On pourrait croire que la vision misogyne de nos sociétés est liée à nos religions judéo-chrétiennes. Et pourtant dans l’antiquité déjà, les athlètes, dieux du stade courraient nus tandis que les femmes restaient chez elles. Platon imagine mal des femmes nues à Olympe même s’il ne leur interdit pas. Chez Pline, des remarques étonnent : le corps d’une noyée flotte la tête sur le ventre pour cacher son intimité alors que le corps d’un noyé flotte sur le dos (ce qui est idiot, çà ferait gouvernail – ndlr). Le plus grave, c’est que cette constatation de l’écrivain romain sera reprise dans nombre d’ouvrages jusqu’au XVII° siècle ce qui enfermera la femme dans une pudeur excessive.

Inutile de tirer, c'est une noyée.

Et puis, le christianisme ajoutera aux antiques un déni de la sexualité féminine. Certains médecins soutenaient même que l’homme pouvait très bien vivre sans pratique la chose alors que la femme privée de mâle à ses cotés risque de graves dérèglements. L’homme le pauvre ne fait que répondre aux sollicitations de la femme. Ceci peut expliquer que, jusque au milieu du XX° siècle, seule la femme est systématiquement poursuivie en cas d’adultère.

Et cerise sur le gâteau, la femme est tellement tentatrice que certains intégristes affirmèrent qu’elle ne pouvait entrer au Paradis sauf à croire qu’elle se transforme en homme en arrivant dans l’au-delà….

Ben voyons !

Mona-pprouve Francis Blanche lorsqu’il dit qu’il préfère le vin d’ici à l’au-delà !

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
, , ,

Moi, je cuisine et il paraît que çà me réussit !!!!

Avec Lépicurien, nous avons déjà attiré votre attention sur notre mode de vie qui a laissé la place de cuisinier(ière) aux grands groupes agro-alimentaires qui ont pondu une bouffe mal équilibrée trop riche en  sucres et matières grasses. De plus, pour obtenir un prix toujours plus bas, on utilise des additifs et des produits plus ou moins toxiques ou pour le moins non digestes.

Un de nos lecteurs assidus m’a fait parvenir un article du Monde qui dévoile que les obèses sont plus nombreux sur terre que les mal-nourris.

Le sujet est trop grave pour plaisanter, mais je voudrais ajouter que nous avons deux sortes de pauvres : ceux de l’hémisphère sud qui cherchent de la nourriture pour subvenir et ceux de l’hémisphère nord qui ingurgitent les premiers prix de nos industriels. Ces produits carencés en vitamines et sursaturés en graisse et sucre font de bons gros.

En résumé, un pauvre du sud est sous-alimenté et un pauvre du nord est gros. Décidément notre monde marche sur la tête. Mais enfin le principal c’est que nos industriels et distributeurs accroissent leurs profits et puissent manger de bonnes choses et suivre leur petite thalasso pour éliminer les quelques kilo accumulés avant de partir se vautrer sur leurs plages privées.

Mona même plus faim quand elle lit des informations comme çà. Si çà se trouve, je vais maigrir…

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
, ,

Il aura fallu plus de 10 ans. Mais cette fois, c’est fini Mc Do a été condamné en cassation et ne pourra plus utiliser les Appellations d’Origine Protégées (AOP, anciennement AOC) à toutes les sauces. En 2000, le faiseur de hamburgers lançait une gamme à base de fromages régionaux à grand renfort de publicité (voir vidéo ci-dessous). Mais le produit ne contenait que 8.5% de reblochon ou 6% de tomme de Savoie, le reste du fromage étant du cheddar. Quant au « hamburgé » au Beaufort, c’était mieux : 51% de Beaufort et le reste en cheddar.
Toute la question était de savoir si l’industrie agro-alimentaire pourrait impunément faire ce qu’elle veut avec les AOP. Après le camembert, c’est un nouveau camouflé pour ces faiseurs de bouffe.

Mona, il faut arroser çà. Je vous invite à boire un verre du Château Pipeau 2003. Ce domaine de Saint-Emilion propose toujours des vins pleins de fruits. Sur ce millésime caniculaire, le fruit confituré se termine sur une finale très élégante.

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
, , , , , ,

Hier, je croise un copain. Je lui fais part de mon regret de n’avoir pas pu dîner une fois chez Ferran Adria qui fut quatre années de suite sacré meilleur chef du monde. Le catalan est un des pères de la cuisine moléculaire, encensé par tous les médias pour son restaurant El Bulli .

Mon pote me confirma que ce serait compliqué puisque les réservations pour 2011 sont closes et que dès juillet, le restaurant sera fermé et deviendra à partir de 2014, un centre de  recherche et de formation.

En rigolant, il me dit : de toute façon, pour aller chez le célèbre cuisinier, il est indispensable de savoir dire : « On és el bany ràpidament ? » ce qui veut dire « où sont les toilettes, vite…? ».

