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Un livre vient de paraître : Dictators’ Dinners. Cet ouvrage dans la langue de Shakespeare décrit les attitudes de ces despotes. J’ai retenu l’un des plus sanguinaires : Joseph Staline. Comme dans beaucoup de domaines, il était excessif : il mangeait et buvait plus que de raison. Il passait des heures à table à dévorer de la cuisine russe et à avaler de la vodka et des vins géorgiens.

Un de ses plaisirs était de montrer sa puissance à ses hôtes et à les humilier. Tous ne pouvaient suivre les orgies du dictateur et dans ce cas, Staline en profitait. Il les invitait avec empressement à boire de l’alcool et remplissait les verres jusqu’à ce que l’invité tombe de sa chaise, roule à terre, vomisse et devienne incontinent. Tito, le chef d’Etat Yougoslave raconte que lors d’une de ces soirées, ne voulant pas se ridiculiser devant le tyran préféra vomir dans sa manche…

Avec Mona, nous avons tant de plaisir à être à table qu’il nous est particulièrement difficile de savoir que des hommes en détournent le but et profitent de ces moments pour rabaisser leurs semblables.

Ma Chère Mona, cet article m’a retourné et, exceptionnellement, je ne vous déboucherai pas de bouteille aujourd’hui… Ecœuré.

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D’une modestie quasi maladive, je ne vous communique pas les très nombreuses lettres que je reçois de femmes qui me demandent ma ou mes recettes pour avoir un corps de rêve tel que le mien. Ah, je vous comprends mes chéries. Ma ligne, mes courbes, mes mensurations, tout frise la perfection et je serais à votre place, je serais surement comme vous : admirative et un brin jalouse.

Au risque de vous décevoir, je ne fais rien de particulier. Tout est naturel. Je mange sans régime aucun, ni aucune restriction ; je ne fais pas de longues séances de musculation, de gymnastique…. Je cours rarement. Seule mon activité nocturne est au dessus de la moyenne de mes contemporaines, mais ça vous le savez…

Parmi les innombrables courriers, j’en prends un au hasard, celui d’Eve Eufondre :

Oh, déesse de la beauté, vos formes callipyges éclaboussent mes yeux chaque matin, je mange uniquement des haricots verts, de la salade, des yaourts maigres et deux fois par semaine du poisson et malgré cela ma taille correspond plus à celle d’un tonneau qu’à votre taille de guêpe. Mes cuisses sont marquées comme une orange et mon ventre est flasque comme un kilo de guimauve. Et pourtant je fais régulièrement de la gym dans un centre et quelques brasses en bassin. Aussi, je ne sais plus quoi faire pour vous ressembler, Aphrodite des Epicuriens.

Ma cocotte, je suis à la fois sensible à tes compliments et à la fois gênée. Que te répondre ? Puisque je vous dis que je ne fais rien.

Bon, il faut que je pense à la notoriété de notre journal. Aussi, je vais vous conseiller une méthode qui fait fureur dans la jet society. L’avantage que procure le Bikini Body Guide, c’est qu’il est basé essentiellement sur des exercices et non sur un régime strict. A en croire les femmes qui ont pratiqué, elles ont des résultats probants et elles ont le sentiment de re-sculpter leur corps. Alors si vous avez le courage nécessaire, enrichissez les coachs à coup sûr en achetant leur méthode.

Mona pas de fric à dépenser pour ça et de toute façon, elle n’en a pas besoin.  

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Comme lors de chaque Vinexpo, est publiée une étude sur la consommation de vin dans le monde. On ouvre plus de 31 milliards de bouteilles par an ce qui représente sur la base de 7 milliards d’habitants à peine plus de 4 bouteilles par personne. Bon inutile de vous dire qu’avec Mona, on fait monter de façon significative ces moyennes. Quatre flacons, c’est même pas ce qu’on se glisse derrière la cravate par semaine… Et pourtant les prévisions de consommation montrent que le Vieux continent continue à boire de moins en moins alors que les nouveaux marchés augmentent sensiblement.

Concrètement, le marché va poursuivre sa progression. On devrait approcher les 33 milliards en 2018.

Et ce sont les Américains qui devraient tirer les chiffres accompagnés par les Chinois alors que les Italiens boiront 3,1 litres en moins et les Français 2,3 litres. Evidemment nous resterons les plus grands buveurs du monde mais si la relève n’est pas là, nous continuerons inexorablement à décliner. Certes avec plus de 45 litres par an et par personne nous avons de l’avance mais attention… nous sommes sur la pente fatale.

Aussi ma chère Mona, pour les statistiques, pour la France, je vous demande de goûter ce vin de Chinon : Soif de tendresse 2013 du Domaine de Noiré. Ça pète le fruit, c’est frais et ça donne envie de boire un second verre.

