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	<title>Journal d&#039;un Epicurien et de sa Mona &#187; Plaisir du Français</title>
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	<description>Gastronomie et vin</description>
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		<title>Adonis est-ailleurs ?</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 04:32:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[Adonis]]></category>
		<category><![CDATA[anémone]]></category>
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		<category><![CDATA[Baron de Urzande]]></category>
		<category><![CDATA[Perséphone]]></category>
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		<description><![CDATA[Ma Chère Mona, comme à votre habitude, malgré mes nombreuses recommandations, vous prenez  nos lecteurs pour des lecteurs de magazine people.  Certes, je suis moi-même encore sous le charme de cette soirée que nous passâmes dans le cadre de notre dîner d’entreprise. A vous seule, vous étiez le personnel et moi, seul également, je représentais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Ma Chère Mona, comme à votre habitude, malgré mes nombreuses recommandations, vous prenez  nos lecteurs pour des lecteurs de magazine people.  Certes, je suis moi-même encore sous le charme de cette soirée que nous passâmes dans le cadre de notre dîner d’entreprise. A vous seule, vous étiez le personnel et moi, seul également, je représentais la direction… Mais, même ému, nous avons le devoir de donner à nos liseurs la becquée journalière qu’ils attendent avec autant d’impatience qu’un oisillon insatiable espère un ver de terre de ses parents épuisés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">En effet, dans cet <a href="http://www.journalepicurien.com/2012/02/02/pour-bien-diner-il-faut-etre-peu/?preview=true" target="_blank">article</a> dont les lignes enflamment mon cœur, vous avez relevé que j’avais utilisé un de ces mots de la langue française dont l’emploi est aussi rare qu’un  morceau de musique classique dans le lecteur Mp3 d’un jeune coiffé façon Iroquois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais ce mot mérite explication, ma petite Mona, on ne peut juste déverser des sentiments. Nous avons un devoir : divulguer la culture aussi souvent qu’un boulanger enfourne de baguettes nuitamment.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Aussi, pour respecter notre cahier des charges, je reviens sur ce joli mot : &laquo;&nbsp;<em>s’adoniser&nbsp;&raquo;</em>. Avouez  que son emploi est plus joli que de dire :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">-Bon Mona, je pars enfiler un costard et on se rencarde au resto de la Queue de Cochon à 8h45 pétantes.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais, comme les plus instruits d’entre vous l’ont deviné, ce mot trouve son origine dans la mythologie grecque.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/VENUS-ADONIS.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10139" title="VENUS-ADONIS" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/VENUS-ADONIS.jpg" alt="" width="635" height="535" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">En quelques mots, il est difficile de résumer la vie de ce mortel. Aussi pour ceux qui voudraient la totale, cliquez sur ce <a href="http://mythologica.fr/grec/adonis.htm" target="_blank">lien</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Pour les autres, retenez qu’Adonis était un mortel aussi beau qu’un Berliet à la sortie de l’usine. Sa beauté était telle qu’Aphrodite, la déesse de l’amour, elle-même, en tomba amoureuse. Vous dire ! Mais Perséphone, qui avait élevé le petit Adonis en avait fait son amant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Inutile de vous dire que les deux donzelles de l’Olympe se crêpèrent le chignon et demandèrent au big boss, Zeus himself, de décider laquelle des deux garderait le top model dans son pieu. A croire que Zeus était Normand, il offrit Adonis quatre mois à Aphrodite, quatre mois à Perséphone et laissait les quatre derniers mois pour un repos bien mérité après que le petit fut aussi pompé par ces gloutonnes que Pompée à sa sortie d’Egypte.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais, vous savez bien Mesdames, ce que vous êtes capable de faire pour conserver un bel hidalgo qui vous broute magnifiquement votre green fraîchement taillé. Aphrodite, qui en connaissait un rayon en matière d’amour, ne respecta pas le jugement olympien. Perséphone qui  attendait avec impatience le retour de son mignon pour se faire récurer la marmite, fut folle de rage.