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	<title>Journal d&#039;un Epicurien et de sa Mona &#187; Histoire</title>
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	<description>Gastronomie et vin</description>
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		<title>CAC et les bourses</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 04:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Angélique de Froissy]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous vous rappelez que nous vous avons fait rencontrer la Champmeslé il y a quelques jours. Cette actrice, égérie de Jean Racine, peut-être…, sa maîtresse, sans aucun doute, connut un succès fou aussi bien pour son interprétation sur scène que pour son interprétation du Kâma-Sûtra sur sommier en tous genres. En effet, la coquine ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Vous vous rappelez que nous vous avons fait rencontrer la Champmeslé il y a <a href="http://www.journalepicurien.com/2012/01/26/10050/?preview=true" target="_blank">quelques jours</a>. Cette actrice, égérie de Jean Racine, peut-être…, sa maîtresse, sans aucun doute, connut un succès fou aussi bien pour son interprétation sur scène que pour son interprétation du Kâma-Sûtra sur sommier en tous genres. En effet, la coquine ne se contenta de prendre racine auprès du dramaturge mais usa tant d’hommes que son agenda aurait facilement rempli le Robert des noms propres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Vous avez aimé la Champmeslé ? Vous adorerez Lolotte. Quèsaco Lolotte, me direz-vous ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-theatre.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10103" title="mona-theatre" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-theatre.jpg" alt="" width="635" height="834" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Hé bien, mes enfants, c’est la nièce de La Champmeslé qui monta sur scène au lendemain de ses seize printemps. Il faut dire que la petite était fille de comédiens et qu’elle fut envoyée chez sa tata pour apprendre l’art de jouer au théâtre. Vite adulée par le public, elle remplaça sa tantine comme sociétaire de la Comédie Française et reprit avec succès  le même répertoire.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Et en plus, la petite avait une frimousse à faire fondre un esquimau au milieu de la banquise et elle avait tout ce qu’il faut là où il faut. Et, est-ce l’éducation de la tante, toujours est-t-il que Christine-Antoinette-Charlotte Desmares (C.A.C) dite la Desmares (respirez, c’est fini) savait s’en servir pour avoir le tout Paris à ses pieds (si j’ose dire). Dotée d’une grande beauté et sachant enlever sa cu-lolotte en moins de temps qu’un pet ne glisse sur une toile cirée, elle partagea la couche de Princes de sang et de plus de cent galants élégants (de toilette ?). Après avoir fait grimper aux rideaux <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_de_France_(1661-1711)" target="_blank">Louis de France</a><a title="" href="file:///F:/Christine%20Charlotte%20Desmares.docx#_ftn1"><span style="color: #800000;">[<span style="font-size: small; color: #0000ff;">1</span>]</span></a>, elle se glissa dans le plumard à baldaquin de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_d%27Orl%C3%A9ans_(1674-1723)" target="_blank">Philippe d’Orléans</a><a title="" href="file:///F:/Christine%20Charlotte%20Desmares.docx#_ftn2"><span style="color: #800000;">[<span style="font-size: small; color: #0000ff;">2</span>]</span></a>. Celui qui deviendra le Régent à la mort de Louis XIV, était connu pour sa vie dissolue. Sous son «règne», le Palais Royal deviendra un lupanar de première bourre (si j’ose dire) et ses soupers fins qui se finissaient le plus souvent en orgies dignes des pires bacchanales, ont laissé plus de traces (si j’ose dire) que son action politique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">En 1702, à force de laisser tremper un biscuit dans sa tasse, Christine-Antoinette-Charlotte (fermez la porte après la dernière) s’aperçut qu’elle avait un polichinelle dans le tiroir. Quelques mois plus tard, elle accoucha d’une petite Angélique de Froissy qui épousera Henri François, comte de Ségur. Un de ses arrières petits-enfants se mariera avec <a href="http://www.musee-comtessedesegur.com/poeuvre.htm" target="_blank">Sophie Rostopchine</a>, la fameuse comtesse de Ségur (un vrai roman à l’eau de roses, je vous dis).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Quand à Lolotte, elle quitta le théâtre, dans sa quarantième année et partagea la couche d’un richissime banquier suisse. Ce dernier, domicilié à Paris, acheta une «<a href="http://www.lafoliedix-huitieme.eu/architecture/topic2671.html" target="_blank">folie</a>» à Chatillon pour sa belle. Son Suisse ayant fait de mauvaises affaires fut mis en faillite. Expulsée de sa <a href="http://agriculture.gouv.fr/histoire/8_hotel_villeroy/index_hotel_villeroy.htm" target="_blank">résidence parisienne</a>, C.A.C resta néanmoins fidèlement à ses cotés et finit sa vie ruinée à l’âge de 71 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Mona pas de folie ni à <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2tillon_(Hauts-de-Seine)" target="_blank">Chatillon</a> ni ailleurs, dommage !</span></p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="file:///F:/Christine%20Charlotte%20Desmares.docx#_ftnref1">[1]</a> Fils aîné de Louis XIV, Grand Dauphin</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="file:///F:/Christine%20Charlotte%20Desmares.docx#_ftnref2">[2]</a> Neveu de Louis XIV</span></p>
</div>
</div>
