Mona, j'avais dit les plumes... pas le poulet

La crise a du bon. Pendant 50 ans de vaches grasses, nous nous sommes contentés de fabriquer des produits à base de produits pétroliers sans rechercher à les économiser. Ainsi, les plastiques utilisés pour nos voitures, nos ustensiles en tout genre ont largement pompé les réserves d’hydrocarbures.

Depuis le début d’année, des chercheurs ont présenté des plastiques contenant peu ou pas de pétrole. Un savant américain a créé un composite de plastique contenant 50% de plumes de poulets. Un brésilien a exposé un plastique nano-cellulosique composé de fibres végétales. Ces fibres d’ananas et de bananier bien que très légères, sont aussi résistantes que du Kevlar. Voilà un bon moyen d’économie tant pour la matière première utilisée que pour le poids des voitures, avions… et leur consommation.

Mona, je me refuse à boire un vin dans une bouteille plastique. Mona, passez moi un tire-bouchon, je vous prie. Je vais déboucher un vieux vin : Château Larruau 1986. Bien qu’ayant passé les 25 ans, la couleur de ce vin de Margaux est encore soutenue, le nez est sur la fraise. Après deux heures de carafe, ce vin est une caresse pour le palais. Bravo Bernard !

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Comme je peux plus les boire, je les peins

Alors que Lépicurien faisait la promotion de la bande dessinée de Simmat et Bervovici, un article du Nouvel Observateur tombe à pic. Les auteurs des Caves du CAC 40 ont vu juste : le vin, çà peut être le jack pot : des rentabilités incroyables, voire indécentes.

Une image parlant plus qu’une longue phrase :

Et les informations qui circulent sur le prix des primeurs 2010 de ces châteaux devraient encore améliorer la marge…

Mona ldorado, c’est vous !

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Il est des vins confidentiels : ainsi Château Bel-Air Marquis d’Aligre. Ce vin de Margaux n’a pas été retenu parmi les vins classés en 1855. Il faut dire qu’à l’époque, le Marquis ne vendait pratiquement pas de vin et en tout cas pas au négoce bordelais. Il le gardait pour sa table et pour ses proches. Or les courtiers se sont basés sur les prix de vente aux négociants pour établir leur classement.
Par contre, en 1932, lorsque les Crus Bourgeois furent créés, le Château fut propulsé Cru Bourgeois Exceptionnel.

Encore de nos jours, ce vin est connu et reconnu comme atypique, hors mode. En effet, Monsieur Jean-Pierre Boyer, le propriétaire, élève ses vins en cuve béton alors que les autres vignobles du Médoc utilisent des barriques. Il ne les vend qu’après 3 ans d’élevage… Il ne cherche pas à faire des bêtes à concours mais des vins à boire.

Ce vin est particulièrement élégant, fin et « digeste ». Apparemment, il en était déjà de même au XIX° siècle et le Marquis d’Aligre avait fait ajouter un médaillon sur les épaules de la bouteille. Y était inscrit : « défense d’en laisser ». (illustration ci-dessous)



Le Château Bel Air Marquis d’Aligre fut d’ailleurs appelé par les professionnels : « Le Margaux défendu ».

Mona, je vous invite à goûter le millésime 2004 du Château Bel-Air Marquis d’Aligre. Ce vin a un nez d’une extrême finesse, la bouche est tout en élégance avec des tannins très fins. Le pied, quoi !

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Cet hiver, la grippe A (H1N1) a été au centre des préoccupations de nos dirigeants. Les conseils des autorités sanitaires sont clairs. Voici un court extrait d’un dépliant que l’on trouve sur Internet :

grippe_aComment se transmet le virus ?

  • Par la toux, l’éternuement, ou les postillons
  • En embrassant une personne grippée ou en lui serrant la main
  • En touchant des objets contaminés par une personne malade (poignées de portes, barres dans les bus, boutons d’ascenseurs…)

Lors d’une pandémie comme lors d’une épidémie “les gestes de chacun font la santé de tous”.

embrassade2Et, c’est vrai qu’au plus fort de la crise, lors de rencontres avec des amis, nombre de femmes refusaient tout contact : baisers ou même poignée de main. Pire, elles trouvaient prétexte pour éviter le rapprochement conjugal ou extraconjugal.

Pourtant, Manfred Schedlovski, un chercheur suisse de Zurich, vient de prouver que c’est exactement le contraire qu’il faudrait faire. Le sexe et les baisers langoureux seraient des ennemis pour les microbes. En effet ses recherches ont montré que le sexe n’était pas seulement bénéfique pour la condition physique générale des gens, mais également pour le système immunitaire. Certaines cellules aident à se débarrasser des maladies, en pénétrant les corps étrangers pour les détruire. Pendant une relation sexuelle, le nombre de ces cellules augmente considérablement dans l’organisme, et peut quasiment doubler après l’orgasme.

Quelques médecins spécialistes de l’immunologie ont fait savoir qu’ils partageaient sa thèse. Même si ce genre d’informations scientifiques doit être confirmé, moi j’y crois…

Bon Mona, afin de commencer à vérifier les dires de ce petit Suisse, je vous propose de boire tous les deux dans le même verre, un joli vin de Margaux : Château Marquis d’Alesme Becker 2006.
Et si j’attrape la grippe avec ce vin et avec vous de plus, ce sera… du bonheur. Allez hop, Mona, je sers. A la votre !

Si vous n’avez vu cet extrait de Canal+ et que vous avez le coeur bien accroché, voici une bonne méthode pour attraper toutes les épidémies qui traînent :


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