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Je suis toujours étonné par toutes les études qui sont publiées sur nos comportements. Certes, il faut bien que les sociologues s’occupent et que les instituts de sondages montrent leur utilité. Mais quand même !

Ainsi un sociologue a travaillé sur le temps d’occupation des toilettes pour la petite commission. Il en ressort qu’un Français urine en 1minute 24 secondes alors qu’un Japonais n’a besoin que de 31 secondes. Le Britannique flegmatique par nature prend 2 minutes pour faire sa petite affaire. Chez les dames, le classement est le même : la Française ressort après 2 minutes et 33 secondes, la Japonaise après 37 secondes et la lady après 3 minutes et 25 secondes. Le savant se croit obligé de justifier l’écart homme/femme du fait de raisons physiologiques. Purée, on ne le savait pas …le temps que la femme, elle enlève son harnachement, nettoie la lunette… elle reste forcément plus longtemps. Poussant la conscience professionnelle au delà du raisonnable, notre homme a constaté que le temps passé augmente dans les toilettes publiques. Du fait de la promiscuité (promise cuitée chez les femmes), le pipi sort plus difficilement.

Comment expliquer que le Nippon mette si peu de temps ? Je repensais à la taille de la zigounette publiée dans un article de ce journal. Il mettrait moins de temps à la sortir et à la rentrer ?

Que nenni. Notre socio souligne que si l’occidental visite ses gogues 3 fois par jour en moyenne pour changer l’eau des poissons, l’Asiatique y séjourne plutôt cinq fois. Malheureusement, rien dans l’étude n’explique ces différences. Ont-ils une vessie plus petite, sont-ce des habitudes culturelles ? Est-ce le confort des gogues ?

Bon après la lecture d’informations aussi capitales pour l’avenir de l’humanité, on se dit que le gars devrait maintenant s’intéresser à la grosse commission. Il faut avouer que vous avez forcément remarqué que ce sujet capital pour notre santé est source de nombreux articles dans ce journal…

Ma chère Mona, pour pisser, il faut boire. Aussi, je vous convie à tester ce Macon du Domaine Olivier Merlin La Roche Vineuse, les Cras 2009. Un vin blanc enchanteur !

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Purée de ta mère ! Un bruit d’enfer se dégage de ma bagnole au niveau des roues. Arrêt chez le garagiste qui sans hésiter diagnostique un problème de cardan. Quèsaco, lui lançais-je ? Avec la rapidité de l’éclair, il me jette à la face : le joint de cardan, dénommé abusivement cardan permet au moteur de transmettre l’énergie aux roues, indépendamment des oscillations que subissent ces roues du fait des inégalités de la chaussée.

C’est pas plus clair pour moi, mais ça en bouche un coin. Désarçonnée mais pas battue, je lui demande : et pourquoi cardan ? S’essuyant les pognes dans un tissu maculé de graisse, de sueur et de cambouis… il me regarde comme si je lui demandais de pondre un œuf. Sa maïs vissée sur les babines, il a le regard aussi vitreux que la pyramide du Louvre. Après un silence long comme un hiver sibérien, il finit par lâcher : on a toujours dit cardan, ma p’tite dame, un point c’est tout. Alors vous me la laissez votre chignole ?

Rentrée à pinces at home, je me jette sur l’ordi pour chercher tout ce qui se dit sur le cardan.

Illico, la toile me révèle que c’est le blaze d’un mathématicien Italien de la Renaissance : Girolamo Cardano. En plus, le rital, il était médecin, philosophe, astrologue. Et dans le genre savant touche à tout, il a rien à envier à Léonard de Vinci. Plus de deux cents ouvrages scientifiques au compteur, ça oblige au respect. Entre autres, Girolamo il a résolu les équations du troisième et quatrième degré. Il fut pionnier dans le domaine de la statistique et des probabilités. Il a établi le rapport entre la densité de l’air et celle de l’eau. En médecine, il élabora nombre d’onguents pour soulager la douleur et les infections.