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Elle se rendit, par un joli matin de mars, chez Arès, le dieu de la guerre, qui fricotait depuis longtemps avec Aphrodite. Il ne prit même pas le temps d’un arès-buffet, et envoya un énorme sanglier qui transforma le mortel en marionnette désarticulée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Inutile de vous dire qu’Aphrodite pleura comme une madeleine qui sait qu’elle va être trempée dans la tasse de Marcel. Une de ses larmes tomba sur une goutte de sang d’Adonis. C’est de là que naquit l’anémone. Snif, snif ! C’est beau, non ? Et c’est pas fini. Figurez-vous que la déesse se piqua sur un rosier. Et pour la première fois les roses prirent la couleur du sang. Quand vous irez chez votre fleuriste pour honorer votre voisine de pajot, ayez une pensée pour ce brave Adonis en achetant vos roses rouges.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Ben, pleurez pas comme çà, ma p’tite Mona. Ce n’est qu’un mythe. Bon pour vous remettre, il faut vous arroser la glotte. Que diriez vous d’un <a href="http://www.abrege.com/lpv/spain05.htm" target="_blank">Rioja</a> Reserva 2005 du Baron de Urzande : petits fruits rouges et poivre pour un vin délicat.</span></p>
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		<title>Pour bien dîner, il faut être peu&#8230;.</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 04:33:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[s'adoniser]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme dans beaucoup d’entreprises, la fin ou le début d’année sont l’occasion de réunir tout ou partie du personnel autour d’une bonne table et de célébrer les résultats de l’année écoulée et de porter des toasts pour la réussite du nouvel exercice. Au Journal, vous pensez bien que nous respectons cette tradition quasi religieusement. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Comme dans beaucoup d’entreprises, la fin ou le début d’année sont l’occasion de réunir tout ou partie du personnel autour d’une bonne table et de célébrer les résultats de l’année écoulée et de porter des toasts pour la réussite du nouvel exercice.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-resto.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-10122" title="mona-resto" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-resto.jpg" alt="" width="635" height="790" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Au Journal, vous pensez bien que nous respectons cette tradition quasi religieusement. Et puis comme nous ne sommes que deux, c’est pour moi l’occasion de manger en tête à tête avec Lépicurien, ce grand homme. Vous pensez bien que je suis énervée comme une puce le jour où se tient ce dîner qui restera, comme chaque année, un souvenir si cher à mon cœur qu’il me fera tenir douze mois.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Si je vous raconte tout çà c’est que cette fois, ce repas avait bien mal commencé pour moi. Figurez-vous qu’au terme d’une journée de travail bien remplie, nous avons regagné nos domiciles pour nous changer. Avant de partir le boss me lâcha ces quelques mots :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">-Bon Mona, je pars m’adoniser et on se retrouve à la Queue de Cochon<span style="color: #0000ff; font-size: small;"><a title="" href="file:///F:/adoniser.docx#_ftn1"><span style="color: #0000ff;">[1]</span></a></span> à 20h45. Ok ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Je restais muette et ne pus que secouer la tête pour acquiescer.  Mais je ne me sentais pas bien. Mon chef si vénéré était-il membre actif d’une secte, pis, pratiquait-il l’acte solitaire ? Et pourquoi avait-il besoin de s’adoniser avant d’aller manger. Que de questions frappèrent à la porte de mon cortex au volant de ma voiture sur la route de la maison… L’autoradio crachait une chanson d’Eddy Mitchell :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Je viens vers toi, tu m’attends dans ta robe blanche<br />
</span><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">L’amour en province ressemble un peu à un dimanche…</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">De chaudes larmes coulent aussi mollement qu’une fuite sur un bidet. Je suis au désespoir. C’est décidé je n’écouterai plus cette <a href="http://www.lyricsmode.com/lyrics/e/eddy_mitchell/sur_la_route_de_memphis.html" target="_blank">chanson</a> «Sur la route de mes fils» que vient d’annoncer l’animateur…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Arrivée chez moi, je fonce sur un dico et cherche sadoniser : il y a rien. De quoi augmenter le trouble qui m’habite ! Je pleure à nouveau aussi fort que les chutes du Niagara. Mais vous me connaissez, çà ne dure pas longtemps avec moi. Je me reprends et fonce sur Google et tape sadoniser en laissant par mégarde un espace entre le <em>s</em> et le<em> a</em>. Et là tout s’éclaire. Je lis :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">S&#8217;adoniser, v. réfl.  : S&#8217;ajuster avec un trop grand soin. Se dit surtout en parlant des hommes.</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">La joie déferle sur mes joues aussi vite qu’une descente en bobsleigh sur une piste olympique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Je jette mon corps de déesse sous une douche et enfile mes plus beaux atours pour rejoindre celui qui illumine quotidiennement ma vie. Ce soir tous les espoirs me sont permis. Mon chef bienaimé s’est adonisé pour moi, rien que pour moi. Youpi !!!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #800000; font-size: medium;">Mona pas envie de vous dire comment çà c’est passé, bande de vieux cochons voyeurs !</span></p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a title="" href="file:///F:/adoniser.docx#_ftnref1">[1]</a> C’est un restaurant et non pas un club échangiste.</span></p>