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		<title>L&#8217;avaleur des mets</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 04:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Baron Brisse]]></category>
		<category><![CDATA[charles monselet]]></category>
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		<description><![CDATA[Le baron Léon Brisse (1813-1876) est un gastronome célèbre sous le Second Empire. Il avait commencé une carrière au sein de l’office des Eaux et Forêts. Il quitta sa Provence natale pour monter à Paris et devint journaliste. C&#8217;est lui qui eut l’idée d&#8217;une rubrique gastronomique dans le journal auquel il collaborait, «La Liberté». Chaque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/brisse.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10008" title="brisse" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/brisse.jpg" alt="" width="635" height="902" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le baron Léon Brisse (1813-1876) est un gastronome célèbre sous le Second Empire. Il avait commencé une carrière au sein de l’office des Eaux et Forêts. Il quitta sa Provence natale pour monter à Paris et devint journaliste. C&#8217;est lui qui eut l’idée d&#8217;une rubrique gastronomique dans le journal auquel il collaborait, «La Liberté». Chaque jour, il faisait paraître un menu, et cela aboutit tout naturellement à un livre «<em>Les trois cent soixante-cinq menus du baron Brisse</em>», publié en 1867.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Gourmand devant l’Eternel, il était si<em> </em>gros qu&#8217;il devait payer double place dans les diligences et son embonpoint était encore accru des victuailles diverses qu&#8217;il fourrait dans ses poches. «Son chapeau lui servait même à l&#8217;occasion de garde-manger.». A son corps défendant, il faut dire qu’il avait épousé une maîtresse-queux : la cuisinière de Rossini…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Il fut, avec <a href="http://www.journalepicurien.com/2009/09/16/alexandre-grimod-reyniere/" target="_blank">Grimod de la Reynière</a>, <a href="http://www.journalepicurien.com/2011/07/22/faut-pas-peter-plus-haut-que-son-cru/" target="_blank">Monselet</a> et <a href="http://www.vex.ch/Vex/FHomePageVex.aspx?tokenPage=7lVVfNXhrgU6Jx0yHoUmXZ5UgoD2LmXlIYMbr9IgldQ%2529%2529" target="_blank">Joseph Favre</a>, un des premiers journalistes gastronomiques et participa largement à la diffusion de recettes notamment avec un livre de «<a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110689f/f5.image.langFR" target="_blank">Cuisine à l’usage des ménages bourgeois et des petits ménages</a>» sorti en 1868.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">On lui a souvent reproché de ne pas savoir cuisiner, et ses recettes sont parfois fantaisistes, voire irréalisables, comme la macreuse<a title="" href="file:///F:/Baron%20Brisse.doc#_ftn1">[<span style="font-size: small;">1</span>]</a> au chocolat. Je vous laisse juge en reprenant la recette telle qu’il l’a publiée :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Macreuse au chocolat</span><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"> : après avoir vidé la macreuse, la laver dans de l’eau de vie et la faire revenir sur la braise ; la cuire ensuite dans un vase de terre avec addition de vin blanc, sel, poivre, laurier et fines herbes. On a du chocolat préparé à la manière ordinaire ; on le verse sur la macreuse, et on sert.</span></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">A la fin de sa vie, il prit pension à <a href="http://www.fontenay-aux-roses.fr/decouvrir-la-ville/carte-didentite-de-la-ville/" target="_blank">Fontenay-aux-Roses</a>, chez l&#8217;aubergiste Gigout, et c’est là qu’il mourut, juste avant de se mettre à table le 13 juin 1876<em>, </em>ce qui ne coupa nullement l&#8217;appétit aux autres convives, dont Monselet qui, après un moment d’émoi, eut l’horrible sang-froid de déclarer :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><em>« Passons à table tout de même, il n&#8217;a jamais aimé les fricots<a title="" href="file:///F:/Baron%20Brisse.doc#_ftn2">[</a></em><span style="font-size: small;"><a title="" href="file:///F:/Baron%20Brisse.doc#_ftn2">2</a></span><em><a title="" href="file:///F:/Baron%20Brisse.doc#_ftn2">]</a>trop cuits. »</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Chaque année, à la date anniversaire de sa mort, ses amis faisaient, toujours chez Gigout, un dîner en dressant le couvert du baron Brisse. Son nom est attaché à un certain nombre de recettes qui elles peuvent être cuisinées…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mona, je pense que Léon aurait aimé nous voir déguster un joli flacon. Soyons fous, je vous verse une <a href="http://www.vin-malin.fr/rhone/vallee-du-rhone-nord/appellations/vin-de-pays-des-collines-rhodaniennes.htm" target="_blank">Grande Grue Glacée</a> 2009 de François Villard. Ce merlot a des arômes confiturés, une belle harmonie en bouche.</span></p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align: justify;">
<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;"><a title="" href="file:///F:/Baron%20Brisse.doc#_ftnref1">[1]</a> Espèce de canard plongeur marin</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;"><a title="" href="file:///F:/Baron%20Brisse.doc#_ftnref2">[2]</a> Terme populaire pour désigner un ragoût</span></p>
</div>
</div>
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		<title>Elle me prend pour un Hoche, hé !</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 04:11:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[9 Thermidor]]></category>
