Marie-Rose, durant la Révolution, fut enfermée à la prison de Carmes en 1794. Là, elle y croisa un certain général Lazare Hoche. Encore auréolé de gloire suite à ses victoires dans l’est de la France, il avait été emprisonné comme traître. Sous la terreur, époque fort troublée, une simple dénonciation vous conduisait en prison ou pire à la guillotine. Bel homme, il ne laissa pas Marie-Rose indifférente. Elle devint sa maîtresse. Après le 9 Thermidor, ils furent libérés. Marie- Rose demanda à son amant de divorcer et de l’épouser.

Le beau général refusa en disant :

-On peut bien faire passer un moment une catin pour sa maîtresse, mais non la prendre pour femme.

Dans ses mémoires, Barras parle de cette liaison en soulignant que la belle ne se contentait pas du général mais couchait ave son aide de camp et d’autres en passant…

Marie-Rose ne put tenir rigueur au général de sa franchise car il mourut en 1797.

Le 9 mars 1796, Marie-Rose épousa un petit général corse qui lui fit changer son prénom. Elle devint Joséphine.

Lorsqu’elle était enfant, une voyante lui avait prédit «qu’elle aurait une grande fortune et qu’elle serait souveraine».

Mais à cette époque, Napoléon était encore pauvre et quant à elle, elle ne vivait qu’à crédit…

Mona pas encore changé de prénom (soupirs !! …)

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L’image que nous avons de Napoléon est plutôt celle d’un homme petit. Or, dans les Mémoires de Constant qui fut son valet de chambre, on peut lire qu’il mesurait 1.68m. Cette taille était tout à fait dans la moyenne de l’époque. A sa mort, il fut également mesuré : 1.68m. Alors pourquoi le voyons nous plus petit que ses contemporains ? La réponse la plus plausible est que l’Empereur fut représenté par les caricaturistes anglais comme un nain voulant dominer l’Europe. De plus, Napoléon était issu du peuple alors que les autres dirigeants européens étaient de vieille noblesse. Et ces derniers mieux nourris, étaient bien plus grands que « les petites gens ».  Le Roi Louis XVI, avant de monter sur l’échafaud, mesurait 1.90m ce qui en faisait un géant et aujourd’hui il serait basketteur.

De plus, les Anglais insistaient sur le fait que Napoléon faisait un complexe de taille. Ainsi, ils affirmaient qu’un jour un officier proposa son aide à l’Empereur pour attraper quelque chose en hauteur car ce soldat était de grande taille.

L’officier « Voulez vous de l’aide, je suis plus grand que vous »
Napoléon « Vous n’êtes pas plus grand, vous êtes plus haut ».

Belle réponse, Mona ! Et si on buvait un coup ? Allez, un Graves blanc de bon matin, çà va vous stimuler, vous faire grandir… J’ai choisi le Château Respide 2009. Un vinificateur de talent nous donne des vins droits, aromatiques, frais. 

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En ce 1er juillet 1810, un temps orageux pèse sur Paris. C’est ce jour que l’ambassade d’Autriche a retenu pour fêter le mariage de Napoléon avec Marie-Louise. Plus de vingt têtes couronnées sont réunies et l’ambassade brille comme un des palais des Mille et une nuits. C’est une débauche de bougies qui éclaire convives et salons. Par moments, des coups de vents n’inquiètent pas assez les services de sécurité pour empêcher de tirer un magnifique feu d’artifice. Une fusée tombe sur une galerie provisoire : début d’incendie rapidement éteint sans que les invités ne remarquent quoi que ce soit.

Mais un coup de vent fait bouger un lustre qui se rapproche d’un rideau de mousseline qui s’enflamme. Rapidement le feu s’étend. Le couple impérial est évacué ainsi que les principales personnalités.