En effet, comme son disciple Anglais, Heston Blumenthal, surnommé « l’alchimiste du Berkshire » dans son restaurant « The Fat Duck« , les cas d’intoxication, de vomissements et diarrhées ont émaillé la vie de leur laboratoire culinaire.

Mona sur sa chaise percée

Un mythe s’écroule… Vous ne croyez pas : lisez le témoignage d’un aficionado (dont la femme fut malade[2]) et visionnez l’interview de Jorg Zipprick. Edifiant, non ?

Franck Dubourdieu[1], célèbre pour ses connaissances en vins de Bordeaux, publie régulièrement une lettre qui fait autorité. Ce mois-ci, après avoir balayé le millésime 2010, il s’intéresse aux « molécules en cuisine ». Je vous en recommande chaudement la lecture. Cà fait froid dans le dos et çà retourne le jabot.

Dans un article de ce blog, j’avais attiré votre attention sur les problèmes liés à l’emploi à tout bout de champ des additifs alimentaires dans notre malbouffe quotidienne. Dans un caddie moyen, il y a une véritable usine chimique qui finira dans votre assiette sans que vous y prêtiez attention.

Certes, les quantités de ces additifs sont contrôlées par nos autorités européennes, mais manger trop souvent des plats fortement assaisonnés aux colorants, conservateurs, agents de textures et autres saloperies, doit surement avoir des conséquences sur la santé.

Et je vous passe le fait que de plus en plus de restaurants n’ont plus de chef et se contentent de réchauffer des sachets de bouffe livrés par des camions aux couleurs des multinationales. En réalisant des marges supérieures aux restos traditionnels, ils nous détruisent à petit feu. O temps aux rats, o mauresque !

Ma petite Mona, vous savez que je tiens trop à vous pour vous empoissonner. Aussi, je vous propose un vin naturel : Domaine Laurent Combier 2009. Ce Crozes-Hermitage blanc se boit sur sa jeunesse pour vous offrir un pur plaisir.


[1] œnologue-conseil et auteur notamment de « les grands vins de Bordeaux de 1899 à nos jours » et du « petit vocabulaire du vin de Bordeaux« 

[2]  » La soirée fut malheureusement assombrie par un événement fâcheux. Lorsque nous goûtions un délicieux maquereau, ma femme me fit part d’un goût fort désagréable que je ne sentais pas. Peu de temps après, prise de malaise, elle prit l’air, ne finissant pas son repas. Sa nuit fut commandée par une forte intoxication alimentaire avec vomissements. Au-delà de cet incident, je fus surpris, quand tout l’hôtel sut le lendemain matin que la dame du 115 était malade, car l’on me dit : « vous étiez à El  Bulli, ça ne nous étonne pas, car c’est assez fréquent ». Je préfère imaginer que ceci n’a pas été dit. Le malaise de ma femme se prolongea la nuit suivante, ce qui est fort long. Mon étonnement se fit plus fort lorsque la masseuse de l’hôtel me dit : « il m’arrive souvent de masser des gens qui sont allés à El Bulli et qui ont vomi la nuit ». »

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
, , , , , ,

Dur-lex, sed lex (ico)

Boire ou conduire, il faut choisir. De là, à penser à des conséquences aussi définitives, non !!! Je sais bien que l’on ne doit pas mettre en danger la vie aux truies, mais de là, à nous priver de donner « le vie », c’est un peu fort.

Perdre son vit pour ne pas perdre la vie est un choix trop cruel….
Moi la prochaine fois, qu’un poulet me demandera si j’ai mon permis sur moi, je luis dirai que non…  J’ai pas envie qu’il me le retire ; pire, qu’il me l’arrache.


Ma chère Mona, je me pose une question : quand la maréchaussée arrête une femme, qu’est ce qu’il lui enlève ?

Bon en attendant, on ne conduit pas. Donc on peut s’en jeter un. Que diriez-vous d’une petite douceur dans ce monde de brutes ? Rien ne peut remplacer Alvear Solera 1927. Ce vin est une pure merveille en permanence dans mon frigo. Et çà me conduit direct au paradis !

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
,

La France de la gastronomie vous salue

Cocorico, cocorico ! Les médias en ont eu plein la bouche : le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco vient d’inscrire sur sa liste « le repas gastronomique des Français« . Comme toujours dans ce pays de cocagne, on a retenu que cela. Nos chefs, nos hommes politiques y sont allés de leur couplet. La place de la France gastronomique est jetée en lumière aux yeux du monde entier.

C’est vrai, mais attention : lors de cette même cession, pas moins de 47 éléments du patrimoine mondial ont été retenus. Vous avez entendu parler de l’art dramatique rituel du Ta‘zīye d’Iran, du pain d’épices en Croatie, du Khöömei en Mongolie, du carnaval d’Alost en Belgique, de la danse Chhau en Inde, etc…

Et plus fort saviez vous que les sages de l’Unesco ont reconnu ce même jour le « compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier » et la « dentelle au point d’Alençon » en France. Et çà, on a été beaucoup plus discrets sur ces sujets. cocorico !