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		<description><![CDATA[Marie-Rose, durant la Révolution, fut enfermée à la prison de Carmes en 1794. Là, elle y croisa un certain général Lazare Hoche. Encore auréolé de gloire suite à ses victoires dans l’est de la France, il avait été emprisonné comme traître. Sous la terreur, époque fort troublée, une simple dénonciation vous conduisait en prison ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/prison-carmes.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10072" style="border-image: initial; border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" title="prison-carmes" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/prison-carmes.jpg" alt="" width="635" height="827" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Marie-Rose, durant la Révolution, fut enfermée à la prison de Carmes en 1794. Là, elle y croisa un certain général <a href="http://napoleonbonaparte.wordpress.com/2007/12/04/general-louis-lazare-hoche-1768-1797/" target="_blank">Lazare Hoche</a>. Encore auréolé de gloire suite à ses victoires dans l’est de la France, il avait été emprisonné comme traître. Sous la terreur, époque fort troublée, une simple dénonciation vous conduisait en prison ou pire à la guillotine. Bel homme, il ne laissa pas Marie-Rose indifférente. Elle devint sa maîtresse. Après le <a href="http://durru.chez.com/babeuf/9thermidor.htm" target="_blank">9 Thermidor</a>, ils furent libérés. Marie- Rose demanda à son amant de divorcer et de l’épouser.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le beau général refusa en disant :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">-<em>On peut bien faire passer un moment une catin pour sa maîtresse, mais non la prendre pour femme.</em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Dans ses mémoires, Barras parle de cette liaison en soulignant que la belle ne se contentait pas du général mais couchait ave son aide de camp et d’autres en passant…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Marie-Rose ne put tenir rigueur au général de sa franchise car il mourut en 1797.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le 9 mars 1796, Marie-Rose épousa un petit général corse qui lui fit changer son prénom. Elle devint Joséphine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Lorsqu’elle était enfant, une voyante lui avait prédit «<em>qu’elle aurait une grande fortune et qu’elle serait souveraine</em>».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais à cette époque, Napoléon était encore pauvre et quant à elle, elle ne vivait qu’à crédit…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mona pas encore changé de prénom (soupirs !! &#8230;)</span></p>
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		<title>La Champmeslé regardait fixement les scènes</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 04:35:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
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		<category><![CDATA[comedie-francaise]]></category>
		<category><![CDATA[jean racine]]></category>
		<category><![CDATA[Madame de Sévigné]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La Champmeslé  est quelque chose de si extraordinaire qu&#8217;en votre vie vous n&#8217;avez rien vu de pareil ; c&#8217;est  la comédienne que l&#8217;on cherche, et non pas  la comédie. J&#8217;ai vu Ariane pour la Champmeslé seule ; cette comédie est fade, les comédiens sont maudits, mais quand la Champmeslé arrive, on entend un murmure,  tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-racine.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10076" title="mona-racine" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-racine.jpg" alt="" width="635" height="503" /></a></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">&laquo;&nbsp;La Champmeslé  est quelque chose de si extraordinaire qu&#8217;en votre vie vous n&#8217;avez rien vu de pareil ; c&#8217;est  la comédienne que l&#8217;on cherche, et non pas  la comédie. J&#8217;ai vu <a href="http://books.google.fr/books?id=deEFAAAAQAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;hl=fr#v=onepage&amp;q&amp;f=false" target="_blank">Ariane</a> pour la Champmeslé seule ; cette <a href="http://www.espacefrancais.com/corneille_thomas.html" target="_blank">comédie</a> est fade, les comédiens sont maudits, mais quand la Champmeslé arrive, on entend un murmure,  tout le monde est ravi, et l&#8217;on pleure de son désespoir.&nbsp;&raquo;</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">C’est Madame de Sévigné, la célèbre épistolière qui écrit cet éloge à sa fille en avril 1671. Qui est cette <a href="http://www.musees-haute-normandie.fr/objet.php3?lang=fr&amp;idrub=106&amp;id_article=2371" target="_blank">Champmeslé </a>?