Vous direz au Duc d'Orléans que je ne sors pas....

Le duc d’Orléans convaincu de l’innocence de Voltaire, faussement accusé d’avoir écrit contre la mémoire de Louis XIV, le fit sortir de la Bastille où il avait été emprisonné. En dédommagement, il lui accorda une gratification.

«Monseigneur, lui dit le poète, je remercie votre Altesse Royale de vouloir bien continuer à se charger de ma nourriture, mais je la prie de ne plus se charger de mon logement.»

Mona pas besoin de toi(t) ?

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Rivière sans retour

Antoine Rivarol, de son vrai nom Antoine Rivaroli (1753-1801) est un écrivain, essayiste et pamphlétaire français. S’il fut le traducteur de Dante, c’est surtout pour ses bons mots et ses répliques qu’il fut connu. Invité pour cela aux plus grandes tables européennes, on attendait ses flèches et réparties. Pour le plaisir, j’en ai sélectionné quelques unes :

Lors d’une réception, après un court échange de politesse sans intérêt, sa voisine lui avoua :
- Savez-vous, Monsieur, que vous valez mieux que votre réputation ?
- Pas possible ?
- Oui, on m’avait dit que vous étiez méchant.
Et Rivarol de pouffer :
- Bah ! il ne faut jamais croire ces racontars, chère Madame, on m’avait bien dit que vous étiez bonne.

Un fat, au demeurant très laid, se vantait devant lui :
- Moi, les femmes m’ont toujours réussi !
Et Rivarol de répliquer :
- Sauf Madame votre mère !

Dans un salon, une célèbre comédienne portait une magnifique et longue rivière de diamants qui lui avait été offerte par un amant fortuné.
- Une rivière de cette longueur, fit observer une femme jalouse à Rivarol, moi je ne trouve pas cela distingué ! Vous ne trouvez pas qu’elle descend trop bas ?
- Dame ! répliqua Rivarol imperturbable, elle retourne à sa source !

Il disait du fils de Buffon : c’est le plus pauvre chapitre de l’Histoire naturelle de son père

Rivarol et l’abbé Sabatier avaient été invités à déjeuner chez la Princesse de Vaudemont. On offrit du saucisson d’ânon à l’abbé Sabatier. Rivarol dit : « l’abbé n’en mangera pas, il n’est pas anthropophage. »

Questionné par une des plus grandes dames de Berlin si les Françaises étaient réellement plus jolies que les Prussiennes, Rivarol répondit à la princesse: «Madame, à Paris, on ne juge guère de la beauté que par les yeux ; ici, au contraire, c’est le cœur qui fixe les yeux.»

On lui demandait son sentiment sur Madame de Genlis. « Je n’aime, répondit-il que les sexes prononcées. »

Mais il ne fut pas qu’un amuseur :

Le temps est le rivage de l’esprit, tout passe devant lui, et nous croyons que c’est lui qui passe.

Dès 1789, il écrivait :

Les vices de la Cour ont commencé la révolution, les vices du peuple l’achèveront.

Mona, il est temps de boire. L’Ame de Musset 2007 est un magnifique Lalande de Pomerol vinifié par Pascal Delbeck. Un vin qui donne du plaisir, du vrai. Bravo Pascal !

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Je ne sais à quel sein me vouer

Georges Camuset (1840-1885) est un ophtalmologiste qui exerça à Dijon. En 1884, soit un an après sa courte vie, furent publiés des sonnets qu’il avait composés en s’inspirant souvent de son métier. Bien que réédité deux fois en 1926 et 1939, je dois vous avouer que je ne connaissais pas ce poète.

Pour le plaisir, savourez ce sonnet :

« L’auscultation »

Comment ! C’est toi, belle Margot ?
« Mais oui, m’sieu Paul, et j’mépouvante.
« Quel malheur pour un’ pauv’ servante !
« Mais quoi qu’j’ai donc ben dans l’jabot ?

« Pourvu qu’ça s’rait pas quéqu’ pierrot !
« Ça m’porte au cœur, ça m’grouill’ dans l’vent’e !
« Pas comm’vous, moi ; j’suis pas savante.
« P’t-êt’ ben qu’vous m’en direz l’fin mot. »

«…Là donc ! Baisse encor ta chemise !… »
Complaisamment l’oreille est mise
Sur deux seins plus durs qu’inhumains ;

Et, dans des gestes téméraires,
L’Etudiant à pleines mains
Palpe ses premiers honoraires.

