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Avez-vous eu l’occasion de feuilleter le Furetière ? Ce dictionnaire date de 1690 et a été réédité à de nombreuses reprises. Homme d’Eglise et de littérature, il est admis à l’Académie Française. Il se rendit vite compte qu’au rythme où avance le travail des immortels, le Dictionnaire n’est pas près de sortir. De plus ces messieurs ne souhaitent pas y inclure les mots techniques liés à l’industrialisation naissante. C’en est trop.
Antoine Furetière sollicite Louis XIV qui l’autorise à travailler à son dictionnaire.

Quand il publie un premier extrait, les Académiciens sont furieux, tellement furieux qu’ils se réunissent et votent son exclusion de la docte assemblée. A une voix de majorité, l’abbé Furetière perd son «immortalité» en 1685. Le Roi Soleil ne peut rien contre ce vote. Par contre, il interdit que Furetière ne soit remplacé de son vivant.

Evincé, il écrira quelques pamphlets dont Les Couches de l’Académie pour se moquer de ses ex-collègues. C’est deux ans après sa mort que son dictionnaire sera publié et quatre ans avant la sortie du Dictionnaire de l’Académie…

Ma Chère Mona, je souhaite que nous rendions hommage à un grand homme qui a su se lever contre l’ordre établi et produire un travail colossal au service du savoir. Pour ce rien ne vaut un Champagne rosé de Vincent Laval situé sur les 1ers crus de Cumières. Un effervescent gourmand qui mêle bonbon à la fraise et pâtisserie de fruits rouges. Quel plaisir ! 

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C’est dans les années 1820 que les chefs d’orchestre utilisèrent une baguette pour diriger leurs musiciens. Auparavant, soit les formations étaient dirigées par le claveciniste ou le premier violon. Quelquefois, on se servait d’une partition roulée ou d’un bâton.

Jean-Baptiste Lully, surintendant de la musique sous Louis XIV, composa des ballets de Cour et notamment pour les pièces de Molière.

En 1686, le Roi Soleil est opéré d’une fistule. Pour louer la guérison du souverain, Lully compose un Te Deum[1]. Lors d’une répétition, il utilise une canne d’apparat habituelle à la Cour. Colérique, il s’emporte et frappe violemment le sol. Manque de pot, il heurte sa chaussure et se brise un pied. Le coup est si puissant que la plaie est ouverte et saigne. On reconduit le musicien chez lui. Les médecins prescrivent une amputation. Mais Lully est danseur et refuse. La gangrène se propage et il meurt quelques semaines plus tard.

Bon au moins avec une baguette, ce genre d’accident n’arrivera plus. Le seul risque pour un coléreux, c’est de se la mettre dans l’œil…

Ma Chère Mona, vous qui êtes calme comme la Belle au bois dormant, je suis sure que vous n’écouterez plus les œuvres de Jean-Baptiste de la même oreille. En attendant, que diriez-vous de nous humecter avec un rosé de Loire : Ze Bulle, Zéro Pointé est un vin légèrement effervescent qui est très rafraîchissant. Peu alcoolisé, on peut en boire sans crainte de tomber raide sous la cagnasse.


[1] Te Deum laudamus  qui se traduit par : Dieu, nous te louons. Prière datant du Moyen-âge.

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Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1692) est l’auteur des Historiettes. Cet ouvrage est un mélange d’anecdotes, de portraits de ses contemporains. C’est une description souvent féroce de la société sous Henri IV, Louis XIII et Louis XIV. Aussi, ce texte circule plutôt sous le manteau et il faudra attendre le XIX° siècle pour qu’elles soient éditées. Nous avions déjà évoqué Tallemant des Réaux, je vous propose quelques lignes tirées des Historiettes :