</div>
</div>
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		<title>Je boa à votre santé !</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Jan 2012 04:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[alphonse allais]]></category>
		<category><![CDATA[Domaine Kurubis]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Donnay]]></category>
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		<description><![CDATA[Maurice Donnay (1859-1945) est un auteur de pièces de boulevard qui remporta un immense succès.  Il fut reçu à l’Académie Française en 1901. Et pourtant à ses débuts, il fut chansonnier et composa avec Alphonse Allais des chansons pleines d’humour qui ravirent le public du célèbre cabaret Le Chat Noir. La plus célèbre fut : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_10037" class="wp-caption aligncenter" style="width: 645px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-serpent.jpg"><img class="size-full wp-image-10037 " style="border-image: initial; border-width: 1px; border-color: black; border-style: solid;" title="mona-serpent" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2012/01/mona-serpent.jpg" alt="" width="635" height="919" /></a><p class="wp-caption-text">Le boa n&#39;est pas toujours triste au fond du corps</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Maurice Donnay (1859-1945) est un auteur de pièces de boulevard qui remporta un immense succès.  Il fut reçu à l’<a href="http://www.academie-francaise.fr/immortels/base/academiciens/fiche.asp?param=504" target="_blank">Académie Française</a> en 1901. Et pourtant à ses débuts, il fut chansonnier et composa avec Alphonse Allais des chansons pleines d’humour qui ravirent le public du célèbre cabaret Le Chat Noir. La plus célèbre fut :</span></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"> Le Serpent et le Cor de Chasse</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Un jour, un grand serpent, trouvant un cor de chasse,<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Pénétra dans le pavillon ;<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et comme il n’avait pas beaucoup de place,<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Dans l’instrument le reptile se tasse.<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mais terrible punition !<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Quand il voulut revoir le grand air et l’espace<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et la vierge forêt au magique décor,<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Il eut beau tenter maint effort,<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Il ne pouvait sortir du cor,<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le pauvre boa constrictor ;<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Et, pâle, il attendit la mort.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Moralité<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Dieu ! Comme le boa est triste au fond du cor !</span></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Dans la vie, il aimait à lancer quelques bons mots :</span></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium; color: #000000;">Il trompait tellement sa maîtresse qu&#8217;on pouvait penser qu&#8217;elle était sa femme légitime.</span></li>
<li><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium; color: #000000;">Il y a tant de femmes qui le lendemain de leur mariage, sont veuves du mari qu&#8217;elles avaient imaginé.</span></li>
<li><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium; color: #000000;">Si les femmes entraient à l&#8217;Académie, le dictionnaire lui-même ne saurait plus placer un mot.</span></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Sacré Maurice, à force de rire, il m’a donné soif. Pas vous ma p’tite Mona ?<br />
</span><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">A la bonne heure, nous allons déguster un vin explosif : Le Muscat du <a href="http://www.kurubis.com/index.php" target="_blank">Domaine Kurubis</a>, &laquo;&nbsp;<a href="http://www.vin-malin.fr/autres/vins-du-monde/pays/tunisie/produit/domaine-kurubis-soltane-muscat-alexandrie.htm" target="_blank">Soltane</a>&nbsp;&raquo; 2008. Un vin tunisien riche, fruité et qui laisse une bouche fraîche. Que du bonheur !</span></p>
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		<title>Les aigris restent</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Nov 2011 04:52:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'Epicurien</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[balzac]]></category>
		<category><![CDATA[colonel chabert]]></category>
		<category><![CDATA[fonsalette]]></category>