Pendant ce temps, les danseurs ne s’aperçoivent de rien jusqu’à ce que:

« Sur cette foule qui se bouscule, se presse, s’entasse, s’écrase, les bougies liquéfiées, la cire et le goudron enflammés, gouttent, tombent, brûlent les cheveux, les nuques, les épaules, les gorges et les bras nus, s’attachent aux habits brodés d’or, percent les légers tissus des robes… Les cordons qui supportent les lustres rongés par le feu, se rompent ; les lourdes masses de bronze en tombant renversent, blessent, écrasent ceux qui se trouvent en dessous, défoncent le parquet… et dans ces trous, dans les branches de métal, les gens trébuchent, s’empêtrent, se foulent aux pieds, se brûlent et se déchirent. »

Un grand nombre de volontaires du quartier participèrent aux secours. Des voleurs en profitèrent pour dévaliser tout ce qui semblait avoir de la valeur…

On ne connut pas le nombre exact de victimes mais le chiffre de 90 morts circula. La belle-sœur de l’ambassadeur, Pauline Charlotte d’Arenberg-Hohenfeld, princesse Joseph de Schwarzenberg, notamment fut retrouvée écrasée par une poutre. C’est grâce à ses bijoux (non volés) qu’elle fut identifiée.

Napoléon fut fortement affecté par ce drame. Pensait-il à la bousculade qui avait endeuillé le mariage de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Les autrichiennes étaient-t-elles porte-malheurs pour les gouvernants de France ?

En 1811, l’Empereur ordonna la création d’un corps militaire de sapeurs du génie de la Garde impériale chargé d’assurer la sécurité incendie des palais impériaux qui deviendra rapidement le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris chargé de prévenir les incendies dans la capitale.

Mona, rendons hommage à ce corps de sapeurs qui a rendu et rend toujours tant de services. Buvons à leur santé un vin du Liban. La cuvée 2008 du Château Musar est le second vin de ce domaine qui produit de très jolis vins. L’étiquette toute rouge brille comme un camion de pompiers !

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Vous savez que les Vietnamiens vivent cette année l’année du chat. En 1815  Napoléon s’enfuie de l’Ile d’Elbe, débarque à Golfe-Juan et regagne Paris pour les 100 jours. A son arrivée au Tuileries, des employés attachés au service de Louis XVIII virent présenter leurs services à l’Empereur. Napoléon les renvoya en leur disant :

«Allez, Messieurs, je n’ai pas besoin d’hommes qui sont de la nature des chats : le chien fidèle suit son maître, tandis que vous autres, vous êtes plutôt attachés aux murs de l’édifice qu’au maître qui y demeure.»

Pour fêter le chat, ma Chère Mona, j’ai fait quelques à-chats de vins. Le Château L’Orangerie et Philippe Geluck ont concocté cette cuvée à la Gloire du Chat. Un vin blanc à forte dominante de Sauvignon qui ouvre l’appétit. N’est-il point, Mona ?

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Colette Renard, sur le disque « Les Chansons Gaillardes » en a interprété une version à ne pas mettre entre toutes les oreilles.

duke-marlboroughMais c’est surtout comme chanson enfantine que chacun de nous connaît le départ en guerre de Malbrough.

Et qui était donc ce Malbrough ? :

Lord Churchill, duc de Marlborough (1650 – 1722), ancêtre de Winston Leonard Spencer Churchill.

Capitaine général des armées britanniques, il se distingua dans une guerre contre les Pays Bas (de 1672 à 1673) sous les ordres du duc d’York, futur Jacques II roi d’Angleterre. Il remporta de nombreuses victoires contre les Français, et notamment, lors d’une bataille dans une petite ville de Bavière, Blenheim. En 1709, il combattit à nouveau contre les armées de France à Malplaquet, sous le règne de Louis XIV. C’est lors de cette bataille que les Français écrivirent la chanson « Malbrough s’en va t’en guerre »pour se moquer du général qu’ils croyaient mort sur ce champ de bataille. Il mourut en fait, dans son lit, en 1722 d’une crise d’apoplexie.

La chanson fut vite oubliée puis remise au goût du jour par Marie-Antoinette qui l’entendait chantée par la nourrice du Dauphin. Et là, gros succès. Elle est reprise par toutes les classes sociales. On dit que Napoléon fredonnait cette chanson avant de partir en campagne.