  • Un mari ayant trouvé sa femme dans un lieu obscur, la caressa sans rien dire; elle résista, mais enfin il en vint à bout. Elle s’aperçut après que c’était lui: «Hô ! vraiment, dit-elle, si j’eusse su que c’eût été vous, je n’eusse pas fait tant de façons
  • Une femme fort innocente, étant grosse pour la première fois, comme son mari parla de faire un voyage, se mit à pleurer. «Hé! dit-elle, de quoi vivra l’enfant en votre absence ?»
  • Une bonne femme dit à une Reine de France qui allait en pèlerinage à Chartres, pour avoir des enfants: «Vous n’avez qu’à vous en retourner, celui qui les faisait est mort.»
Ma Chère Mona, je vous invite à boire un Bourgogne 2009 d’Hervé Kerlann. Un vin gourmand, digeste. Que du bonheur !
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Les Rois de France entretenaient une Cour fastueuse ; ce qui leur permettait de contrôler les nobles et les puissants. C’est Louis XIV qui  réussit le mieux dans cette entreprise et les courtisans attendaient un sourire, un poste… S’ils ne finisaient pas dans son lit, ils se comportaient souvent comme des maitresses en quête d’affection.
On dit que la France a la République la plus monarchiste… Si vous voulez vous en convaincre, je vous conseille de lire le livre de Raphaëlle Bacqué, sorti en Livre de Poche. Un ouvrage de 190 pages qui raconte la relation entre François Mitterrand et François de Grossouvre. Ce dernier, après l’élection présidentielle de 1981, fut chargé de mission auprès du Président de la République. Son bureau à l’Elysée était tout proche de celui du Président ; il fut logé sous les dorures de la République juste au dessus de l’appartement occupé par la deuxième famille de F. Mitterrand.
Petit à petit écarté du pouvoir, il garda la Présidence du Comité des Chasses Présidentielles.

Mais si du temps de Louis XIV, les anciennes maitresses étaient simplement exilées ou rentraient au couvent, la fin de Grossouvre fut brutale. Un soir d’avril 1994, il se tira une balle dans la tête dans son bureau du palais de l’Elysée.

Ma Chère Mona, je vous nomme responsable de la chasse épicurienne. En un mot, c’est vous qui serez responsable du canard wc. Veillez à ce que cet endroit soit toujours d’une netteté impeccable. Pour arroser votre promotion, je vous prierai d’amener deux verres propres et j’y verse le Château de Braude 2009. Comme les vins réussis de ce grand millésime, ce Haut-Médoc envoute le palais. Royal !

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Dans ce blog, nous avons une tendresse particulière pour les Bourbons et spécialement le grand Loulou dit le Roi Soleil. Ce roi aimait tout et notamment le sang de la vigne et particulièrement les vins de Champagne et de Bourgogne.

Un jour, un vigneron du Mâconnais, Claude Brosse, se rendit à la capitale[1] et après avoir circulé à son aise dans le palais comme tout sujet pouvait le faire, il se rendit à la Chapelle Royale pour assister à la messe. Louis, au moment de l’élévation de l’hostie, fut fort étonné de voir une tête dépasser de l’assistance. Il en est courroucé :

-Un de mes sujets se permet de rester debout durant le saint office… Chambellan, portez l’ordre à ce malotru de se mettre à genoux.

Ce dernier se rend immédiatement auprès du paysan et constate que ce dernier est bien agenouillé… mais qu’il a une taille de géant.

Intrigué, le Roi, au sortir de la messe, fait appeler le vigneron. Le gaillard en profite pour lui faire goûter son vin considéré dans son canton comme très bon. Son Altesse confirme ce jugement en commandant six pièces[2]. Voilà un déplacement qui n’a pas été pour rien…

Bon Mona, savez-vous que le Mâconnais produit des vins blancs de grande qualité. J’ai déjà eu l’occasion de vous en convaincre. Allez, hop, deux verres et je verse un Viré Clessé 2004 du Domaine de la Bongran. Un vin un peu cher mais qui soutient la comparaison avec les vins prestigieux de la Côte de Beaune.