		<category><![CDATA[stendhal]]></category>
		<category><![CDATA[yves angelo]]></category>

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		<description><![CDATA[Un scénariste envisage de porter à l’écran un roman de Balzac. Il déjeune avec un producteur pour lui exposer son projet. Dès qu’il prononça le nom de Balzac, le producteur rejeta immédiatement le script d’un geste de la main et d’une moue qui ne laissait aucun espoir à l’auteur. Après quelques instants, devant la mine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9671" class="wp-caption aligncenter" style="width: 645px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/10/mona-balzac-stendhal.jpg"><img class="size-full wp-image-9671" title="mona-balzac-stendhal" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/10/mona-balzac-stendhal.jpg" alt="" width="635" height="348" /></a><p class="wp-caption-text">Stendhal et Balzac se battent devant Mona</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Un scénariste envisage de porter à l’écran un roman de Balzac. Il déjeune avec un producteur pour lui exposer son projet.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span class="Apple-style-span" style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Dès qu’il prononça le nom de Balzac, le producteur rejeta immédiatement le script d’un geste de la main et d’une moue qui ne laissait aucun espoir à l’auteur. Après quelques instants, devant la mine défaite de son commensal, il se crut obligé de s’expliquer :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">- Ce Balzac, il n’a rien écrit d’enthousiasment … à part, peut-être Le Rouge et le Noir !!</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le scénariste lui fit remarquer que c’était doublement faux. Le Colonel Chabert, roman balzacien, porté à l’écran par Yves Angelo avec entre autres Gérard Depardieu, avait remporté un grand succès et avait été nominé six fois aux César. Quant au Rouge et Noir, c’était un roman de Stendhal.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Mais le producteur ajouta pour clore l’entretien :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">-Tiens, vous voyez, le seul roman intéressant de Balzac pour le cinéma n’est même pas de lui !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Mona, buvons donc un coup malgré ce gougeât. Que diriez vous d&#8217; un <a href="http://www.chateaurayas.fr/vinsfonsalette.htm">Fonsalette </a>2006 ? Vinifié par Rayas, ce vin est tout en finesse malgré son degré d&#8217;alcool sudiste. </span></p>
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		<title>L&#8217;agagadémie</title>
		<link>http://www.journalepicurien.com/2011/10/26/lagagademie/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Oct 2011 04:05:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
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		<category><![CDATA[oscar wilde]]></category>

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		<description><![CDATA[Le drame de la vieillesse, ce n&#8217;est pas que l&#8217;on se fait vieux, c&#8217;est qu&#8217;on reste jeune. (Oscar Wilde)  Deux académiciens, âgés comme il se doit dans cette docte assemblée, sortent de l&#8217;Institut au moment où une belle jeune fille passe, jupon au vent. L&#8217;un d&#8217;eux, avec un regard presque lubrique et néanmoins admiratif, dit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/10/mona-académie.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9613" title="mona-académie" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/10/mona-académie.jpg" alt="" width="635" height="470" /></a>Le drame de la vieillesse, ce n&#8217;est pas que l&#8217;on se fait vieux, c&#8217;est qu&#8217;on reste jeune. (Oscar Wilde)</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;"> Deux académiciens, âgés comme il se doit dans cette docte assemblée, sortent de l&#8217;Institut au moment où une belle jeune fille passe, jupon au vent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">L&#8217;un d&#8217;eux, avec un regard presque lubrique et néanmoins admiratif, dit à son collègue :<br />
</span><em><span class="Apple-style-span" style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">-Oh, quelle belle fille ! Je la baiserais bien.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Son collègue, ayant le sens des subtilités de la langue française, lui rétorque :<br />
</span><em><span class="Apple-style-span" style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">-Mon ami, calmez-vous ; vous vouliez sûrement dire : &laquo;&nbsp;volontiers&nbsp;&raquo;.</span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Mona envie de se promener quai de Conti.</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pipe en bouche</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 04:41:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[navires]]></category>