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Jean Fètreau m’écrit. Je ne dévoilerai pas le contenu de son courrier qui est une véritable invitation à réaliser ses fantasmes. Vous apprendrez, Monsieur, que j’ai horreur de ces propos orduriers et que personne ne m’imposera quoi que ce soit dans ce domaine. C’est toujours moi qui incite et invite tel ou tel Don Juan. Ce que je dis à Jean est également valable pour chacun d’entre vous. Que vous me fassiez de gentils compliments pour mon extrême beauté, mon intelligence vive, soit, mais cela doit s’arrêter là.

Mais, si je vous ai parlé de Jean Fètreau, c’est qu’il s’est adressé à moi en commençant par : Ma chère Muppie. Sur le coup, j’ai cru que le courrier ne m’était pas destiné. Mais tout au long du texte, ce muppie est revenu à plusieurs reprises.

Je me suis mise en chasse : qu’est ce que c’est qu’une muppie ?
Peut-être me prendrez vous pour inculte, mais je n’avais jamais entendu ce mot à consonance anglaise.

Sur internet, on a vite des réponses : la muppie est le prototype d’une femme moderne parfaite. Elle réussit dans tout ce qu’elle entreprend. Le terme a été inventé par l’auteure américaine Michelle Miller. Il s’agit d’une contraction entre «millennials» (personnes nées entre les années 80 et 2000) et «yuppies» désignant les jeunes cadres new-yorkais.

Ces jeunes femmes de 25 à 30 ans sont bardées de diplômes, férues de nouvelles technologies. Et ces nanas se retrouvent entre elles pour magasiner, pour dégoter les dernières créations tendance… Pour garder une ligne de mannequin, elle fréquentent des clubs de gym branchés, ne se nourrissent qu’en présence de leur balance car chaque calorie compte. Elles mangent bien entendu bio et vote écolo au premier tour.

Ben Jean, je dois vous dire que je ne me reconnais pas dans ces maniérées prétentieuses. Moi je préfère les gueuletons entre copains et copines avec des produits bien riches du terroir sans oublier la bonne bouteille de rouquin à portée de verre. Quant à la mode, je m’en tamponne comme de l’an 40. Il faut dire qu’un t’shirt, un petit short en jeans, une jupe courte et un chandail suffisent à faire éclater mon corps. Quant à mon intelligence, la pertinence de mes articles plaide en ma faveur.

Mona pas besoin du Muppie Show pour exister.

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Mes petits chats,

Je plaide coupable. En inscrivant mon numéro de téléphone, j’ai oublié un chiffre et bien entendu, aucun appel ! Je dois vous dire qu’avant de constater ma bourde, j’étais un peu vexée… Bon, dommage, mais il est maintenant trop tard pour vous inviter. J’espère qu’une autre occasion vous donnera le plaisir de partager un moment avec moi.

A bientôt. Mona qui vous embrasse.

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Manger dehors après le coucher du soleil, ça doit pas vous arriver ces jours-ci. Moi, je dîne chaque soir sur la terrasse devant la mer et après bain de minuit. Quel dommage pour vous que vous ne soyez pas là…

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Hello,

Vous en avez marre de la grisaille qui habite nos contrées, vous aimez le farniente au soleil… Pourquoi ne viendriez vous pas avec moi quelques jours. Je vous attends.

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Mes amis,

Pendant que les vacanciers se dirigent en masse vers les sommets enneigés, j’ai préféré m’envoler loin de l’hexagone pour trouver le soleil. Avant que l’hiver ne se consume, il est bon de se prélasser dans l’eau. Je rentrerai en même temps que les marmots rejoindront leur classe : 2 mars au matin.

Si vous avez peur de vous ennuyer durant ces deux semaines, rejoignez-moi…

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Pour faire du fromage, il faut du lait, donc des bovins, ovins ou caprins. Et cela crée des problèmes environnementaux qui augmentent sans cesse avec une demande accrue de viande et de produits laitiers. Pour obtenir un kilo de viande, il faut plus de 15.000 litres d’eau alors qu’il n’en faut que 300 litres pour un kilo de légumes… La grande majorité de notre bétail est élevé en bâtiments fermés et nourri avec des tourbes de soja qui viennent de plus en plus d’Amérique du Sud entraînant une déforestation massive.
Mais revenons au lait, il faut environ 1.000 litres d’eau pour un litre de lait. Tant que les pays consommateurs de fromage étaient peu nombreux sur la planète, pas de problème, mais avec la mondialisation, la demande de fromage a explosé : hamburgers, pizzas, sandwichs… Le plateau de fromages qui puent à la française ne pèse pas lourd à coté des mastodontes de la restauration rapide.

