de l’allégé, le jour où ils découvriront que le boeuf bourguignon pare à certaines défaillances mieux que le Viagra. D’ailleurs, des recherches très prometteuses sont en cours au sein d’une des nombreuses sous-commissions du CDPS.

LE PROGRAMME DU CDPS

La pratique du plat en sauce agit en matière de :

sauceEnergie et Environnement

La cuisson lente et longue procure une douce chaleur dans la maison. Elle évite ainsi la surnucléarisation de la France et protège la couche d’ozone (le fumêt remplaçant avantageusement les désodorisants : le plat en sauce odorise, lui…)

Economie et social

Pour réaliser ces plats, on utilise généralement les bas morceaux du boeuf, du veau, du cochon; les poules “hors d’usage” ou les coqs de réforme.

Solidarité

Le plat en sauce est un vecteur évident de convivialité. Il réunit les familles déchirées par le tiercé, les matchs de foot. Il rassemble amis et frères autour de valeurs de notre riche passé en compensant la pauvreté de nos programmes télé.

Culture et agriculture

La consommation de plats en sauce permet le maintien de races anciennes qui donnent des morceaux adaptés, géltineux, gras. Sans cette cuisine, seules les races de viande à rôtir subsisteraient. Un monde uniquement peuplé de Charolais et de mangeurs de « hamburgérs » (prononcez à la française), non merci !

COMMENT DEVONS NOUS AGIR ?

cocotte31En créant une cellule chez chaque Epicurien. En effet la difficulté du CDPS est la suivante : le nombre de militants est réduit à huit par section. Au delà de ce nombre, les fondateurs n’ont pas trouvé de cocotte de qualité suffisante.  Aussi, c’est par la réunion de huit convives autour d’un plat longuement mijoté que nous ferons avancer nos idées et rallierons de nouveaux membres. C’est en nombre que nous pèserons lors des prochaines élections. La victoire est au bout de la cocotte.


A vos cocottes, citoyens épicuriens, le jour de gloire n’est pas loin. Marchons, marchons, qu’un joli fumêt parfume nos habitations. Vive “la Sauce Tranquille”.


Ce programme est paru dans « Les vins de l’hiver » de Philippe Bourguignon et Jacques Dupont chez Hatier : un livre hautement recommandable.

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viennoiserie_jpgUne bonne odeur de pain grillé flotte dans la rue… Quelques heures plus tard, la baguette que vous avez achetée par impulsion, s’est transformée en boudin mollasson ou en matraque de CRS. Le terminal de cuisson qui transforme les pâtons congelés en chewing-gum ou en  barre à mines vous a appâté par des arômes de fournil diffusés sur le trottoir. C’est bien entendu la même chose, avec les viennoiseries que l’on trouve dans les gares et autres dépôts. Si vous laissez reposer votre chocolatine (ou pain au chocolat) dans le papier, le gras se déposera et l’odeur qui vous avait tant attiré se sera envolée. Restera un bout de pâte caoutchouteux.

L’usage intensif d’odeurs artificielles pour stimuler l’appétence du consommateur est nettement moins utilisée en France que dans les pays anglo-saxons. La cohabitation des flagrances des marchés de plein-air de la vieille Europe latine y est pratiquement inconnue.

Dans l’univers clos des grandes surfaces, les tentatives pour « parfumer » le produit ou l’emballage ont aboutit à une « cacophonie » d’odeurs (Une seule tolérance : l’atmosphère du recoin « boulangerie pâtisserie »). Par contre, on lutte contre les effluves des rayons poissonnerie et fromages. Il est, en effet, bien dur de vendre une paire de chaussures dans une atmosphère munster ou une machine à laver au milieu des relents de marée. Gageons que la grande distribution saura faire preuve d’une imagination qui s’exprime déjà dans d’autres lieux.

Ainsi, la maison de pain d’épices d’Euro Disney est réellement en pain d’épices. Mais ayant depuis longtemps perdu son bouquet d’origine, celui-ci est régulièrement ravivé artificiellement.

La chambre 217 d’un Sofitel parisien a ses adeptes : on y programme soi-même son ambiance lumineuse, musicale et olfactive (six variantes : tonic, mistral…). C’est « Relax » qui est la plus demandée.

Une odeur d’orange vous titille à l’approche d’un abri-bus. Intrigué, vous cherchez du regard et vous découvrez l’affiche qui vante les mérites d’un jus de fruits.

Un constructeur automobile « dope » les aménagements intérieurs de ses véhicules « haut de gamme ». Les sièges en cuir, les éléments bois du tableau de bord garderont plus longtemps leurs effluves grâce à quelques molécules. Le caractère « luxe » est renforcé.