Par contre, la vie du Macaroni, c’est pas la joie. Fils illégitime d’un jurisconsulte, sa mère lui répète qu’elle s’était faite tricoter le moujingue et que s’il était là, c’était pas voulu. Et pour appuyer son discours, elle lui flanque des baignes à lui faire cracher son dentier. Malgré tout, le petiot poursuit de brillantes études. Il se marida sur les 31 balais ; après douze ans, sa femme le rend veuf avec deux marmots à élever. L’ainé empoisonne son épouse et est exécuté. Son second fils le cambriole puis le dénonce à l’Inquisition. Avouez que ça fait beaucoup pour un seul homme.

Mais revenons sur ce second fils, Aldo. Pourquoi a-t-il volé son paternel ? Pour effacer des dettes de jeux. Il faut dire que Girolamo, il lui a passé le virus. Dans sa jeunesse, grâce à ses travaux sur les probabilités, il devient un redoutable joueur. Mais Aldo, c’était pas une lumière !

Quant à son arrestation sur dénonciation du fiston, c’est dû à sa passion pour l’astrologie. Et le bougre, il a voulu reconstituer l’horoscope du Christ et voulu démontrer que la mort de Jésus était due à la conjonction de deux planètes. Et l’inquisiteur, il rigole pas avec ces choses là. Cardano est condamné à une forte amende et jeté en prison. Radié de la fac et de revenus, il abjure pour retrouver la liberté.

Il finit sa vie à Rome et perçoit une pension du Pape. Le 21 septembre 1576, âgé de 75 ans, il meurt. De nombreux contemporains affirment que Cardano avait annoncé sa mort au jour exact. Comme une revanche d’astrologue. Mais des historiens sont persuadés qu’il s’est suicidé pour accomplir sa prédiction.

Autant vous dire que le garagiste, je ne lui ai parlé de Girolamo. Par contre, j’avais pas prévu que la réparation me couterait un bras. Bonne mère, le joint de Cardano, c’est cher.

Mona joint la culture à la mécanique.

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Tous les témoins de l’époque sont d’accord, Virginia Oldoïni, Comtesse de Castiglione était la plus belle femme du Second Empire.

Horace de Viel Castel décrit dans ses mémoires la tenue que portait la maîtresse de Napoléon III au bal de la Marine du 18 février 1857 :

Quant à la Comtesse de Castiglione, elle portait avec insolence le poids de sa beauté, elle en étalait les preuves avec ostentation, nous ne saurions dire qu’elle était décolletée, mais nous pouvons affirmer la nudité de sa gorge qu’entourait à peine une gaze zéphir, l’œil en suivait le contour et les moindres détails, enfin la partie que la gaze elle-même laissait complètement à découvert s’étendait jusqu’au bout du sein.
La fière comtesse n’a pas de corset ; sa gorge est vraiment admirable, elle se dresse fièrement comme la gorge des jeunes Mauresques : les attaches n’ont pas un pli, en un mot les deux seins semblent jeter un défi à toutes les femmes.

La Castiglione est une courtisane comme les Aspasie[1], elle est fière de sa beauté et ne la voile qu’autant qu’il le faut pour être reçu dans un salon.

Un homme lui a dit en fixant sa gorge :
Je les connais maintenant les deux superbes rebelles à tout frein ; prenez garde, Comtesse, tout à l’heure les vêtements des hommes vont devenir trop étroits !

Cela est plus que leste, cependant le propos n’a pas déplu à la comtesse. Il faut dire qu’elle goûtait les plaisanteries graveleuses. Ainsi un soir, chez Mme de Pourtalès, Vimercati lui tendit un drageoir rempli de bonbons à la fleur d’oranger, en lui disant :
- Comtesse, aimez-vous sucer ?…
- Sucer quoi ? répondit Virginia en éclatant d’un rire égrillard. Les témoins, pourtant habitués à une certaine licence, demeurèrent pantois…

Mona, lorsque j’écrirais mes mémoires, je décrirai les tenues insolentes mais que vous portez avec tant de grâce et je chanterai votre beauté tel un ménestrel. Mais en attendant, il temps de boire un coup : Château Belle Garde blanc 2012 est un Bordeaux idéal pour un apéro. Frais, fruité, il vous mettra en appétit.