En 1780, apparaît, dans un livre de cuisine, une nouvelle recette :

Prenez du bœuf cuit dans la marmite et si vous en avez de la veille, il sera aussi bon; coupez le en tranches fort minces, prenez le plat que vous devez servir. Mettez dessus dessous deux cuillères de coulis. Un mélange haché très fin d’ail, persil, ciboule, câpres, anchois; couvrez votre plat, une demi-heure, servi très réduit, à courte sauce (Menon, Cuisinière Bourgeoise 1797).

De chanson de soldat, puis de nourrice, elle finit en cuisine. Le boeuf bouilli prend son nom du fameux « Mironton, tonton, mirontaine« .

En cuisinant, je vous conseille de chanter :

« Malbrough s’en va-t-en guerre, Mironton, tonton, mirontaine ; Malbrough s’en va-t-en guerre, Ne sait quand reviendra… (ter) « 

Çà délasse… et çà donne de l’entrain

Quant à vous ma p’tite Mona, si vous voulez vous délasser en ma compagnie, je vous invite à boire ce verre de Mas Amiel Vintage 2007. Que de la douceur !

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Napoléon avait le désir effréné d’engendrer une dynastie. N’ayant pu obtenir d’enfant de sa Joséphine bien-aimée, il décida  d’épouser Marie-Louise, fille de l’empereur d’Autriche et de tout faire pour s’assurer une descendance.

Or, depuis la Régence, on attribuait à la truffe, noire ou blanche, d’être à l’origine de rêves érotiques et de « développement de la personnalité ». De là cette anecdote, qui s’est glissée dans la légende napoléonienne et qui, authentique ou non, mérite d’être contée.

Comme le jour de son mariage avec Marie-Louise approchait, l’Empereur se souvint des bruits qui couraient sur l’un de ses soldats, un gaillard sans grande prestance physique et à peu près de sa taille, mais qui, paraît-il, engrossait sa femme à chaque permission. Ce petit homme était périgourdin et fin connaisseur de truffes.
De là, à attribuer à ces tubercules son extraordinaire fertilité, il n’y avait qu’un pas que Napoléon s’empressa de franchir. Il dépêcha le soldat vers ses foyers en lui promettant de lui octroyer une pension à la hauteur de ses capacités procréatrices s’il regagnait, sans tarder, la capitale avec un beau panier de truffes. Le soldat, qui n’en croyait pas ses oreilles, s’empressa d’obéir à cet ordre généreux. Le jour de son retour, veille du mariage avec Marie-Louise, Napoléon se nourrit presque exclusivement des tubercules que les anciens croyaient nés du tonnerre. Neuf mois plus tard, Marie-Louise accouchait du petit roi de Rome, dit l’Aiglon.
Les truffes avaient été à la hauteur de leur réputation… Vive la France.

Napoléon mange ses truffes sous l'oeil de Marie-Louise en pensant à Joséphine

Napoléon mange ses truffes sous l'oeil de Marie-Louise en pensant à Joséphine

Jean-Anthelme Brillat-Savarin, le roi des gastronomes, publia en 1825, un an avant sa mort, son oeuvre immortelle, La Physiologie du goût, ou méditations de gastronomie transcendante, dans laquelle on peut lire cette phrase: « Qui dit truffe prononce un grand mot qui veille des souvenirs érotiques gourmands chez le sexe portant jupes et des souvenirs gourmands érotiques chez le sexe portant barbe. »
Aujourd’hui encore, l’assertion reste on ne peut plus exacte. Mais Brillat-Savarin n’évoque pas les femmes à barbe. Un oubli, Anthelme ?

Ma chère Mona, pour accompagner ces quelques lamelles de truffes à la fleur de sel, je vous propose un Puligny-Montrachet la Truffière. Courez chercher deux verres….je vous prie.

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afr_kconstantia99 copieSimon Van der Stel (1639-1712) est gouverneur de la province du Cap. Cet érudit qui a beaucoup bourlingué s’ennuie. Il a sous sa coupe 400 Burghers [1] qui meublent la campagne plus qu’ils ne l’occupent. La vie culturelle des Bataves se partage entre les sermons du Pasteur et les beuveries à la bière.

La révocation de l’Edit de Nantes (1685) provoque, à Amsterdam, un afflux d’intellectuels français dont la Hollande n’a que faire !

