Mona teste la "bouffe" pour vous

De plus en plus de Français font confiance à l’industrie agro-alimentaire pour les nourrir. Quand je dis font confiance, ce n’est pas le mot juste. En effet, c’est plutôt par facilité, manque de temps, paresse… que l’industrie agro-alimentaire a remplacé « maman » en cuisine. Et on en a pour son pognon : 92% des tomates poussent hors sol, de plus en plus de salade en sachet, de jambons reconstitués, d’additifs en tous genres : colorants, exhausteur de goût, conservateurs…

Une étude récente fait froid dans le dos. Pour avoir tous les détails, je vous invite à visiter ce site. Et si vous êtes encore en état, une lecture de ce document devrait vous instruire !

En résumé, des analyses ont été faites sur les repas d’enfants de 10 ans. Il faut noter que le choix des aliments tient compte des recommandations du ministère de la santé notamment sur le nombre de fruits et légumes.

- Matin : Thé au Lait, pain de mie, beurre, confiture, jus de raisin.

- En-cas à 10h: pomme.

- Midi : salade composée (salade verte, tomate, thon) ; haricots verts, steak ; baguette ; raisin.

- Gouter : smoothies aux fruits rouges.

- Soir : salade verte, saumon/riz; citron pour le saumon ; fromage fondu; pêche ; pain

- 1 fois dans la journée : chewing-gum pour enfant

- Et eau du robinet comme boisson durant la journée.

Les analyses menées par des laboratoires indépendants révèlent la présence de 128 résidus chimiques ingérés par nos chers bambins. Sur des résidus, plus de la moitié seraient potentiellement cancérigènes ou être à l’origine de troubles endocriniens. Ainsi le beurre contiendrait jusqu’à 15 résidus et le saumon … 34. Et j’oubliais l’excès de nitrates retrouvés dans l’eau du robinet.

Il va bien falloir que l’on fasse quelque chose. Sinon, les petits hommes verts qu’on attendait de Mars, ils pourraient venir plus vite, mais de beaucoup moins loin, si vous voyez ce que je veux dire. Nous personnellement avec Lépicurien, on a arraché la pelouse et on a planté des légumes à la place. On laisse la nature agir et sans ajouts autres qu’un peu de fumier, on mange des légumes qui ont du goût et moins de saloperies.

Mona-pétit, mes petits chats !

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Lepicurien, mon chef bien aimé, m’a appris à aimer les bonnes choses. Bien que moins investie que lui dans la croisade contre la malbouffe, je cherche à bien manger et bien boire. Or depuis quelques années, l’industrie agro-alimentaire a chassé, de nombre de tables, les plats longuement mijotés, les saucissons séchés lentement dans la cheminée, les jambons ayant patiemment dormi dans le saloir. A la place de ces merveilles, des sachets de jambon dégoulinants de flotte, des barquettes de boulettes de viande et de légumes sans vie et sans croquant. Et sur chaque étiquette, sachet, ou conserve, une litanie de E…
Même si je ne suis pas qualifiée pour juger de leur action sur ma santé, je me suis posée des questions. En se documentant, on trouve que ces ajouts ne sont pas aussi neutres qu’on ne le dit. Aussi sans prétendre à une étude scientifique, je vous soumets quelques conseils glanés au fil de mes lectures qui, je l’espère, vous guideront dans les allées de votre supérette ou hypermarché.

Il existe environ 350 additifs autorisés, qui entrent dans notre alimentation. Les additifs alimentaires sont présents dans la quasi totalité des produits issus de l’alimentation industrielle. Ces sont des ingrédients que l’on ajoute aux aliments et dont le seul but est la rentabilité du produit. Ils peuvent allonger la conservation, modifier la couleur ou les qualités gustatives d’un produit, on améliore la consistance,…. Ils peuvent être d’origine minérale, végétale, animale ou provenir de synthèse chimique. Avant d’être autorisés à entrer dans l’alimentation humaine, ils doivent faire la preuve de leur utilité et de leur innocuité. Dans ces conditions seulement, ils sont autorisés par arrêté ministériel, et inscrits sur une liste commune à tous les états européens. Ils sont ensuite obligatoirement mentionnés sur les emballages des produits alimentaires sous le nom de code E suivi du chiffre à 3 numéros qui les concerne.