[1] Femme intelligente et libre à une époque où les femmes étaient confinées au gynécée. On retient surtout d’elle qu’elle fut la maîtresse de Périclès.

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Il y a la queue chez Mona

Il y a la queue chez Mona

Aux States, pays du paradoxe, existent des sites qui permettent de donner ou vendre du lait maternel. En France, il faut rappeler que le Code civil interdit toute rémunération sur les produits issus du corps humain.

J’ai relevé un site américain contenant des annonces soigneusement classées. On y trouve des offres et des demandes de lait indiquant notamment l’âge du chérubin. Plus surprenant, on y voit des propositions concernant des adultes. En clair, il y a un marché pour des transactions entre adultes.

Il semble que chez l’oncle Sam, on prête au lait maternel des qualités insoupçonnées et des hommes en boivent régulièrement pour conserver le plus longtemps possible une part de jeunesse et leur santé.

Mais c’est surtout dans les salles de muscu que les bodybuilders utilisent ce précieux élixir. Ainsi un pratiquant affirme «Je ne veux pas de stéroïdes ou autres suppléments d’énergie, tout cela c’est de la merde. Je veux absorber des choses naturelles qui sont un don de Dieu. » Un autre affirme qu’il n’a plus jamais été malade depuis qu’il est adepte de la tétée. Il a commencé à la naissance de son fils en buvant les suppléments que lui offrait la maman.

Ce marché se développe rapidement. Mais c’est bien là que le bât blesse (et non pas le bas baisse). Ces échanges sans aucun contrôle peuvent être source de contamination. Qui sait si la donneuse ou vendeuse n’est pas porteuse d’une maladie grave type hépatite ? Les autorités américaines laissent pourtant ce trafic libre et se contentent de prévenir les consommateurs des risques encourus et les invitent à se rapprocher de l’Association des banques de lait humain qui distribue du lait uniquement en provenance des hôpitaux. Cette association assure la sécurité du lait.

En France, seuls les lactariums sont habilités à récolter et distribuer le lait maternel. Chaque année, ils en traitent (si j’ose dire) 60.000 litres. Cependant, il en faudrait le double pour satisfaire la demande. A ce jour, des femmes essaient de contourner la loi en offrant la location de leurs seins. Mais cela reste, semble-t-il marginal.

Mona souvent prêté ses seins.

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En 1867, Théophile Gautier écrivait :

Voilà bientôt douze ans que, par un triste matin de janvier, se répandit dans Paris la sinistre nouvelle. Aux premières lueurs d’une aube grise et froide, un corps avait été trouvé, rue de la Vieille-Lanterne, pendu aux barreaux d’un soupirail, devant la grille d’un égout, sur les marches d’un escalier où sautillait lugubrement un corbeau familier qui semblait croasser, comme le corbeau d’Edgar Poe : Never, oh! never more! Ce corps, c’était celui de Gérard de Nerval, notre ami d’enfance et de collège, notre collaborateur à La Presse et le compagnon fidèle de nos bons et surtout de nos mauvais jours, qu’il nous fallut, éperdu, les yeux troublés de larmes, aller reconnaître sur la dalle visqueuse dans l’arrière-chambre de la Morgue. Nous étions aussi pâles que le cadavre, et, au simple souvenir de cette entrevue funèbre, le frisson nous court encore sur la peau.
Le pic des démolisseurs a fait justice de cet endroit infâme qui appelait l’assassinat et le suicide. La rue de la Vieille-Lanterne n’existe plus (détruite peu de temps après la mort de Nerval) que dans le dessin de Gustave Doré et la lithographie de Célestin Nanteuil, noir chef-d’œuvre qui ferait dire : «L’horrible est beau»; mais la perte douloureuse est restée dans toutes les mémoires, et nul n’a oublié ce bon Gérard, comme chacun le nommait, qui n’a causé d’autre chagrin à ses amis que celui de sa mort.