On expédie 200 de ces Huguenots dans l’autre hémisphère. Ils sont majoritairement languedociens. Parmi eux, les deux frères du Toit et les trois frères de Villiers. Pour tout viatique, ils n’ont qu’une lettre de recommandation de la toute puissante compagnie néerlandaise des Indes Orientales et … quelques fagots de sarments.

Van der Stel, fort intéressé par le vin, les accueille à bras ouverts : ces gens là sont de son monde. Il les installe à Paarl et finance leurs premières plantations. Après une longue période de défiance, les Burghers les accepteront. Les Français transmettent le savoir-faire viticole à leurs compagnons d’immigration et à leurs enfants. Ces parias ont parfois la nostalgie de leur ingrate Patrie; nombre de crus d’Afrique du Sud portent des noms qui sentent bon la France . . . notamment dans la vallée de Franschhoek : La Brie, Cabrière, Haute-Provence, Chamonix.

Les Hollandais qui furent les premiers colons rendirent hommage à Simon van der Stel en donnant son nom à une importante ville vinicole : Stellenbosch.

Mona, je vous propose un grand moment. Nous allons boire un vin qui régalait déjà les Rois et les Empereurs au XVIII et XIX° siècle. Napoléon, s’il a beaucoup aimé le Chambertin (Bourgogne), a emmené des bouteilles de « vin de Constance » lors de son exil. Allez Mona, sortez deux verres et je sers le Klein Constanzia. Vive l’ampleur…


[1] Les burghers (citoyens), passeront à la postérité sous le nom de Boers, le mot boer désignant un paysan en néerlandais.

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Tom-Ford-For-Men-3

Une histoire raconte qu’en 1380, la Reine de Hongrie, âgée de 70 ans, reçut d’un moine la recette d’une eau de senteurs miraculeuse aux vertus thérapeutiques C’était le premier parfum alcoolisé à base de romarin. Grâce à cette « potion », la reine, infirme et goutteuse, recouvrit jeunesse et santé et fut même demandée en mariage par le roi de Pologne.

Élaborées dans les couvents, les « eaux miraculeuses » se multiplièrent. Ainsi, au XVII° siècle, les religieuses du couvent de Santa Maria Novella à Florence préparaient une Aqua Regina, dont le commerce était florissant. Cette eau était un mélange de divers agrumes dilués dans de l’alcool.

L’Aqua Regina était pleine de vertus : elle embellissait et nettoyait la peau en parfumant discrètement. Diluée, elle était efficace contre l’apoplexie, les obstructions du foie, de la rate, les coliques, les bourdonnements d’oreilles, la goutte, les douleurs dentaires, la jaunisse, les migraines, les vapeurs, les accouchements difficiles… Elle assurait santé et longueur de vie.

Un certain Gian Paolo Feminis, représentant de commerce s’intéressa à l’Aqua dont le secret de fabrication était jalousement gardé par la Mère supérieure du couvent. Mais séduite par ce bel Italien, la nonne lui livra la formule…

Aussitôt rentré chez lui à Cologne, il lança en 1690 la production de cette eau miraculeuse qu’il baptisa l’Aqua Mirabilis.

Johann_Maria Farina 1685-1766

Gian-Maria Farina 1685-1766

A sa mort, la recette fut transmise à son petit neveu, Gian Maria Farina, premier d’une longue lignée. Ce dernier commercialisa cette eau sous le nom d’ « Eau de Cologne ».

À la fin du XVIII° siècle, les Français, lors d’une campagne militaire, rentrent dans Cologne et découvrent cette senteur.

Le rouleau créé pour Napoléon

Le rouleau créé pour Napoléon


Mais c’est Napoléon 1er qui sera le meilleur ambassadeur de la famille Farina. Il en consommait une soixantaine de litres par mois. Il en parfumait sa personne, ses appartements, son cheval, se baignait dedans, la buvait… Il affirmait qu’elle stimulait sa matière grise et recommandait « le canard Farina » [1].