[1] Versailles
[2] Tonneaux

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Le Sieur Audiger fut le chef d’office[1] de la comtesse de Soissons, nièce du Cardinal Mazarin, puis de Jean-Baptiste Colbert, le grand ministre de Louis XIV. Au retour d’un voyage en Italie, il ramena des petits pois dont le Roi raffola. Il fit également découvrir à la Cour les eaux glacées et crèmes glacées parfumées[2] avec divers fruits ou plantes.
Il a écrit en 1692 « La maison réglée« , dans lequel il décrit la composition de la Maison d’un grand seigneur.

Mais revenons au vin. A cette époque, Monsieur Evin n’avait pas encore sévi dans le beau royaume de France et Audiger pouvait, sans craindre les sarcasmes des ligues antialcooliques, décrire par le menu l’activité d’un chef sommelier. Aussi, j’ai plaisir à vous livrer le chapitre portant sur les garçons de cabaret. 

Le devoir et fonction d’un Garçon de Cabaret, qu’on appelle premier Garçon, est de savoir bien gouverner une cave, connaitre la qualité de tous les vins, les différents prix d’iceux et  les indiquer aux autres garçons, afin que quand ils sont plusieurs qui vont à la cave, quoique ce soit lui qui en ait le gouvernement, ils ne se trompent point, et ne donnent pas celui d’un prix pour un autre. Il faut aussi qu’il sache bien préparer toutes choses pour éclaircir les vins ; qu’il perce toujours et fasse débiter les plus prompts à boire, que sa cave, ses futailles soient toujours bien propres et bien nettoyées, cela fait que les vins s’en portent beaucoup mieux et se conservent bien plus longtemps. Il doit encore savoir bien compter, mettre toute son application à ne rien oublier de la dépense qui se fait chez son Maître, être doux, civil et honnête à tout le monde, tâcher toujours de les contenter autant que faire se peut, les servir promptement et agréablement ; prendre garde que l’eau destinée pour boire soit toujours bien propre et bien nette, les verres bien rincés, et ne pas oublier à retirer les serviettes, cuillères, fourchettes et couteaux d’argent lorsqu’il va compter à des tables où l’on en a donné, et de tout rendre bon compte à son Maître ou à sa Maitresse. Il doit encore s’appliquer à bien mesurer le vin lorsqu’il est au comptoir, et avoir soin qu’il y en ait toujours suivant les prix que l’on y en débite ordinairement. Il doit aussi desservir ou faire desservir promptement, et bien faire nettoyer les tables par les servantes ou les autres garçons, sitôt que les compagnies en sont sorties, leur bien faire ranger les chambres, bien nettoyer et laver les baquets à pisser, balayer l’escalier, la cour, la boutique, le devant de la porte et autres endroits dépendants de la maison afin que les buveurs y étant proprement installés, cela les attire à revenir une autre fois. Voilà à peu prés le devoir d’un bon Garçon de Cabaret. Quant au reste, il faut qu’il soit sage, fidele et point ivrogne, s’il y a moyen. Que les jours où l’on ne donne point à boire et qu’il a le temps de s’aller promener, qu’il ne fasse point comme beaucoup d’autres garçons qui ont des chambres en ville où ils font leurs rendez-vous, et où ils portent toujours nombre de bouteilles du meilleur vin du Maître, car c’est un commerce qui ne se peut souffrir, et auquel il ne doit point condescendre, puisqu’autant lui en peut arriver quand il pourra parvenir à la maitrise et avoir un cabaret et des garçons à lui.

Ben, vous voyez ma chère Mona, cette lecture m’a donné soif. Auriez-vous l’extrême obligeance de sortir deux verres. Goûtons donc ce Château Calon-Ségur 2007. Ce Saint-Estèphe appartint aux Ségur. Le Marquis était tellement attaché à cette propriété qu’il aimait dire: « Je fais mon vin à Lafite et Latour, mais mon cœur est à Calon ». Sur la bouteille, un cœur enveloppe le château… Un vin bien équilibré bien qu’un peu austère.