Le 26 janvier 1855, fut dressé un procès-verbal de police: «Ce matin, à sept heures et demie le dénommé Gérard Labrunie dit de Nerval a été trouvé pendu à l’enseigne de la boutique d’un serrurier rue de la Vieille Lanterne, déclaration de Laurent, sergent de ville du quatrième arrondissement ; l’individu était déjà mort, transporté au poste de l’Hôtel de Ville, secouru par deux médecins, mais en vain. Il s’est pendu avec un ruban de fil, son corps était attaché aux barreaux avec le lien, aucune trace de violence sur le cadavre.

On retrouva à son domicile une lettre dans laquelle il espérait trouver 300 francs pour passer l’hiver. Mais il faut dire que depuis plusieurs années, Gérard de Nerval sans succès et sans ressources, sombrait dans la folie. Un jour, au jardin du Palais-Royal, on aperçut Gérard traînant un homard vivant au bout d’un ruban bleu. L’histoire circula dans Paris et comme ses amis s’étonnaient, il répondit :

-En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas…

Dans sa jeunesse, il nous offrit ce magnifique poème : Le Temps

Le Temps ne surprend pas le sage ;
Mais du Temps le sage se rit,
Car lui seul en connaît l’usage ;
Des plaisirs que Dieu nous offrit,
Il sait embellir l’existence ;
Il sait sourire à l’espérance,
Quand l’espérance lui sourit.

Le bonheur n’est pas dans la gloire,
Dans les fers dorés d’une cour,
Dans les transports de la victoire,
Mais dans la lyre et dans l’amour.
Choisissons une jeune amante,
Un luth qui lui plaise et l’enchante ;
Aimons et chantons tour à tour !

«Illusions ! vaines images !»
Nous dirons les tristes leçons
De ces mortels prétendus sages
Sur qui l’âge étend ses glaçons ;
”Le bonheur n’est point sur la terre,
Votre amour n’est qu’une chimère,
Votre lyre n’a que des sons !“

Ah ! préférons cette chimère
A leur froide moralité ;
Fuyons leur voix triste et sévère ;
Si le mal est réalité,
Et si le bonheur est un songe,
Fixons les yeux sur le mensonge,
Pour ne pas voir la vérité.

Aimons au printemps de la vie,
Afin que d’un noir repentir
L’automne ne soit point suivie ;
Ne cherchons pas dans l’avenir
Le bonheur que Dieu nous dispense ;
Quand nous n’aurons plus l’espérance,
Nous garderons le souvenir.

Jouissons de ce temps rapide
Qui laisse après lui des remords,
Si l’amour, dont l’ardeur nous guide,
N’a d’aussi rapides transports :
Profitons de l’adolescence,
Car la coupe de l’existence
Ne pétille que sur ses bords !

Mona, un verre à la mémoire de Gérard. Que diriez-vous d’un Brunello di Montalcino 2004 ? Ce vin italien produit par le domaine Costanti est d’une belle longueur, soyeux et fruité. Un régal !

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Vous vous souvenez du mariage de Louis XVI. La Dauphine Marie-Antoinette casse la plume et fait une tâche en signant l’acte, le feu d’artifices tiré en leur honneur à Paris se termine mal : morts et blessés jonchent le sol. On y vit un mauvais présage pour Louis qui finira sur l’échafaud. Et n’oublions pas qu’il eut un mal fou à amuser sa femme.

Et pourtant le peuple attendait son règne avec impatience car Louis XV était de plus en plus haï. Il faut dire que les choses n’avaient pas bien commencé pour lui non plus.

A sa naissance, le courrier, envoyé de Versailles, pour annoncer sa naissance, fait une chute mortelle ; l’aumônier ne peut ondoyer[1] l’enfant parce que la mort vient le surprendre ; enfin les premières nourrices succombent à leur tour. De là, à y voir un mauvais présage… il n’y a qu’un pas.

Bien ma Chère Mona, pour conjurer le mauvais sort qui pourrait s’abattre sur nous, je vous propose un Saumur Blanc 2009 : Château de Fosse Sèche cuvée Arcane. Un bel exemple de Chenin qui peut sommeiller quelques années en cave.