Mona pas été palpée comme çà. Dommage

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Il fut une époque où les amoureux devaient utiliser des lettres codées pour éviter le quand dira-t-on. Au début de leur liaison, Alfred de Musset et George Sand durent surement se servir de cette technique. En effet, il était très mal vu qu’une femme soit plus âgée que son amoureux. Or George avait plus de six années de plus qu’Alfred.


Voici une lettre de George Sand à Alfred de Musset.

Cher ami,

Je suis toute émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l’abandon où je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourez bien vite et venez me le
faire oublier. À vous je veux me sou-
mettre entièrement.

Votre poupée
Lire une ligne sur deux

La réponse du poète  :

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu’un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d’un cœur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n’ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots,
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

Alfred de Musset
Ne retenir que le premier de chaque vers


Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.

George Sand
Ne retenir que le premier de chaque vers

C’est beau, c’est excitant, que dis-je, c’est érotique à souhait… mais c’est faux. En effet, ces lettres n’ont pas été écrites par ces deux génies du Romantisme. Il s’agit d’un canular écrit après leur mort.

Mona pas déçue. Elle a rêvé.

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Inutile d'insiter, je n'écarterai pas les jambes

Pas besoin de vous présenter Casanova. Il est considéré comme un des plus grands séducteurs que la terre ait porté. Lors d’un séjour à Versailles, il assista à la représentation d’un opéra. Au cours de cette soirée, il rencontra M. de Richelieu qui lui demanda laquelle des deux actrices lui plaisait le plus par sa beauté.

-Celle-là, monsieur, répondit sans hésiter le Vénitien.

-Mais, elle a de vilaines jambes, s’offusqua Richelieu.

-On ne les voit pas, Monsieur ; et puis dans l’examen de la beauté d’une femme, la première chose que j’écarte ce sont les jambes.

Mona, çà c’est de la réplique. Vous ne riez pas ? Ben, zut, alors ! Décidément, ce ne sont pas les mêmes anecdotes qui nous font pouffer. Bon, sortez donc deux verres, je vous prie. Je vous propose de goûter un vin  vénitien à la mémoire de Casanova. Je vous verse Torcolato de Maculan 2001. Un vin liquoreux qui invite à la tendresse, vous ne trouvez pas ? Sa texture onctueuse persiste longtemps en bouche, n’est-il point ?

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Mona mour de Victor ?

Victor Hugo a énormément écrit. Il suffit de regarder le nombre de volumes de ses œuvres complètes pour s’en persuader. Mais il entretint également une correspondance énorme et notamment avec l’amour de sa vie : Juliette Drouet. Il lui adressa pas moins de 23.650 lettres, pleines d’un amour intense, en 50 ans de relation soit plus d’une par jour….

« Toto »[1] apprendra qu’elle en a détruit une partie, ce qui lui fit écrire cette magnifique déclaration :

Tu as brûlé mes lettres, ma Juliette, mais tu n’as pas détruit mon amour. Il est entier et vivant dans mon cœur comme le premier jour. Ces lettres, quand tu les as détruites, je sais tout ce qu’il y avait de douleur, de générosité et d’amour dans ton âme. C’était tout mon cœur, c’était tout ce que j’avais jamais écrit de plus vrai et de plus profondément senti, c’était mes entrailles, c’était mon sang, c’était ma vie et ma pensée pendant six mois, c’était la trace de toi dans moi, le passage, le sillon creusé bien avant de ton existence dans la mienne. Sur un mot de moi que tu as mal interprété, et qui n’a jamais eu le sens injuste que tu lui prêtais, tu as détruit tout cela. J’en ai plus d’une fois amèrement gémi. Mais je ne t’ai jamais accusée de l’avoir fait. Ma belle âme, mon ange, ma pauvre chère Juliette, je te comprends et je t’aime ! Je ne veux pas pourtant que cette trace de ta vie dans la mienne, soit à toujours effacée. Je veux qu’elle reste, je veux qu’on la retrouve un jour, quand nous ne serons plus que cendres tous les deux, quand cette révélation ne pourra plus briser le cœur de personne, je veux qu’on sache que j’ai aimée, que je t’ai estimée, que j’ai baisé tes pieds, que j’ai eu le cœur plein de culte et d’adoration pour toi. C’est que depuis huit mois que mes yeux pénètrent à chaque instant jusqu’au fond de ton âme, je n’y ai encore rien surpris, rien de ce que je pense, rien de ce que tu sens qui fût indigne de toi et de moi. J’ai déploré plus d’une fois les fatalités de ta vie, mon pauvre ange méconnu, mais je te le dis dans la joie de mon cœur, si jamais âme a été noble, pure, grande, généreuse, c’est la tienne, si jamais cœur a été bon, simple, dévoué, c’est le tien, si jamais amour a été complet, profond, tendre, brûlant, inépuisable, infini, c’est le mien. Je baise ta belle âme sur ton beau front.