		<category><![CDATA[pipe]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous savez que j&#8217;aime la langue française et trouver l&#8217;origine des expressions. Aujourd&#8217;hui, nous partons sur un bateau à voile sous l&#8217;ancien régime. La vie sur ces grands navires est dure. Le scorbut, la maladie des navigants, fait des ravages sur les grands voiliers et nombre de marins meurent dans de grandes souffrances. Et lorsqu&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_9488" class="wp-caption aligncenter" style="width: 645px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/09/pipe.jpg"><img class="size-full wp-image-9488" title="pipe" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/09/pipe.jpg" alt="" width="635" height="476" /></a><p class="wp-caption-text">Tout ce ci n&#39;est pas une pipe...</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Vous savez que j&#8217;aime la langue française et trouver l&#8217;origine des expressions. Aujourd&#8217;hui, nous partons sur un bateau à voile sous l&#8217;ancien régime. La vie sur ces grands navires est dure. Le scorbut, la maladie des navigants, fait des ravages sur les grands voiliers et nombre de marins meurent dans de grandes souffrances. Et lorsqu&#8217;une blessure s&#8217;infectait, une des seules manières de sauver le malheureux était de l&#8217;amputer d&#8217;un bras, d&#8217;une jambe. Le chirurgien proposait à son patient une rasade d&#8217;alcool, lorsqu&#8217;il y en avait à bord puis, après avoir affuté sa scie, lui conseillait de mettre sa pipe en bouche et de la serrer de toutes ses forces. Puis le médecin taillait dans les chairs. Quand tout se passait bien, le survivant attendait la cicatrisation pour qu&#8217;on lui mette une prothèse, un crochet ou une paire de béquilles. Par contre lorsqu&#8217;il mourait au cours de l&#8217;opération, on entendait la pipe tomber. Le médecin arrêtait sa besogne. Le marin venait de &laquo;&nbsp;casser sa pipe.&nbsp;&raquo;</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/09/mona-pipe.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-9489" title="mona-pipe" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/09/mona-pipe.jpg" alt="" width="635" height="562" /></a>Mona bordage, c&#8217;est vous !</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Appachez vos ceintures</title>
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		<pubDate>Mon, 02 May 2011 05:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[apaches]]></category>
		<category><![CDATA[Belleville]]></category>
		<category><![CDATA[Bénard]]></category>

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		<description><![CDATA[- Où t&#8217;as mis mon bénard ? - Ton quoi ? - Mon bénouze… je t&#8217;dis. - Je ne comprends pas, mon fils. - Tu sais pas ce que c&#8217;est qu&#8217;un bène ? Comme, il ne faut pas mourir idiot, ma mère s&#8217;est renseignée sur cette demande de mon petit frère. Oui, j&#8217;ai un petit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_8440" class="wp-caption aligncenter" style="width: 640px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/04/mona-apache.jpg"><img class="size-full wp-image-8440" title="mona-apache" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/04/mona-apache.jpg" alt="Mariage du chef des Apaches" width="630" height="857" /></a><p class="wp-caption-text">Mariage du chef des Apaches</p></div>
<p><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;">- Où t&#8217;as mis mon bénard ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;">- Ton quoi ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;">- Mon bénouze… je t&#8217;dis.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;">- Je ne comprends pas, mon fils.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;">- Tu sais pas ce que c&#8217;est qu&#8217;un bène ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;">Comme, il ne faut pas mourir idiot, ma mère s&#8217;est renseignée sur cette demande de mon petit frère. Oui, j&#8217;ai un petit frère !<br />
Bien sûr, vous savez qu&#8217;un bénard, c&#8217;est un pantalon. Mais saviez vous que c&#8217;est l&#8217;<a href="http://www.seblog.fr/billets/l-adjectif-eponyme-a-tort-et-a-travers" target="_blank">éponyme </a>d&#8217;un tailleur parisien du début du XX° siècle. Ce monsieur Bénard inventa le pantalon à pattes d&#8217;éléphants. Il fut immédiatement adopté par une bande de voyous du quartier de Belleville qui furent appelés les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apaches_%28Paris%29" target="_blank">Apaches</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;">Mona pache pas son bénard…</span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Tout le monde des Sand !</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 04:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Citations]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[alfred de musset]]></category>
		<category><![CDATA[george sand]]></category>