[1] Baptiser

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Ma chère Mona,
Je suis au fond du trou, comme aime à le dire mon mari. Ce dernier, après quelques mois de mariage, me parle de divorce. Il ne supporte pas mon absence de pare-chocs. Il me dit que mon avant-scène est aussi épaisse qu’une médaille du Mérite et qu’il a l’impression de coucher avec un mec. De plus, étant poète à ses heures, il ajoute qu’il n’aime pas le poisson et donc qu’il ne peut pas supporter de dormir à coté d’une sole ou d’une limande.  Il m’impose de passer entre les mains d’un chirurgien et de me faire mettre des airbags assez gros pour remplir ses pognes. Comme il a du flouze à plus savoir qu’en foutre, j’ai décidé librement de l’écouter et je vais choisir des implants de grosse taille pour ressembler à la Cicciolina. Je vais lui offrir une devanture tellement avantageuse qu’il s’en fera une cour de récréation nocturne. C’est pas des oranges que je vais y mettre à mon balcon mais des Cavaillon. Ah, Monsieur veut des nibards, il va être servi ; c’est lui qui va devoir se faire agrandir les paluches. Tant qu’à me faire refaire le décolleté, autant choisir des flotteurs XXL ; mon balcon, il sera tellement impressionnant qu’on pourra y faire pousser des plantes grasses ou des plantes aromatiques. Mes mappemondes seront tellement imposantes qu’il devra me payer un supplément pour monter dans un zinc.
Pensez-vous qu’une fois ma vitrine regonflée par Bibendum, je ne risque pas de perdre celui que j’aime autant que mon compte bancaire. Votre avis, Chère Mona me sera précieux.
Cordélie Mande

Cordélie,
Que vous aimiez votre husband au point de développer votre vitrine mammaire est louable. Cependant à travers vos propos, je sens de l’amertume, de la colère qui ne sont jamais bonnes conseillères. Et si une augmentation de votre jabot apportera apaisement dans vos relations matrimoniales, il n’est pas nécessaire de passer de la taille balle de ping-pong au ballon de foot pour combler votre homme. Pensez qu’un développement exceptionnel des poumons n’a pas que des avantages. La femme se trouve réduite à une paire de roberts sur pattes qui certes fait fantasmer les mâles en rut, mais fait oublier tout le reste de sa personnalité.
A titre d’exemple, je vous rappelle que Jane Russel, richement dotée par Dame Nature, supporta difficilement son statut et a fui la presse toute sa vie. Aussi entre la planche à repasser et le ragoût de poitrine, il y a un juste milieu. Pensez-y avant de passer au bloc !

Mona tout ce qu’il faut pour s’asseoir et respirer.

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C’est quand elle est grimpée sur le bureau que j’aurais dû me méfier

Une récente étude a attiré mon attention. Les travaux d’une équipe israélienne du Weizmann Institute of Science assurent que notre odorat est plus performant après avoir bu un peu d’alcool. Pour ce ils ont demandé à une vingtaine de personnes de reconnaître des odeurs après avoir bu un verre de jus de raisin. Puis quelques jours plus tard, ils leur ont présenté des flacons après qu’ils aient bu un verre de jus de raisin additionné de 35 ml de vodka. Après ingestion de cette faible quantité d’alcool, les sensations olfactives des cobayes étaient plus élevées.

J’ai souhaité vérifier ces dires en demandant à Mona de me servir de sujet d’expérimentation. Elle accepta de bon cœur sous réserve que je remplace la vodka par du rhum qu’elle aime particulièrement. Qu’à cela ne tienne !

J’avais prévu de proposer à ma fidèle collaboratrice une séance quotidienne. Le premier jour, je lui versai un simple jus de fruit. Elle reconnut 4 des 10 flacons mis à hauteur de ses narines. Le lendemain, je versais 35 ml dans un verre de jus. Elle reconnut 5 des 10 flacons. Fort de cette amélioration je versais le troisième jour 70 ml. Ce furent 7 flacons qui furent trouvés. Le quatrième jour, je mis 210 ml, elle ne reconnut que 6 flacons. Enfin le jour suivant, je versais un verre entier de rhum et une goutte de jus de fruit. Non seulement, elle ne reconnut aucun flacon, mais elle tint des propos difficilement compréhensibles, de plus, elle faisait des grimaces, des gestes amples. Elle me rappela que le rhum ne s’était pas fait en un jour, que tous les chenins mènent au rhum… puis elle passa aux mots peu appropriés à la bouche ciselée d’une jeune femme. Je l’enfermai dans son bureau imbibée comme un rognon marinant depuis des heures dans du Madère.