Dès 1806, un descendant Farina ouvrait une boutique à Paris au 331 rue Saint Honoré et créait pour l’Empereur un flacon en forme de rouleau pour qu’il puisse le glisser dans ses bottes de cavalier.
Napoléon 1er fut toujours fidèle à l’Eau de Cologne, au point de se faire fabriquer, à Sainte Hélène, par son fidèle Mameluk Ali, une « eau » avec des ingrédients trouvés sur place.

En 1862, Farina céda son affaire à ses cousins par alliance, Armand Roger et Charles Gallet. Depuis, de nombreux parfumeurs se sont inspirés de la recette originale pour compter parmi leur gamme de parfum cette « incontournable » Eau de Cologne.

Mona tend son parfum….


[1] Morceau de sucre trempé dans l’Eau de Cologne

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depardieuVous savez que Gérard Depardieu aime les produits italiens. Il incarna notamment les pâtes Barilla.

Aussi quand, en 2005, la Fondation Ferrero parraine une exposition sur « Napoléon et le Piémont », c’est tout naturellement que  les Ferrero se rapprochent de Gérard Depardieu pour l’inauguration. Ils savent, bien sûr, que la vedette est chère. Ne dit-on pas que chaque campagne de pub « al dente » lui rapporte plus d’un million d’euros. Mais pour attirer la star, ils ont des arguments :

Alba est mondialement connue comme la capitale de la truffe blanche : « il tartuffo bianco » si parfumé et si rare, pour ses grands vins tels ceux de Barbaresco, Barrolo et Barbera. Et chaque enfant connaît le produit qui détient plus de 90% de son marché : la pâte à tartiner Nutella.

Or pour venir à Alba, Gérard Depardieu pose deux conditions : « faire un dîner pantagruélique de truffes blanches et recevoir son poids en Nutella ».
Même s’il dépasse le quintal, les organisateurs donnent leur accord sans hésiter.

Encore un joli coup pour cette société fondée juste après la guerre. Afin de réduire le prix de revient de sa pâte à nutellatartiner, en ces temps difficiles, Petro Ferrero reprend une vieille recette régionale du Piémontais qui incorpore moins de cacao et dans laquelle on ajoute des éclats de noisettes. La recette est toujours classée top secret et inégalée.

Tout d’abord exportée sous le nom de Supercrema, elle connaît un fort succès et change de nom en 1966 en mêlant anglais (nut : noisette) et italien.

Un pôt de Nutella c’est, pour tout un chacun, un moment d’enfance qui se prolonge.

Ah, les filles, je vais faire une entorse à mon régime. Chef, bien-aimé, est ce que je peux sortir pour acheter une gâterie ?

Votre Mona envie de douceur.

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napoleon_apres-bataille-waterloo-flameng_francoisAu col du Pin-Bouchain[1], à une trentaine de kilomètres de Roanne, était établie l’auberge du Perroquet. C’est là que Napoléon s’arrêta un jour et y demanda deux œufs. Ayant mangé, il demanda le prix. Surpris par le montant anormalement élevé de l’addition, il s’adressa à l’aubergiste :

- Les œufs sont t-ils si rares dans la région qu’ils fassent l’objet d’une telle note ?

- Ce ne sont pas les œufs qui sont rares, Majesté, répondit l’homme, ce sont les Empereurs.


[1] Pin Bouchain est un col, situé à la limite des départements du Rhône et de la Loire. Considéré très dangereux encore de nos jours, Madame de Sévigné écrivait à son sujet : « Cette montagne qu’on ne passe jamais qu’entre deux soleils« .

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austerlitz_largeDécidément çà ne date pas d’hier. Je croyais que le changement alimentaire des bovins britanniques incorporant des farines animales datait des années 1980. Que nenni, Victor Hugo affirme qu’au XIX°siècle, les ossements récupérés sur les champs de batailles Napoléoniens étaient expédiés en Angleterre. Là, les restes broyés étaient incorporés à l’alimentation du bétail. On voit que le régime alimentaire du cheptel anglo-saxon a progressé : avec les farines animales, point de restes humains ! D’après le grand Victor, même les “reliefs” d’Austerlitz y passèrent !! Gloups, mon pauv’ Pépé….

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