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Actrice née en 1644 à Rouen, Marie Desmares épousa un comédien, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Champmesl%C3%A9" target="_blank">Charles Chevillet</a> connu à la scène sous le sobriquet de Champmeslé. Bien que l’ayant largement trompé avec le tout Paris et même le tout français…, elle resta connue sous ce nom. Madame de Sévigné, dont le fils en fera un temps sa maîtresse, la décrit comme une femme ayant :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">«plus de grâce que de régularité, quoique sa taille fût avantageuse, et qu&#8217;elle eut de la dignité dans son maintien. Ses yeux n&#8217;étaient pas assez grands, et leur rondeur nuisait quelquefois à l&#8217;expression de sa figure. Sa peau était très brune ; sa voix était enchanteresse autant par sa douceur que par les sons touchants qu&#8217;elle en tirait quoiqu&#8217;elle fût forte et harmonieuse ; ce qui a fait dire à l&#8217;auteur des <a href="http://books.google.fr/books?id=rRUtAAAAMAAJ&amp;pg=PA1&amp;dq=anecdotes+dramatiques&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ei=pT8UT-2sILPa4QTrgsD-Aw&amp;ved=0CGoQ6AEwCQ#v=onepage&amp;q=champmesl%C3%A9&amp;f=false" target="_blank">Anecdotes dramatiques</a> : «Si l’on avait ouvert les portes de la salle, quand Mademoiselle Champmeslé déclamait, sa voix aurait été entendue dans le <a href="http://www.procope.com/" target="_blank">café Procope</a>. Ce café était situé dans la rue des Fossés-Saint Germain, vis-à-vis la <a href="http://www.comedie-francaise.fr/index.php" target="_blank">Comédie Française</a>.»</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais c’est surtout sa liaison avec Jean Racine qui en fit une actrice inoubliable. Le dramaturge écrivit pour elle les rôles de Bérénice, Bajazet, Mithridate, Iphigénie et Phèdre. Excusez du peu !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais la belle ne put se satisfaire d’un seul homme. Ils défilaient dans son lit à un rythme soutenu. Finalement elle quitta Racine pour Le comte de Clermont-Tonnerre, ce qui fit circuler à Paris ces vers :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">À la plus tendre amour elle était destinée,<br />
</span><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Qui prit longtemps racine dans son cœur ;<br />
</span><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais par un insigne malheur<br />
</span><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le tonnerre est venu, qui l’a déraciné.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Elle rejoignit la troupe de Molière jusqu’en 1680 date à laquelle Louis XIV fusionna les troupes des deux grands écrivains pour instituer la Comédie Française. Elle en devint une des premières sociétaires.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mona pas pris racine, tonnerre de Brest !</span></p>
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		<title>Vincent et pas sans vin</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 04:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[bourgogne]]></category>
		<category><![CDATA[Childebert 1er]]></category>
		<category><![CDATA[Dioclétien]]></category>
		<category><![CDATA[Huesca]]></category>
		<category><![CDATA[saint vincent]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, c’était la saint Vincent. Né à Huesca, en Espagne, au IIIe siècle, Vincent est un diacre[1]. En 304, Dioclétien ordonne la persécution des chrétiens. Vincent sera martyrisé. Prudence, poète, cite la fin tragique de Vincent dans un ouvrage. Ce sera le début d’un culte qui se développera en France lorsqu’en 542, Childebert 1er [2] [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Hier, c’était la saint Vincent.</span></p>
<div id="attachment_10093" class="wp-caption aligncenter" style="width: 610px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/vincent-mona.jpg"><img class="size-full wp-image-10093" title="vincent-mona" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/vincent-mona.jpg" alt="" width="600" height="852" /></a><p class="wp-caption-text">Vignerons, nous vous saluons épicuriennement</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Né à <a href="http://www.euroresidentes.com/euroresifr/guides-espagne/guide-d-huesca.htm" target="_blank">Huesca</a>, en Espagne, au IIIe siècle, Vincent est un diacre<a title="" href="#_ftn1">[</a></span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="#_ftn1">1</a></span><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="#_ftn1">]</a>. En 304, <a href="http://empereur-romain.com/diocletien" target="_blank">Dioclétien</a> ordonne la persécution des chrétiens. Vincent sera martyrisé. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prudence_(po%C3%A8te)" target="_blank">Prudence</a>, poète, cite la fin tragique de Vincent dans un ouvrage. Ce sera le début d’un culte qui se développera en France lorsqu’en 542, Childebert 1<sup>er</sup> <a title="" href="#_ftn2">[<span style="font-size: small;">2</span>]</a> ramènera de Saragosse, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tole" target="_blank">l’étole</a> du saint. Il fit bâtir une église au nom de Saint Vincent<a title="" href="#_ftn3">[<span style="font-size: small;">3</span>]</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Mais Vincent est aujourd’hui connu comme le patron des vignerons. Plusieurs hypothèses pour expliquer cela. La plus plausible est que ce prénom inclut «vin».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Il semble que le culte  de Saint Vincent par les viticulteurs ait commencé en Bourgogne avant de s’étendre à une grande partie du vignoble.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Alors que nos vignerons ne sont guère encouragés par nos gouvernants qui ne voient en eux que des producteurs d’alcool, permettez-nous de vous souhaiter une bonne fête.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Et que Saint Vincent vous et nous offre une vendange de qualité !</span></p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="#_ftnref1">[1]</a> Dans l’Eglise catholique, homme ordonné par un évêque et appelé à vivre les trois dimensions de la diaconie : le service de la charité,  le service de la parole et  le service de la liturgie.</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="#_ftnref2">[2]</a> Quatrième fils de Clovis, il fut Roi de Paris de 511 à 558 et roi d&#8217;Orléans de 524 à 558.</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="#_ftnref3">[3]</a> De nos jours, Eglise Saint-Germain-des-Prés.</span></p>