Que faire ? Tout d’abord, il est indispensable de diminuer sa consommation : nous mangeons trop de viande et de produits laitiers. Depuis plusieurs années, on cherche des produits de substitution. Ainsi, un laboratoire fabrique de la viande à partir de végétaux, un autre du fromage végétalien. Certes pour un amateur de bonnes choses, ces expériences ne sont pas encore concluantes. Le goût est loin de l’original. Mais il n’est pas interdit de rêver et que sous peu les progrès réconcilieront scientifiques et gourmets. En attendant, ces solutions peuvent remplacer les faux cheddars utilisés par les fast-foods : le consommateur n’y verra que du feu.

Bon Mona, pour marier au mieux ce Roquefort, je vous invite à goûter le Coteaux du Layon Maria Juby 2003 du Domaine Patrick Baudouin. Un liquoreux de Loire qui fait honneur à sa région.

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Quelle nuit !

Maud Etravo se dit horrifiée après avoir lu çà :
Elle est perfide, bestiale, immonde, impure ; elle est la femme de perdition, l’animal sensuel et faux chez qui l’âme n’est point, chez qui la pensée ne circule jamais comme un air libre et vivifiant.

Qui a pu écrire cette infamie ?
C’est un homme qui disait choisir ses partenaires comme côtelettes en boucherie : Guy de Maupassant.

Pour calmer ses ardeurs, il fréquentait assidument le Chabanais et plusieurs de ces œuvres se déroulent dans le milieu de la prostitution.

Pourtant malgré sa renommée, les femmes attirées par une capacité sexuelle hors du commun tournaient autour de ce libertin obsédé. Ainsi une artiste Gisèle d’Estoc lui avait fait des avances. La lettre qu’il lui adresse pouvait refroidir ses envies :

Chère Madame,
Vous désirez que je vous donne des détails sur moi. Vous avez tort, ils ne vous plairont guère. Je vous ai déjà dit que je n’étais point fait pour séduire les femmes, hormis celles qui sont uniquement des sensuelles et des corrompues.
Quant aux autres, elles ont assez de moi au bout de quinze jours au plus.
Que voulez-vous. Vous avez toutes les croyances, disons toutes les crédulités, et moi pas une. Je suis le plus désillusionnant et le plus désillusionné des hommes ; le moins sentimental et le moins poétique.
Vous êtes choquée, Madame ?

Dans une préface, il se complaît dans la misogynie la plus féroce. Pour lire ce texte, cliquez.

Quant à moi, si Maupassant me fait peur, je dois avouer qu’il m’attire aussi. Passer une nuit avec un tel faune, devait valoir son pesant de cacahuètes. Et en plus avec lui, on était certain de garder sa liberté : Se marier, disait-il, c’est faire tout son possible pour se faire prendre en horreur par quelqu’un.

Quoique vous pensiez de l’homme, je vous invite à lire quelques nouvelles de ce génie de la littérature.  

Mona pas eu des amants de ce niveau… et pourtant !

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Toujours plus. Pour attirer les bouffeurs de pub sur le petit écran, il en faut toujours plus. Racoler à tout prix. Et D8 la chaine de Canal va surfer sur le succès d’une émission de téléréalité hollandaise : Adam et Eve.

Sur une ile paradisiaque en Polynésie, des concurrents dragueront sur le sable chaud en étant nus. Les candidats auront le plaisir de se découvrir à l’état le plus naturel, en communion avec l’environnement (dixit la direction des programmes). Contrairement à ce que pourraient penser des esprits mal tournés, cette émission sera un programme non sexué. Evidemment les téléspectateurs ne seront pas là pour mâter (les sexes seront floutés) mais pour admirer la pureté des sentiments des gonzes et nanas qu’ils ont besoin d’exhiber devant une camera. C’est évident comme mon c…, c’est du poulet. Les dirigeants de la chaîne sont des écolos sentimentaux et admirateurs de jolis paysages aquatiques qu’ils souhaitent faire connaître à leurs clients entre deux «plages» de pub.

Tiens je vous donne une idée historico-sentimentale. En deuxième partie de soirée, vous pourriez reprendre les Fêtes d’Adam qui furent lancées par le Duc d’Orléans. Elles se célébraient au Château de Saint-Cloud. Les compagnons de ces réjouissances étaient costumés «en peau» comme on disait à l’époque. Le soir, on amenait des «femmes publiques» pour agrémenter la soirée. Super, non ? Mais ce n’est pas sexuel…

Enfin si ça ne fait pas monter le poireau des spectateurs, ça fera exploser l’audimat…

Décidément nos sociétés occidentales ont perdu la boulle. Plus c’est bête, plus ça attire de clients. Inutile de vous dire que ni Mona ni moi ne regarderons de telles conneries.

Bon, Mona, oublions ces âneries et goûtons la Pompadour 2010. Cette cuvée de la cave coopérative d’Embres et Castelmaure est un classique du Languedoc. C’est un vin gourmand aux notes épicées, de garrigue et de fruits rouges et noirs. Un régal à portée de toutes les « bourses ».  

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