Les mailings d’un Club de vacances sont parfumés en fonction de la destination proposée : vanille pour les Iles, épices pour l’Orient…

Plus terre à terre, les lessives « deux en un » marchent sur les plates-bandes des adoucisseurs. Malgré le rinçage, la poudre laisse une bonne odeur de propre.

Parmi les tentatives infructueuses, on pourra noter la tentative sur les barquettes de fraises « boostées » artificiellement. L’odeur virait à la fraise « tagada » : trop chimique.

Cette manipulation du consommateur au sens scientifique n’a pas encore d’existence juridique bien  qu’il y ait des antécédents. Par exemple, l’imprégnation d’odeur de melon ou d’ananas dans des cageots a été sanctionnée pour tromperie sur la marchandise.

tomates_grappeMais la manipulation la plus fréquente est légale : une tomate mure exhale une palette discrète et complexe d’odeurs subtiles. Les jardiniers savent bien que les parties vertes et les feuilles de la plante présentent fortement l’odeur présupposée « caractéristique » du fruit. Le client qui ignore ce détail, préfère acheter celles présentées « en branches » même si elles sont sans « goût ».

Sur deux distributeurs de billets, l’un délivre de l’argent parfumé, l’autre pas… et bien, les clients retournent préférentiellement au premier. Et dire que ce pauvre Vespasien disait : « l’argent n’a pas d’odeur… ». En tous cas, les odeurs en font gagner.

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austerlitz_largeDécidément çà ne date pas d’hier. Je croyais que le changement alimentaire des bovins britanniques incorporant des farines animales datait des années 1980. Que nenni, Victor Hugo affirme qu’au XIX°siècle, les ossements récupérés sur les champs de batailles Napoléoniens étaient expédiés en Angleterre. Là, les restes broyés étaient incorporés à l’alimentation du bétail. On voit que le régime alimentaire du cheptel anglo-saxon a progressé : avec les farines animales, point de restes humains ! D’après le grand Victor, même les “reliefs” d’Austerlitz y passèrent !! Gloups, mon pauv’ Pépé….

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J’aurais aimé démarré ce blog avec un article plein de bonne humeur. Mais l’actualité en a voulu autrement : depuis quelques jours, la presse se fait un malin plaisir de présenter l’étude de l’Institut National du Cancer (INCA) qui affirme que la consommation d’alcool augmtente les risques de cancer dès le premier verre. Et bien entendu, dans les divers reportages et articles, c’est le vin qui est stigmatisé : on voit des buveurs de vin et jamais des buveurs de ricard, de whisky, de vodka. Par exemple, regardez le reportage vidéo du Nouvel Observateur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20090219.OBS5380/lien_entre_vin_et_cancer__les_viticulteurs_denoncent_un.html
Il y en marre. Tout d’abord les conclusions de l’INCA sont contestées par nombre d’études internationales (et plus particulièrement celle du Fonds mondial de recherche contre le cancer)  qui jugent que « le risque est réel pour une consommation excessive« . Nous ne pourrons pas éternellement faire le grand écart entre la présentation du vin, au niveau national ,comme un poison, une drogue, un facteur de risque et celle des vins de grande qualité, symbole du savoir vivre Français et exportés dans le monde entier. Madame, la Ministre des Finances et Madame la Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur, les exportations de vin nous aident à ne pas creuser encore plus le déficit commercial. On ne peut se tirer sans cesse une balle dans le pied. Alors que l’Espagne a fait du vin un produit culturel, nous en faisons chaque jour un produit dangereux.
Pour conclure (temporairement), je vous livre une histoire qui courre depuis bien longtemps, mais, qui retrouve ces derniers jours toute sa fraîcheur :

stethoscopeUn homme va voir son médecin et lui demande de lui donner un régime pour être certain de vivre longtemps. Le médecin interroge son patient :

-Vous fumez ?
- Oh, juste un petit cigare après le dîner.
-Il faut arrêter, c’est très mauvais.

-Vous aimez faire un bon repas le soir ?
-Oui, Docteur, quand l’occasion se présente, je me tiens bien à table.
-Il faudra vous contenter d’une soupe.. tous les soirs.

Vous buvez du vin ?
-Bien entendu, mais uniquement du bon et raisonnablement.
-C’est très mauvais. Il faut boire de l’eau, du thé, des jus de fruits.

Vous avez une sexualité épanouie ?
-Oui, tout va bien, Docteur.
-Pour vous ménager, une fois par trimestre me semble suffisant.

Le patient est accablé. Néanmoins il demande :
-Et si je respecte tout çà, Docteur, vous me garantissez une longue vie…

Le docteur de répondre :
-Non, … mais je vous garantis qu’elle vous paraîtra plus longue !!!

Le titre est tiré de la célèbre pensée de Francis Blanche : « je préfère le vin d’ici à l’eau de là« 

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