</div>
</div>
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		<title>Anniversaire</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 06:41:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[France, souviens-toi, le 21 janvier 1793, Louis XVI était guillotiné.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">France, souviens-toi, le 21 janvier 1793, Louis XVI était guillotiné.</span></p>
<p><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/louis16-21.01.2012.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10085" title="louis16-21.01.2012" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/louis16-21.01.2012.jpg" alt="" width="635" height="844" /></a></p>
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		<title>Un homme de lard</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jan 2012 04:52:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Gaius]]></category>
		<category><![CDATA[rully]]></category>
		<category><![CDATA[Satyricon]]></category>
		<category><![CDATA[Trimalcion]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent Dureuil]]></category>

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		<description><![CDATA[La lecture du Satyricon nous renseigne sur la vie décadente des Romains. On y partage notamment le festin de Trimalcion. Esclave affranchi par son maître et ayant hérité de sa fortune, il est assez vulgaire. Il mène grand train et aime s&#8217;entourer d&#8217;une cour d&#8217;esclaves affranchis comme lui, qui rit et applaudit à toutes ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-cochon.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9967" title="mona-cochon" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-cochon.jpg" alt="" width="635" height="1017" /></a>La lecture du <a href="http://remacle.org/bloodwolf/roman/petrone/partie2.htm" target="_blank">Satyricon</a> nous renseigne sur la vie décadente des Romains. On y partage notamment le festin de Trimalcion. Esclave affranchi par son maître et ayant hérité de sa fortune, il est assez vulgaire. Il mène grand train et aime s&#8217;entourer d&#8217;une cour d&#8217;esclaves affranchis comme lui, qui rit et applaudit à toutes ses frasques. Ainsi, au cours de ce fameux banquet, après avoir servi moult plats, il demande à Gaius, son cuisinier, de préparer au plus vite un cochon. En quelques minutes, le porc est sur la table :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">La compagnie aussitôt de se récrier sur la diligence du cuisinier ; chacun jurait qu’il aurait fallu plus de temps à un autre pour cuire un poulet ; et ce qui augmentait encore notre surprise, c’est que ce cochon nous paraissait beaucoup plus gros que le sanglier qu’on nous avait servi un peu auparavant. Cependant, Trimalcion l’examinant avec une attention toujours croissante :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Que vois-je ? dit-il ; ce porc n’est pas vidé ! Non, certes, il ne l’est pas. Courez, et faites-moi venir ici le cuisinier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le pauvre diable s’approche de la table, et, en tremblant, confesse qu’il l’a oublié.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Comment, oublié ! s’écrie Trimalcion en fureur. Ne dirait-on pas, à l’entendre, qu’il a seulement négligé de l’assaisonner de poivre et de cumin ? Allons, drôle, habit bas !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Aussitôt le coupable est dépouillé de ses vêtements et placé entre deux bourreaux. Sa mine triste et piteuse attendrit l’assemblée, et chacun s’empresse d’implorer sa grâce :<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Ce n’est pas, disait-on, la première fois que pareille chose arrive ; veuillez, nous vous en prions, lui pardonner pour aujourd’hui ; mais, si jamais il y retombe, personne de nous n’intercédera en sa faveur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Trimalcion se dérida tout à coup :<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Eh bien ! lui dit-il en riant, puisque tu as si peu de mémoire, vide à l’instant ce porc devant nous.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le cuisinier remet sa tunique, se saisit d’un couteau, et, d’une main tremblante, ouvre en plusieurs endroits le ventre de l’animal. Soudain, entraînés par leur propre poids, des monceaux de boudins et de saucisses se font jour à travers ces ouvertures qu’ils élargissent en sortant.<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">À la vue de ce prodige inattendu, tous les esclaves d’applaudir et de s’écrier : Vive Gaius ! Le cuisinier eut l’honneur de boire en notre présence ; de plus, il reçut une couronne d’argent.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Bon Mona, çà donne faim et soif. J&#8217;ai choisi un vin de <a href="http://www.rully-bourgogne.com/spip.php?article1" target="_blank">Rully</a>. <a href="http://www.dureuiljanthial-vins.com/fr/" target="_blank">Cécile et Vincent Dureuil</a> ont réussi un grand vin avec ce 1<sup>er</sup> cru 2009. Un fruit magnifique et une trame d&#8217;une finesse à rendre jaloux une fille lors d&#8217;un défilé de mode…</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Un pas trop de fromages</title>
		<link>http://www.journalepicurien.com/2012/01/05/un-pas-trop-de-fromages/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 04:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dégustation]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Brie]]></category>