Certains additifs, en raison de leur innocuité bien connu, sont utilisables en quantité libre ; d’autres et c’est la majorité sont soumis à des conditions d’usage réglementées, mais certains, au fur et à mesure des connaissances que l’on peut avoir sur eux, peuvent être considérés comme dangereux.

Quels sont ces additifs ? Comment les reconnaître ?

colorants3LES COLORANTS (E100 à E199) sont des additifs inutiles, ajoutés pour appâter le client. Les couleurs vives séduisent la clientèle, alors on n’hésite pas a en rajouter : sodas, jus de fruit, charcuteries, bonbons, confitures, pâtisseries, plats cuisinés,…. Ils ont aussi pour but, et là on le dit moins, de cacher la mauvaise qualité de certains aliments. L’usage de colorants par un industriel rend le produit suspect, puisque par définition il est inutile.

Colorants à éviter le plus possible : E102, E104, E 110, E120, E122, E124, E127, E132, E142, E151, E171, E173, E175, E180
Colorants à éviter systématiquement : E123, E131, E160, E163, E174

LES CONSERVATEURS (E200 à E299) prolongent la durée de vie des aliments en empêchant la prolifération microbienne et les fermentations dans les aliments. Si certains de ces additifs ne présentent pas de nocivité, d’autres sont dangereux : E249 à 251, utilisés dans les charcuteries.

A consommer, mais sans excès : E200 à  E203, E 222 à  E224, E226, E227, E236, E237, E238, E 260, E261, E262, E263, E270, E280 à E283, E 290,
A éviter : E210 à E219, E221, E235,
A éviter absolument : E220, E230, E231, E232, E 233, E239, E249, E250, E251, E252

LES ANTIOXYDANTS (E300 à E399) sont dépourvus ou presque de nocivité. Leur rôle est d’éviter que l’action de l’oxygène ou des substances oxydantes viennent dégrader les produits alimentaires, en particulier les conserves. Certains de ces additifs peuvent même s’avérer bénéfiques pour la santé comme les vitamines C et E de synthèse et leurs dérivés naturels ou artificiels ; leurs dérivés synthétiques le sont beaucoup moins.

A éviter : E310, E311, E312
A éviter absolument : E320 et surtout E321

LES MODIFICATEURS DE CONSISTANCE c’est la grande famille des « Agents de texture », utilisés dans la quasi majorité des sauces, crèmes, glaces, chocolats, margarines, confiseries, pains, pâtisseries, … ces additifs couvrent donc plusieurs rubriques : LES ÉMULSIFIANTS pour sauces, mayonnaises, pâtisseries,… des produits peu recommandables issus de la chimie, qui « forcent » la nature. Les mayonnaises et sauces dérivées ne se dégradent pas grâce aux STABILISANTS (E450 à E452) qui maintiennent en l’état les mélanges et les couleurs, mais aussi la structure des émulsions d’eau et de corps gras qui devrait normalement retomber. Ils peuvent aussi bien détériorer notre santé en perturbant l’assimilation des graisses dans notre organisme.

LES GÉLIFIANTS (E400 à E407) qui donnent de la consistance, et LES ÉPAISSISSANTS (E405 et E410 à E415 et E460 à E466) augmentent la viscosité des préparations liquides (sauces, crèmes, glaces…) c’est la famille des celluloses et des gommes.