Il était temps de tirer les conclusions de ce que je venais de vivre. Une nette amélioration des performances olfactives de Mona peuvent être constatées après qu’elle ait bu une petite dose d’alcool. En augmentant la quantité, on arrive au résultat inverse. On peut en déduire que soit Mona ne tient pas l’alcool, soit elle avait déjà absorbé du rhum avant le dernier test. En vérifiant ce qui restait dans la bouteille, je penche pour la seconde hypothèse.

Furieux, je retournais à son bureau et la trouvais la tête penchée sur le bois, endormie telle que si elle avait été piquée par une mouche tsé-tsé.

Malgré l’attitude peu avantageuse pour elle, j’admirais sa plastique hors normes et fondis comme un glaçon tombé dans une théière. Moi qui voulais la houspiller pour ses excès qui avaient réduit à néant mon travail sur l’odorat, je caressais sa chevelure ondulée, promenais ma main sur sa peau satinée et la laissais cuver tranquillement dans les bras de Morphée.   

Inutile de vous dire que je n’ai pu proposer à la chère enfant une quelconque dégustation. Nos plus fidèles lecteurs voudront bien pardonner à Mona cette absence de vin qui nous prive d’un breuvage divin.

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Je ne sais pas si vous avez lu l’étude réalisée par Opinionway pour le compte du site d’offres d’emploi Monster. Mais ça ne donne pas envie de travailler. Près d’un tiers des actifs estime que leur boulot nuit ou a nui à leurs nuits d’amour. Les cadres notamment ont du mal à laisser leur vie professionnelle à la porte de leur chambre. Résultat au moment de présenter leurs hommages à leur bourgeoise, ils ont leur bigoudi chauffant qui reste aussi flasque qu’une gelée de groseilles ou une mousse au chocolat. Le gars, il a le cerveau aussi encombré que la place de l’Etoile en heure d’affluence. Pensant aux messages qui se déversent sans cesse sur son smartphone, il ne peut pas se concentrer sur la tirelire à maman. Aussi comme les gens du cirque, il essaie de monter le chapiteau, mais il présente à madame une breloque trop petite pour nourrir une chatte affamée. De là, des engueulades qui paniquent (le mot est approprié) encore plus le ramolli et la fois suivante, c’est un petit escargot qui ne sort même plus de sa coquille qu’il offre à sa bibiche. Dans le pire des cas, le gars, il a des idées noires et s’attaque le moral. Y’en à même qui s’oblitèrent la tempe façon poinçonneur des Lilas.

Nous les femmes, il semble qu’on gère mieux nos deux vies. Il faut dire qu’à la maison, c’est un deuxième emploi à plein temps qu’on se tape. Pendant que Julot, il sirote son anisette, affalé sur son canapé en train de mater Madame Météo et ses gros lolos, nous on prépare la bouffe qu’on va engloutir pendant le JT de 20 heures. On lui repasse ses limaces pendant qu’il zieute les mails que son boss lui envoie sans discontinuer pour lui dire qu’il pourrait mieux faire faute de quoi, il lui trouvera un remplaçant. Avouez que ça déglingue un mec aussi vite que Mike Tyson, il aplatit le tarin de son adversaire au premier bourre-pif.

Alors mes petites chattes, si vous voulez que votre marida, il vous paie une partie de polochon avec son bilboquet à moustaches raide comme la justice, débranchez-lui son bignou et venez vous frotter sur lui en lui susurrant des trucs salaces dans les trompes d’Eustache.