		<category><![CDATA[Brillat-Savarin]]></category>
		<category><![CDATA[cidre]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Bordelet]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Sue]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Laisnez]]></category>
		<category><![CDATA[Sydre]]></category>

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		<description><![CDATA[Le célèbre gastronome Jean Anthelme Brillat-Savarin avait rendu un hommage appuyé aux fromages en 1825, dans sa Physiologie du goût. Il déclarait : «Un repas sans fromage, c’est comme une belle à qui il manque un œil.» Eugène Sue, dans sa série des Sept Péchés Capitaux, consacre un volume à la Gourmandise. On peut y trouver [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-fromagere.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9957" title="mona-fromagere" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-fromagere.jpg" alt="" width="635" height="860" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le célèbre gastronome Jean Anthelme Brillat-Savarin avait rendu un hommage appuyé aux fromages en 1825, dans sa Physiologie du goût. Il déclarait :</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">«<em>Un repas sans fromage, c’est comme une belle à qui il manque un œil.</em>»</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Eugène Sue, dans sa série des Sept Péchés Capitaux, consacre un volume à la Gourmandise. On peut y trouver le superbe <a href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5668189p/f3.vocal.r=com%C3%A8te.langFR" target="_blank">repas</a> du chanoine Dom Diego. J’ai retenu ce passage sur le fromage :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Fromage de Brie de la ferme d’Estouville, près Meaux. Cette maison a eu, pendant quarante ans, l’honneur de servir la bouche de Monsieur le Prince de Talleyrand, qui proclamait le fromage de Brie le roi des fromages (seule royauté à laquelle ce grand diplomate soit resté fidèle jusqu’à sa mort). Boire un verre ou deux de Porto tiré d’une barrique retrouvée sous les décombres du grand tremblement de terre de Lisbonne. Bénir la providence de ce miraculeux sauvetage et vider pieusement son verre.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et pour la bonne bouche, permettez-moi de rendre hommage à un poète oublié. Fort attaché à sa Normandie natale, <a href="http://www.wikimanche.fr/Georges_Laisney_(1883)" target="_blank">Georges Laisnez</a> nous laisse ce poème<a title="" href="file:///F:/hommage%20fromages.docx#_edn1">[<span style="font-size: small;">1</span>]</a> en 1933 :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Ballade (si j’ose dire)</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Des bons fromages de chez nous</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><a href="http://www.guydarol.fr/archive/2006/05/26/charles-monselet.html" target="_blank"> Monselet</a> — ah ! le friand bec</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et combien j’aime son langage ! —</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">N’eût pas donné même un kopeck</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Du plus fin repas sans fromage…</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Au fromage, je rends hommage,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais je prétends que, pour mon goût,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Il n’est — Ils règnent sans partage —</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Bons fromages que de chez nous !</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Arrosé d’un «beire<a title="" href="file:///F:/hommage%20fromages.docx#_edn2">[<span style="font-size: small;">2</span>]</a>» un peu sec,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le Camembert séduit le sage,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais la <a href="http://catholique-coutances.cef.fr/communautes/bricquebec/" target="_blank">Trappe de Bricquebec</a>,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">L’ Isigny ont tous les suffrages,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et toi qu’on salue au passage,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Livarot odorant et roux !</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais peut-on voir, où qu’on voyage,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Bons fromages que de chez nous ?</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Fromages turcs, auvergnats, grecs</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Hollandais, au joufflu visage,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><a href="http://www.taste-camembert.com/fromages-de-normandie/fromage-neufchatel.php" target="_blank">Bondon</a>, <a href="http://www.taste-camembert.com/fromages-de-normandie/fromage-carre-de-bray.php" target="_blank">Pommel</a> vous font échec,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le Petit Cœur vous porte ombrage !</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><a href="http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1991662.html" target="_blank">Bondart</a>, Pont-l’Evêque (j’enrage</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">De ne pouvoir les nommer tous)</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Il n’est, clamons-le sans ambages,</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Bons fromages que de chez nous !</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">                      ENVOI</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Prince, en dirai-je davantage ?