à éviter si possible : E400, E401, E404, E410, E 413, E473, E464, E481, E482, E483
A éviter : E403, E405, E407

LES ACIDIFIANTS, répartis dans plusieurs catégories E170, E260 à E270, E325 à E338, E350 à E 354, E363, E380, E500 à E507, E513, E524 à E528, E575. Utilisés comme conservateurs, ou pour modifier la saveur, ils augmentent ou diminuent l’acidité des préparations. Leur emploi est fréquent notamment en confiserie, jus de fruits, plats préparés.

A peu utiliser : E 500, E 507, E 570sex_on_the_beach_jello_shot

LES ÉDULCORANTS - E950 à 967 apportent une saveur sucrée. On distingue les édulcorants d’origine naturelle dont le nom se termine par OL (ex. polyol) et ceux de synthèse. Ils entrent dans l’élaboration de boissons sans alcool, limonades, sodas, desserts, confiseries,

LES EXHAUSTEURS DE GOÛT - E620 à E 640. Ce sont des glutamates qui renforcent le goût des aliments. Fréquemment utilisés dans : potages déshydratés, plats cuisinés, etc…  Ils sont inutiles et dangereux notamment : E620, E621, E625

DIVERS

E925 CHLORE et E951 ASPARTAME sont à éviter absolument.

La malbouffe n’est pas une fatalité. Bien sûr je ne vais pas lancer un mouvement à la Ralph Nader. Je doute de sa réussite en France. Mais si chaque consommateur prend conscience de sa force et fait un peu attention à ce qu’il achète, il est possible de modifier le comportement de ces industriels qui mêlent chimie et cuisine. Si chacun arrête les achats de produits contenant des additifs dangereux, ils disparaitront de nos rayons.

La chimie ingurgitée à haute dose doit agir sur notre corps, chassons la.

Mona chète pas n’importe quoi, et vous ?

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poulet-plastiqueAu début du XX° siècle, le poulet était un plat de luxe réservé aux grandes occasions et aux fêtes carillonnées. De nos jours, avec le développement de la malbouffe et des chaines de fast-food, c’est devenu un aliment banal, souvent sans goût si ce n’est celui des sauces qui l’accompagnent. Des usines de “Chicken Nugetts engloutissent des millions de bestioles. Il faut donc produire vite des animaux dans d’immenses poulaillers industriels. La qualité n’est pas le critère, c’est la plus forte prise de poids en un minimum de temps. Et là, c’est une énorme réussite. La durée de production d’un poulet standard de 1,5 kg est passée de 120 à 33 jours entre 1925 et 1998, soit deux fois moins qu’un poulet labellisé. “Ils pèseraient de sept à huit kilos (soit le poids d’un dindon) si on les laissait atteindre l’âge adulte”.

En France, sur les 800 millions de poulets produits, les poulets standards représentent 68% en tonnage, les poulets labellisés 18%, les poulets certifiés 10% (un intermédiaire entre le standard et le labellisé) et les poulets bio 1%, les 3% restants n’appartenant à aucune de ces catégories.

Les défenseurs des animaux dénoncent régulièrement les conditions d’élevage : des recherches réalisées en France ont montré que, dans les poulaillers industriels, 4% des volailles sont incapables de marcher. Mais, tant qu’ils en vendent, c’est que çà marche….!!! Et puis on s’en fout, l’essentiel c’est qu’ils arrivent à temps, même en boitant, à l’abattoir pour remplir nos gamelles.

Epicuriennes, Epicuriens, je reste persuadée que nous avons les clés de ces poulaillers entre nos mains. Si nous n’achetons plus ce genre de bouffe, ces sites seront fermés. Oui, je sais, c’est utopiste. Mais on peut rêver.

Alors prenez 3 minutes ou 10, si vous le pouvez, pour visionner un extrait du film Le Marché de la Faim -We feed the World- (durée 3.31 mn) ou celui des membres de PMAF -association pour la Protection Mondiale des Animaux de Ferme- (durée 9.42mn). A vous dégoûter et à vous faire devenir militant.

Mona spire à changer le monde avec vous.



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