[1] Également appelé sommelier, l’office étant aussi la sommellerie (Dictionnaire de l’Académie française de 1694)
[2] Ancêtre des glaces

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Louis XIV en famille

Dans ses Mémoires, Saint-Simon parle assez souvent d’un meuble très intime pour nous mais qui l’était peu du temps de Louis XIV. En effet, si les chaises percées étaient rares tant au Louvre qu’à Versailles, Louis XIV lorsqu’il se posait sur ce « trône peu royal » mais si utile, continuait à recevoir. On imagine les odeurs et bruits divers qui pouvaient accompagner les entretiens.
Mais selon le mémorialiste celui qui était le moins gêné sur sa chaise d’aisance, était le duc de Vendôme. Ce soldat avait de grandes qualités, notamment une bravoure à toute épreuve, mais était d’une saleté répugnante. 

Le duc de Vendôme se levait assez tard à l’armée, se mettait sur sa chaise percée, y faisait ses lettres et y donnait ses ordres du matin. Qui avait affaire à lui, c’est-à-dire pour les officiers généraux et les gens distingués, c’était le temps de lui parler. Il avait accoutumé l’armée à cette infamie. Là, il déjeunait à fond et souvent avec deux ou trois familiers, rendait d’autant, soit en mangeant, soit en écoutant ou en donnant ses ordres, et toujours force spectateurs debout. Il rendait beaucoup; quand le bassin était plein à répandre, on le tirait et on le passait sous le nez de toute la compagnie pour l’aller vider, et souvent plus d’une fois. Les jours de barbe, le même bassin dans lequel il venait de se soulager servait à lui faire la barbe. 

Bon, Mona, çà n’encourage pas à se raser ce matin, mais çà ne coupe pas la soif ! Aussi, dégustons ce vin de Graves. Le Château Haut-Selve 2007, bien qu’encore un peu marqué par le bois, pourra accompagner un carré d’agneau ou un magret. 

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Les mémoires de Saint-Simon sont une source inépuisable d’anecdotes sur le règne de Louis XIV. Aujourd’hui, laissez-vous aller en lisant cette présentation d’une femme dans le vent.

Le duc de Montfort[1], fils aîné du duc de Chevreuse, épousa la fille unique de Dangeau. Elle passe pour très riche, mais aussi pour ne pas retenir ses vents, dont on fit force de plaisanteries.

On peut penser que la chanson qui a été composée au temps de la monarchie de Versailles a été inspirée par cette jeune femme. Pour le plaisir, je vous en livre quelques couplets

Or, je m’en vais vous conter
L’histoire amoureuse
D’une agréable beauté,
D’une précieuse.

En dansant le menuet,
A la révérence,
Sous sa jupe un petit pet
Partit en cadence.

L’amant qu’avait le nez fin
Sentit bien la honte,
Et galamment prit soudain
Le pet, sur son compte.

La demoiselle, à l’instant,
Lui dit, d’un air tendre:
«D’un procédé si touchant,
L’on peut tout attendre!»

Or, il résulta du fait
Un doux mariage.
Combien voudraient pour un pet
Entrer en ménage!

Donc, écoutez cet avis,
Gentille fillette:
Si vous voulez des maris,
Sonnez la trompette.

C’est y pas mignon !

Mona pas d’embarras gastriques. Et vous ?


[1]  Honoré-Charles duc de Montfort (1669-1704)

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Lépicurien, vous avez dit récemment que la Montespan fut répudiée par Louis XIV. Comme vous ne dîtes pas pourquoi, j’ai pris la liberté de creuser cette affaire et de vous en dire un peu plus.

Nous sommes en 1680. La Marquise de Montespan a fêté ses 40 ans, elle a accouché 7 fois et çà se voit. Sa taille s’est élargie, son ventre l’encombre. En un mot, elle s’est amochie.