</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Jure ici – mais jure à genoux —</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Qu’on ne voit (gloire à nos herbages !)</span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Bons fromages que de chez nous !</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Ma chère Mona, je suis heureux de voir que ce bon Georges a choisi un cidre pour honorer son camembert. L’accord est tellement évident que l’on se demande comment nos contemporains s’escriment à faire mourir leurs meilleures bouteilles en compagnie de cette pâte fleurie. Allez Mona, sortez donc deux verres, j’ai déjà ôté le muselet de ce Sydre exceptionnel produit par <a href="http://www.ericbordelet.com/" target="_blank">Eric Bordelet</a>. Une telle perfection que les pommes rêvent toutes de finir comme çà !</span></p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;"><a title="" href="file:///F:/hommage%20fromages.docx#_ednref1">[1]</a> <em>Poèmes couleur de temps perdu<br />
</em><a title="" href="file:///F:/hommage%20fromages.docx#_ednref2">[2]</a> Mot de langue normande désignant le cidre</span></p>
</div>
</div>
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		<title>Vous avez fini de vous A. Musset ?</title>
		<link>http://www.journalepicurien.com/2011/12/20/vous-avez-fini-de-vous-a-musset/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 04:24:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[alfred de musset]]></category>
		<category><![CDATA[Alfred Tattet]]></category>
		<category><![CDATA[Camille Pleyel]]></category>
		<category><![CDATA[causse marines]]></category>
		<category><![CDATA[gaillac]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Pleyel]]></category>
		<category><![CDATA[preambulles]]></category>

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		<description><![CDATA[À Alfred Tattet.  Qu&#8217;il est doux d&#8217;être au monde, et quel bien que la vie ! Tu le disais ce soir par un beau jour d&#8217;été. Tu le disais, ami, dans un site enchanté, Sur le plus vert coteau de ta forêt chérie. Nos chevaux, au soleil, foulaient l&#8217;herbe fleurie : Et moi, silencieux, courant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">À Alfred Tattet. </span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Qu&#8217;il est doux d&#8217;être au monde, et quel bien que la vie !</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Tu le disais ce soir par un beau jour d&#8217;été.</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Tu le disais, ami, dans un site enchanté,</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Sur le plus vert coteau de ta forêt chérie.</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Nos chevaux, au soleil, foulaient l&#8217;herbe fleurie :</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et moi, silencieux, courant à ton côté,</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Je laissais au hasard flotter ma rêverie ;</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais dans le fond du cœur je me suis répété :</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Oui, la vie est un bien, la joie est une ivresse ;</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Il est doux d&#8217;en user sans crainte et sans soucis ;</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Il est doux de fêter les dieux de la jeunesse,</span></em></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"> De couronner de fleurs son verre et sa maîtresse,</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">D&#8217;avoir vécu trente ans comme Dieu l&#8217;a permis,</span></em><br />
<em><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et, si jeunes encor, d&#8217;être de vieux amis.</span></em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Alfred de Musset a écrit ce poème en 1838. </span><br />
<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais qui était donc <a href="http://www.musset-immortel.com/Album-Alfred-Tattet.html" target="_blank">Alfred Tattet</a> ? Ce fut sans aucun doute le seul vrai ami du poète au milieu des noctambules, viveurs, noceurs, fêtards, coureurs de jupons qu’il fréquentait. <a href="http://www.bury-rosaire.fr/html/histoirebu.html#bury" target="_blank">Fils</a> d’un agent de change, il brûla la vie par les deux bouts et décéda de la goutte à 46 ans.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Ce Tattet eut de nombreuses maîtresses dont <a href="http://www.musimem.com/moke-pleyel.htm" target="_blank">Marie Pleyel</a>, la femme-virtuose du roi du piano <a href="http://pianospleyel.blog4ever.com/blog/lire-article-172731-630508-camille_pleyel.html" target="_blank">Camille Pleyel</a>. Jaloux comme un pou sur la tête d’un chauve, il soupçonna Marie de le tromper. Qu’elle fasse cocu son mari avec lui, lui semblait naturel mais qu’elle trimbale son berlingot dans le pageot d’un autre, çà non !</span></p>