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		<description><![CDATA[Il fut une époque où les amoureux devaient utiliser des lettres codées pour éviter le quand dira-t-on. Au début de leur liaison, Alfred de Musset et George Sand durent surement se servir de cette technique. En effet, il était très mal vu qu&#8217;une femme soit plus âgée que son amoureux. Or George avait plus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/02/Alfred_George.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-8057" title="Alfred_George" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2011/02/Alfred_George.jpg" alt="" width="630" height="289" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Il fut une époque où les amoureux devaient utiliser des lettres codées pour éviter le quand dira-t-on. Au début de leur liaison, Alfred de Musset et George Sand durent surement se servir de cette technique. En effet, il était très mal vu qu&#8217;une femme soit plus âgée que son amoureux. Or George avait plus de six années de plus qu&#8217;Alfred.</span></span></span></p>
<table border="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr>
<td>
<blockquote><p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><br />
<em>Voici une lettre de George Sand à Alfred de Musset.</em></span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"> Cher ami,</span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Je suis   toute émue de vous dire que j&#8217;ai<br />
bien compris l&#8217;autre jour que vous aviez<br />
toujours une envie folle de me faire<br />
danser. Je garde le souvenir de votre<br />
baiser et je voudrais bien que ce soit<br />
une preuve que je puisse être aimée<br />
par vous. Je suis prête à montrer mon<br />
affection toute désintéressée et sans cal-<br />
cul, et si vous voulez me voir ainsi<br />
vous dévoiler, sans artifice, mon âme<br />
toute nue, daignez me faire visite,<br />
nous causerons et en amis franchement<br />
je vous prouverai que je suis la femme<br />
sincère, capable de vous offrir l&#8217;affection<br />
la plus profonde, comme la plus étroite<br />
amitié, en un mot : la meilleure épouse<br />
dont vous puissiez rêver. Puisque votre<br />
âme est libre, pensez que l&#8217;abandon où je<br />
vis est bien long, bien dur et souvent bien<br />
insupportable. Mon chagrin est trop<br />
gros. Accourez bien vite et venez me le<br />
faire oublier. À vous je veux me sou-<br />
mettre entièrement.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Votre poupée<br />
<em><span style="color: #ff0000; font-size: small;">Lire une ligne sur deux</span></em><br />
</span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><em>La réponse du poète  :</em></span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,<br />
Voulez-vous qu&#8217;un instant je change de visage ?<br />
Vous avez capturé les sentiments d&#8217;un cœur<br />
Que pour vous adorer forma le créateur.<br />
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire<br />
Couche sur le papier ce que je n&#8217;ose dire.<br />
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,<br />
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Alfred de Musset<br />
<em><span style="color: #ff0000; font-size: small;">Ne retenir que le premier de chaque vers</span></em><br />
</span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><br />
Cette insigne faveur que votre cœur réclame<br />
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">George Sand<br />
</span></span></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="color: #ff0000;"><em>Ne  retenir que le premier de chaque vers</em></span></span></span></p></blockquote>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">C&#8217;est beau, c&#8217;est excitant, que dis-je, c&#8217;est érotique à souhait… mais c&#8217;est faux. En effet, ces lettres n&#8217;ont pas été écrites par ces deux génies du Romantisme. Il s&#8217;agit d&#8217;un canular écrit après leur mort.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;"><span style="font-size: medium;">Mona pas déçue. Elle a rêvé.</span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Trop au lit ??</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Dec 2010 04:45:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[prémisses]]></category>
		<category><![CDATA[syllogisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, je parlais avec Lépicurien. Mais j&#8217;ai senti rapidement que le grand homme était gêné par mon propos. J&#8217;étais en train de lui décrire par le menu, ma soirée au lit. Je luis disais que j&#8217;avais pris un grand plaisir avec les prémisses, en un mot que j&#8217;avais pris mon pied… Il me rétorqua sèchement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_7461" class="wp-caption aligncenter" style="width: 640px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2010/11/mona-reine-premisses.jpg"><img class="size-full wp-image-7461" title="mona-reine-premisses" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2010/11/mona-reine-premisses.jpg" alt="" width="630" height="363" /></a><p class="wp-caption-text">Mona reine des prémisses ?</p></div>