Il faut dire que la table en France, c’est sacré. Sacré ; oui enfin, bon ! Mais je ne veux pas gâcher la fête. Nous en reparlerons plus tard.

Je souligne simplement que, si en France, nous passons sous silence Alençon et nos Compagnons, peut-être que dans les autres pays, on se contrefout du repas à la Française. Va savoir ! Cocorico !

Mona pétit à tous

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
, , , ,

Mona reine des prémisses ?

Hier, je parlais avec Lépicurien. Mais j’ai senti rapidement que le grand homme était gêné par mon propos. J’étais en train de lui décrire par le menu, ma soirée au lit. Je luis disais que j’avais pris un grand plaisir avec les prémisses, en un mot que j’avais pris mon pied… Il me rétorqua sèchement que ma vie intime ne l’intéressait pas… et il sortit aussitôt de mon bureau.

J’étais effondrée. Lépicurien, cet homme qui est un peu la lumière de ma vie, ce génie qui m’a tout appris du vin et de la table, il me montrait ses limites. Lui… confondre prémisses et prémices…. Ah, non, pas çà…

Or, les prémisses sont les deux propositions d’un raisonnement, d’un syllogisme qui aboutissent à une conclusion. Vous ne me suivez pas… bon prenons un exemple :

Un cheval bon marché est rare.
Or tout ce qui est rare est cher.
Donc un cheval bon marché est cher.

Les deux premières lignes sont les prémisses. Et moi, j’aime bien écrire des syllogismes dans mon lit. Bon, tant pis… je vais aller voir Lépicurien et lui donner un cours de prémisses en lui mettant les points sur les i.

Mona pas certaine d’être « trop polie »…

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
,

La présidente de l’Argentine, Cristina Kirchner a proclamé, ce mercredi 24 novembre, le vin comme « boisson nationale ».

Dans son discours, elle souligne que ce décret aura pour but d’améliorer l’image du vin tant au niveau national qu’international. Elle ajoute : « La viniculture n’est pas seulement une activité économique, elle est aussi liée à l’identité et la culture du peuple argentin. »

Contrairement à l’Europe, la consommation croit régulièrement pour atteindre annuellement 30 l/habitant. L’Argentine est le cinquième producteur mondial et ses cépages emblématiques sont le Malbec, pour les rouges et le Torrontes pour les blancs.

Incroyable et répréhensible en France : sur les emballages et étiquettes de vins argentins, on invite les jeunes à découvrir le vin… (Ils sont fous ces Argentins ! ndlr)

Après l’Espagne, l’Argentine sera ce le tour de la France, premier producteur du monde ? Et non, perdu : ici, le vin est diabolisé, combattu.

Il faut dire que notre Président Français ne boit pas de vin et que son prédécesseur buvait plutôt de la bière… Autant dire que le concept de « vin = boisson nationale » n’est pas prêt de sortir à Paris !

Bon, Mona, on va goûter une boisson nationale argentine : Cheval des Andes 2002. Ce grand vin est un assemblage de Malbec, Cabernet Sauvignon, Petit Verdot. Ah j’oubliais … : cette propriété est vinifiée par Pierre Lurton (Cheval Blanc et Yquem) et Nicolas Audebert. En allant sur le site de ce domaine, vous indiquerez « France » comme pays d’origine et vous verrez où la bêtise anti-vin nous mène.

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
, , , , , , , ,

Ce 25 novembre, c’est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Saviez vous, qu’en France, une femme meure tous les deux jours des suites des violences de son conjoint ou de son compagnon. Mona en a les bras qui tombent…


Vous avez aimé cet article? Partagez-le :

Je dois vous avouer que je n’aime pas le 3ème jeudi de Novembre. C’est comme chaque année, le retour du Beaujolais Nouveau. Certes, ce produit permet de se retrouver autour d’un « pot » entre copines et copains. Mais cette boisson ne donne tellement pas de plaisir que je préfère organiser des dégustations de vrais vins. Et cette année, comme un pied de nez, j’ai choisi les Crus du Beaujolais. En effet, je vous rappelle que cette belle région ne produit pas uniquement pour ce jour. Et des vignerons bourrés de talent nous proposent de grands vins de Morgon, Moulin à Vent, Fleurie… Et le millésime 2009 est particulièrement réussi. Dès à présent, il donne du plaisir ; mais il saura rester en cave pendant plusieurs années.

Alors venez donc partager avec Mona, le Chénas 2009 d’Hubert Lapierre.  C’est un vin rond, fruité, apte au vieillissement. Le jour du Beaujolais Nouveau, soyez snob, buvez du vrai « vin » du Beaujolais.


Vous avez aimé cet article? Partagez-le :
, ,

Ce soir, s’ouvrira le sommet du G 20. Peut-on en attendre quelque chose ?

Vous avez aimé cet article? Partagez-le :