<div id="attachment_9843" class="wp-caption aligncenter" style="width: 645px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/12/mona-tond.jpg"><img class="size-full wp-image-9843  " title="mona-tond" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/12/mona-tond.jpg" alt="" width="635" height="519" /></a><p class="wp-caption-text">Bien court Madame ?</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Aussi, il décide de se venger. Avec l’aide se son ami Musset, il attire la belle dans une maison isolée à quelques encablures de la capitale. Et là, la Marie fut étendue sur un lit, attachée, bâillonnée et ses robes, jupons, cotillons et crinoline relevées. Elle s’attendait au pire. Ses yeux exorbités (si j’ose dire), ses tentatives de cris étouffés par le bâillon qui emplissait sa bouche (pourtant si habile à tailler les crayons), la pauvrette transpirait comme une Algéroise au sortir d’un hammam. Sentant sa dernière cuirasse s’effondrer : je veux parler de sa culotte dim-ding-dong dont l’élastique cassa comme la soupière de la grand-mère que votre femme vous lance à la figure. Marie fut effrayée en voyant sortir de la poche de son (ex) amant un rasoir tranchant comme celui d&#8217;une  portugaise. Non pas çà : ils ne vont pas me saigner comme une dinde qui mange des marrons glacés </span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">à la veille de Noël. Que nenni ! Mais Marie sentit la lame se promener sur un endroit précis que rigoureusement ma mère m’a défendu de nommer ici. Puis, les deux Alfred sortirent de la cire et en usèrent généreusement de telle sorte que Marie avait l’entrée de la crèche aussi déplumée qu’un poulet cou-nu du Forez.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Or si à notre époque, les femmes se font facilement ratiboiser la foufounette, au milieu du XIX° siècle, ce n’était pas au goût du jour et de la nuit. On imagine Marie, montrant son clavier sans aucune touche noire à Camille qui s’y connaissait un max en instrument. Même en expliquant que l’automne était précoce, que le vent l’avait surprise, elle eut du mal à ce que Camille lui rejoue la partition de son asperge d’édredon sur motte désertique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Sacrés Alfred, ces deux potaches méritent que l’on teste un coup  de mousseux. Et ma petite Mona, que diriez-vous d&#8217;un Préambulles de <a href="http://www.causse-marines.com/" target="_blank">Causse Marines</a>. Ce vin explosif est un régal. Encore chapeau Patrice, un des vignerons rois de Gaillac ! </span></p>
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		<title>Louis sans l&#8217;ouïe</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 04:41:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[caroline murat]]></category>
		<category><![CDATA[Joachim Murat]]></category>
		<category><![CDATA[Louis Ier de Bavière]]></category>
		<category><![CDATA[prince de Metternich]]></category>

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		<description><![CDATA[Louis Ier de Bavière sur la fin de sa vie était pratiquement sourd. Lors d&#8217;un bal à Paris, il croisa Murat qui s&#8217;entretenait avec l&#8217;ambassadeur d&#8217;Autriche, le prince de Metternich. S&#8217;adressant à la femme du prince, Louis lui demanda : - Comment s&#8217;appelle ce Monsieur qui parle avec Monsieur de Metternich ? - Murat, votre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/12/mona-sourd.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9833" title="mona-sourd" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/12/mona-sourd.jpg" alt="" width="635" height="578" /></a><a href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Louis_III_de_Wittelsbach/130436" target="_blank">Louis Ier de Bavière</a> sur la fin de sa vie était pratiquement sourd. Lors d&#8217;un bal à Paris, il croisa Murat qui s&#8217;entretenait avec l&#8217;ambassadeur d&#8217;Autriche, le <a href="http://napoleonbonaparte.wordpress.com/2008/03/18/prince-clement-de-metternich-winneburg-1773-1859/" target="_blank">prince de Metternich</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">S&#8217;adressant à la femme du prince, Louis lui demanda :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Comment s&#8217;appelle ce Monsieur qui parle avec Monsieur de Metternich ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Murat, votre Altesse, répondit Madame Metternich.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Comment dîtes-vous, insista Loulou ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Le prince Murat, Majesté!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">-Comment ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">La princesse pour se faire entendre de son interlocuteur qu&#8217;avait les portugaises complètement ensablées, fut obligée de crier le nom de Murat si puissamment que tout le monde en profita. Immédiatement régna un silence inhabituel en pareil endroit.</span><br />
<span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais le roi de Bavière, n&#8217;ayant pas perçu de différence d&#8217;atmosphère, dit à haute voix :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- Ah Murat ! Ah, oui, je me souviens c&#8217;est le mari de <a href="http://napoleonbonaparte.wordpress.com/2008/01/13/la-famille-de-napoleon-caroline-bonaparte-1782-1839-reine-de-naples/" target="_blank">Caroline</a> dont le prince de Metternich, père de votre mari, était l&#8217;amant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">La boulette… Autant dire que çà jeta un froid si intense que malheur à ceux qui n&#8217;avaient pas mis leur thermolactyl.  Mais, après l&#8217;hiver vient toujours le printemps…</span><br />
<span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">C&#8217;est Murat lui-même qui dégela les invités en disant à Metternich :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">-Il y a prescription, mon cher et en plus, ni vous ni moi n&#8217;y pouvons rien changer. Alors rions-en.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les deux rirent d&#8217;abord doucement puis gagnés par le rire, ils gloussèrent de plus en plus fort ce qui autorisa l&#8217;ensemble de la salle à se taper sur les cuisses et à faire fonctionner ses zygomatiques.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mona rit encore. Elle ne mangera pas ce soir…</span></p>
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