Mona un patron en or.. .zéro stress

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Il y a encore deux ans, les maillots de bain pour dames utilisaient si peu de tissu que les messieurs avaient une vue imprenable sur leurs attraits. Comme de plus, elles utilisaient peu le soutif, les mecs pouvaient se rincer l’œil à peu de frais. Mais cette année, le changement est radical. Le string a laissé place au shorty qui cache plus que l’essentiel et autorise Maman à ne pas se ratiboiser le maillot sans que le persil ne dépasse du cabas. Les roplopos sont remisés dans de jolis bonnets. Avec le tissu utilisé pour un maillot cette année, on pouvait en faire dix les années précédentes. Vous dire !
Les ventes de maillots de bain une pièce ont pratiquement doublées en un an. Les femmes interrogées estiment à 46% que bronzer les seins nus est impudique alors que 31% des hommes partagent cet avis. Curieux, non ?

Cependant une région aime exposer ses récréations de Papa, c’est le Sud-Ouest : 63% des femmes ont déjà mis leurs pare-chocs sous les rayons du soleil alors qu’elles ne sont que 43% dans le Sud-Est et moins de 33% en Bretagne.

Mona m’a confié que cette année, elle a acheté un maillot vintage, style année 50 et n’a pas sorti ses lolos pour les faire dorer.

Ma chère Mona, la mode est un éternel recommencement. On était arrivé à une telle réduction du tissu qu’il fallait faire marche arrière. De là à nous enlever aussi vite tout aperçu sur vos appâts, il y a de la frustration sur le sable… Bon en attendant, buvons un coup. Ma chère, je vous propose le Château de Brézé blanc 2012. Ce  Saumur à base de Chenin est élégant, frais.

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Cet été, j’ai eu chaud comme tout le monde et les nuits étaient tellement torrides, et pas seulement grâce aux Don Juan que j’ai croisés, que j’accuse un manque de sommeil. Avouez que partir deux mois et revenir plus fatiguée qu’au départ, c’est ballot.

Ah, si j’avais pu lire l’article du Daily Mail, j’aurais modifié mon comportement.

Résumons les conseils judicieux du Dr Neil Stanley, expert du sommeil :

-Tout d’abord, contre les idées reçues, il vaut mieux dormir avec un pyjama ou un vêtement de nuit. Bon ça, Docteur, c’est difficile voire impossible. Je ne me vois pas me faire célébrer le poilu sans être en tenue d’Eve… Or après, rassasiée et flapie je m’endors illico du sommeil du juste.

-Il vaut mieux dormir sur le coté afin de dégager le maximum de chaleur. Moins il y a de points de contact, moins vous aurez chaud. Pas de problème, Doc, je le fais.

-Pour s’endormir plus facilement, pourquoi ne pas mettre vos draps au frigo une heure avant de vous coucher. Alors là, difficile, quand mon cavalier m’entreprend, il fonce assez vite vers la chambrée et je ne me vois pas lui demander de patienter pendant que je fais le pieu…

-Prenez une douche avant de passer au lit. Là aussi facile à dire. Quand un Roméo sait qu’il est là pour une seule nuit, il n’a pas envie de perdre de temps. Et si je propose une douche, le gars, il m’accompagne et c’est pas pour me rafraîchir …

-Mettez un ventilateur plutôt dirigé vers vos joues qui peuvent libérer beaucoup de chaleur de votre corps. Ok, j’achète un ventilo.

-Evitez de dormir les pieds à l’air. Il faut les garder sous le drap. C’est votre visage qu’il faut garder au frais. Tant que vous ne demandez pas de mettre des chaussettes, mon sex-appeal est sauf…

-Si possible dormez dans un lit séparé de votre partenaire car le corps humain génère beaucoup d’énergie thermique. Là, je vous dis tout de suite non. J’ai un seul pageot et je ne me vois pas dire au gars d’aller dormir au salon après que je lui ai bricolé son compteur bleu.

-Ne mangez pas beaucoup avant de dormir, éviter gras, alcool et attendez au moins une heure et demie avant de vous coucher. Bon, généralement, les gars ne sont pas des buffles et ils m’invitent au resto avant de me présenter leurs hommages. Bon, je ferai gaffe à ne pas m’empiffrer…

En résumé, Doc, vos conseils c’est plutôt pour les célibes ou les vieux couples. Pour moi qui recherche la nouveauté, il me faut subir les affres de la chaleur estivale. Quand on est chaude comme moi, on supporte…

Mona chaud l’été et les autre saisons. On ne se refait pas.

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