<p><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Hier, je parlais avec Lépicurien. Mais j&#8217;ai senti rapidement que le grand homme était gêné par mon propos. J&#8217;étais en train de lui décrire par le menu, ma soirée au lit. Je luis disais que j&#8217;avais pris un grand plaisir avec les prémisses, en un mot que j&#8217;avais pris mon pied… Il me rétorqua sèchement que ma vie intime ne l&#8217;intéressait pas… et il sortit aussitôt de mon bureau.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">J&#8217;étais effondrée. Lépicurien, cet homme qui est un peu la lumière de ma vie, ce génie qui m&#8217;a tout appris du vin et de la table, il me montrait ses limites. Lui… confondre prémisses et prémices…. Ah, non, pas çà…</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Or, les prémisses sont les deux propositions d&#8217;un raisonnement, d&#8217;un syllogisme qui aboutissent à une conclusion. Vous ne me suivez pas… bon prenons un exemple :</span></span></span></p>
<p style="text-align: center;"><em><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Un cheval bon marché est rare.<br />
Or tout ce qui est rare est cher.<br />
Donc un cheval bon marché est cher.</span></span></span></em></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Les deux premières lignes sont les prémisses. Et moi, j&#8217;aime bien écrire des syllogismes dans mon lit. Bon, tant pis… je vais aller voir Lépicurien et lui donner un cours de prémisses en lui mettant les points sur les <em><span style="font-size: x-large;">i</span></em>.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mona pas certaine d&#8217;être &laquo;&nbsp;trop polie&nbsp;&raquo;&#8230;<br />
</span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Porc franc</title>
		<link>http://www.journalepicurien.com/2010/08/25/porc-franc/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 04:21:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mona</dc:creator>
				<category><![CDATA[Plaisir du Français]]></category>
		<category><![CDATA[bacon]]></category>
		<category><![CDATA[Chapitre de Notre-Dame]]></category>
		<category><![CDATA[cochon]]></category>
		<category><![CDATA[porc]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;on parle de bacon, on pense systématiquement aux Anglais qui l&#8217;ajoutent à des œufs pour leur breakfast. La prononciation so british (bécone) s&#8217;est imposée à parti de 1895, date où ce mot arrive en français pour désigner de fines tranches de lard fumé. Et pourtant, ce mot était employé dès le XII° siècle en France [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_6704" class="wp-caption aligncenter" style="width: 639px"><a href="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2010/08/oeufs-bacon.jpg"><img class="size-full wp-image-6704" title="oeufs-bacon" src="http://www.journalepicurien.com/wp-content/uploads/2010/08/oeufs-bacon.jpg" alt="" width="629" height="652" /></a><p class="wp-caption-text">Voila qui donne faim !</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Lorsqu&#8217;on parle de bacon, on pense systématiquement aux Anglais qui l&#8217;ajoutent à des œufs pour leur breakfast. La prononciation so british (bécone) s&#8217;est imposée à parti de 1895, date où ce mot arrive en français pour désigner de fines tranches de lard fumé.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Et pourtant, ce mot était employé dès le XII° siècle en France pour désigner &laquo;&nbsp;la viande de porc&nbsp;&raquo;. Et c&#8217;est en 1330, que le mot a emprunté le Channel dans les valises des Normands.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Nous ne devons pas oublier que, si aujourd&#8217;hui, la langue anglaise envahit notre langue, durant des siècles nombre de mots français ont été repris par les Anglais.</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Dans des chroniques de voyages de l&#8217;époque, des auteurs étrangers soulignent le fait que les Français aiment beaucoup le porc. Et il est vrai qu&#8217;au moyen-âge, se déroulaient des festins où l&#8217;on ne servait que du cochon. Ces repas étaient nommés &laquo;&nbsp;baconiques&nbsp;&raquo;. Ainsi, à Paris, le <a href="http://www.larchant.com/pages/eglise-pelerinage/chapitre-notre-dame.html" target="_blank">Chapitre de Notre-Dame</a> organise dès 1394 une foire aux jambons et au lard mêlant vente de viande et banquet en l&#8217;honneur de Monsieur porc. Cette foire devient très vite un des principaux rendez-vous d&#8217;achat de viande de porc. Au cours du XIX° siècle, la foire passe du <a href="http://paris1900.lartnouveau.com/paris04/notre_dame/parvis_notre_dame.htm" target="_blank">Parvis Notre-Dame</a> au Boulevard Bourbon, puis au Boulevard Lenoir. C&#8217;est le XX° siècle qui la chassera de la capitale vers l&#8217;I<a href="http://www.chatou.fr/chatou/ch060402.asp" target="_blank">le de Chatou</a>. Mais ferraille et <a href="http://www.salons-antiquaires.com/foire_nationale_antiquites_brocante_jambou_chatou_2007.html" target="_blank">antiquités </a>prendront vite le pas sur les charcutiers…</span></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Mona pétit…</span></span></span></p>
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