mae-westMary Jane West dite Mae West (1893-1980) était une actrice américaine sexe-symbole des années 1920 à 1940 à la réputation sulfureuse.

Artiste de théâtre et de music-hall venue tard au cinéma, elle a imposé en quelques films, avant que les codes de pudeur américains eussent raison de ses excès, l’image comique d’une femme au verbe haut, souvent obscène, la démarche chaloupée et le poing sur la hanche. Elle fut scénariste et dialoguiste de presque tous ses films : « Night after Night » (1932), « Lady Lou » (1933), « Go West Young Man » (1936), « Mon petit poussin chéri » (1940).

Durant la seconde guerre mondiale, les aviateurs américains avaient nommé Mae West leurs gilets de sauvetage en hommage à sa généreuse poitrine. De nos jours, dans l’aviation, les gilets  gonflables sont toujours appelés couramment des Mae West.

Quelques répliques de Mae West  ont choqué nombre de ses contemporains :

« Hé, dans ta poche, c’est ton revolver ou t’es juste content de me voir ? »

« Les hommes aiment la profondeur chez les femmes, mais seulement dans leur décolleté. »

En 1934, Dali réalise le Visage de Mae West. Près de quarante ans plus tard, Dali recrée son œuvre en trois dimensions au musée de Figueres (Catalogne). Cette salle Mae West abrite un sofa, une cheminée et deux tableaux qui représentent le visage de l’actrice. Le divan est d’une rare sensualité… (voir vidéo 3D en fin d’article)


En 1967, elle est sur la fameuse pochette du légendaire « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » des Beatles.

Mais je vous invite expressément à découvrir un disque de Mae West sorti en 1966 : « Way Out West ». Une voix sensuelle, des titres de légende. Difficile de croire que la Dame avait 73 ans ! Un petit détour par ce site s’impose pour écouter cette perle.

Mona, si vous voulez que je vous chante « When a man loves a woman », il va falloir envoyer du carburant. Oui, je boirai bien un joli vin d’Empordà de mon ami Diego Soto…. Un  vin Catalan s’impose en mémoire de Dali. Ce vignoble est habité par Dali (voir absolument sa maison à Port Lligat qui fut sa seule vraie demeure). Allez envoyez les verres. Et faîtes couler le jus de la treille.

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« Nous avions terminé notre dîner avec un excellent camembert et, lorsque je fus seul, je restai un moment accoudé à la table, réfléchissant aux problèmes rencontrés par le « super mou » de ce fromage coulant. Je me levai et me rendis dans montres-mollesmon atelier pour donner, selon mon habitude, un dernier coup d’œil à mon travail Le tableau que j’étais en train de peindre représentait un paysage de Port Lligat. Ce paysage devait servir de toile de fond à quelque idée, mais laquelle ? Il me fallait une idée surprenante et je ne la trouvais pas. J’allais éteindre la lumière lorsque je vis littéralement la solution : deux montres molles dont l’une pendait lamentablement à la branche de l’olivier. Malgré ma migraine, je préparai ma palette et me mis à l’oeuvre : Deux heures après, quand Gala revint du cinéma, le tableau, qui devait devenir l’un de mes plus célèbres, était achevé. »
Salvador Dali (1931)

Désormais, nul ne peut l’ignorer: c’est le propre du temps et du camembert que de couler! Mais hélas, avec les faux camemberts qui déshonorent nos assiettes, Dali aurait eu du mal à écrire cela (voir article du 24 mars).

De ce pas, je vais chez mon fromager rendre hommage à Salvador.

Mona fineur, c’est vous…

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