Mesdames de Montespan et de Fontanges

Le Roi s’emmouracha d’une jeunette, Marie Angélique de Scorraille de Roussille, duchesse de Fontanges. Pour ses 19 ans, elle accoucha d’un garçon mort-né et ne se remit pas des suites. Enlaidie par la maladie, le Roi ne cherchait plus à la voir. A vingt ans, elle s’éteint. Et en pleine affaire des poisons, le décès parait suspect. La Montespan, déjà en disgrâce, se serait vengée en empoisonnant sa rivale. La participation de la Marquise à cette affaire de poisons ne fut jamais éclaircie. Mais le fait que le Roi n’acceptât d’autopsie de Mlle de Fontanges ne fit qu’amplifier la rumeur. La famille fit autopsier le corps sans percer le mystère.

Il y a une trentaine d’années, une nouvelle étude du rapport d’autopsie permit de découvrir qu’un bout de placenta n’aurait pas été retiré de la patiente. Il aurait provoqué de fortes hémorragies et déclenché un cancer fatal à la jeune Marie Angélique.

Louis XIV, certain que la Montespan était une empoisonneuse, cessa définitivement sa liaison et, après le décès de la Reine Marie-Thérèse, se tourna vers la religion et la Scarron.[1]

Mona jamais répudiée par quelqu’un. Qu’on se le dise !


[1] Madame de Maintenon

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Madame de Montespan fut la maîtresse de Louis XIV. Elle lui donna sept enfants. Sur les sept seul l’aîné fut tenu secret ; les autres furent légitimés.  Après un de ses accouchements, elle se rendit à Bourbon-l’Archambault, lieu de cure dont la réputation remontait au Moyen-Age. L’endroit lui plut tellement que quelques années plus tard, répudiée et sentant une fin proche, elle revint dans la cité thermale. Et c’est là qu’en 1707, elle rendit l’âme.

Comme souvent à cette époque, les grands personnages faisaient don d’organes (non pour sauver des vies) mais pour laisser une présence dans des lieux de prière. Madame de Montespan fit don de son coeur au Château des Carmes de La Flèche et de ses entrailles à l’abbaye de Saint-Menoux.

On charge deux bougres de porter les vases contenant les restes de la Marquise. Le coeur arriva à destination ; par contre les « tripes » ne parvinrent jamais dans la Sarthe. Le porteur, incommodé par l’odeur, ouvrit le vase et jeta son contenu. Un troupeau de cochons qui résidait en ce lieu, se régala des nobles restes.

Avec les tripes, ma Chère Mona, je vous conseille un vin blanc : le Saint Bris 2007 des Temps Perdus fera l’affaire. En Bourgogne, au milieu d’un océan de Chardonnay, cette appellation propose du Sauvignon. Avec des vignes centenaires, le vin exprime une jolie expression du terroir.

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Faudrait conclure, nos bourdaloues sont pleins

« Le Père Bourdaloue fit un sermon qui transporta tout le monde ; il était d’une force, à faire trembler les courtisans ». C’est Madame de Sévigné qui parle ainsi de Louis Bourdaloue. Louis XIV fit venir ce jésuite (1632-1704) à Versailles. Ses dons de prêcheur furent vite remarqués. Il était considéré comme roi des prédicateurs et le prédicateur des rois. Et si son nom fut oublié, c’est parce qu’il défendit un peu trop la cause des Jansénistes. Pourtant, il fut chargé de prêcher, à la cour du Roi Soleil, pas moins de cinq avents et cinq carêmes entre 1672 et 1697.

Mais son nom est attaché à une rue de Paris (9ème arrondissement). Au XIXème siècle, un pâtissier de ladite rue, y créa une tarte aux poires et aux amandes : la tarte Bourdaloue.

Bourdaloue

 

Et puis, il donna son nom à une sorte de pot de chambre oblong. Le jésuite était connu pour la longueur de ses sermons qu’il énonçait sans aucune note. Le temps passé à écouter le prêtre n’était pas sans conséquences sur la vessie des dames. Aussi, sous leurs larges robes, elles posaient ce pot de chambre qui leur permettait de se soulager facilement.

Mona pas pu faire pipi dans son barbeloue. Elle avait gardé sa culotte.

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