Dans sa vaste correspondance, on peut suivre, pas à pas, la vie sexuelle de l’écrivain. Ainsi il déclare qu’il s’est marié vierge en 1822, avec Adèle Foucher, une amie d’enfance et qu’il a eu immédiatement des besoins bien au-dessus de la moyenne. Dès 1830, après 5 naissances, Adèle lui ferme la porte de sa chambre. Elle l’ouvrira régulièrement à Sainte-Beuve

L’appétit insatiable d’Hugo lui fait aimer nombre de femmes jusqu’à la rencontre en 1833 de Juliette, son grand amour.  Malgré tout, il aura beaucoup de conquêtes. Ainsi, en 1845, il se fait surprendre en flagrant délit d’adultère avec Léonie Biard, follement amoureuse du génie. Elle sera menée en prison. Hugo n’y échappera que grâce à son statut de pair de France. Sortie de prison, et séparée de son mari, elle rejoint Victor et après quelques années, elle exige qu’il quitte Juliette et se consacre uniquement à elle. C’est finalement le coup d’état du 2 décembre 1851 qui  séparera Léonie de Victor à la grande joie de Juliette qui retrouve son amour. En effet, Hugo, anti-Napoléon, est expulsé vers Bruxelles. La correspondance avec Léonie ne s’arrêtera qu’avec le décès de cette dernière le 21 mars 1879. Allez pour le plaisir un petit extrait d’un courrier adressé à Léonie :

Je rentre. J’ai ta lettre. Cette douce lettre, je l’avais lue aujourd’hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te saluent. Tu es reine dans ce monde charmant des choses qui embaument et qui s’épanouissent comme tu es reine dans mon cœur.

C’est quand même plus joli qu’un SMS…

Mona un gros cœur à prendre, mes petits chats !


[1] Surnom donné à Victor Hugo par Juliette Drouet

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Tristan Bernard fut un des écrivains les plus drôles de la fin des années 1880 à 1947 et ce non seulement dans ses écrits mais également dans sa vie ce qui le priva notamment d’entrer à l’Académie Française. Sacha Guitry relate sa candidature :
« Lorsque Tristan Bernard s’est présenté à l’Académie Française, cette candidature a été accueillie dans le monde des lettres et par le public avec la plus charmante sympathie – mais peu de gens l’ont prise au sérieux. Il obtint deux voix sur trente-neuf votants et personne ne s’en étonna. Non. Personne ne fut surpris ni qu’il n’eût que deux voix, ni qu’il eût deux voix. Pourquoi trouve-t-on cela naturel ? Parce que Tristan Bernard est un auteur gai, dont on dit qu’il est humoriste. »

Un journaliste lui demanda s’il espérait être élu un jour. Il répondit :
« Le costume est très cher, mais il parait qu’on revend les costumes des défunts. J’attendrai qu’il en meure un de ma taille. »

Durant l’occupation, il disait :
 » Comme c’est triste d’avoir si peu d’occupation dans un pays si occupé. »
Mais d’origine juive, il fut arrêté et transféré à Drancy, ce qui ne le priva pas d’un bon mot.
-De quoi as-tu besoin ?, lui demanda-t-on au moment du départ.
-D’un cache-nez.
L’intervention de Sacha Guitry et d’Arletty lui rendit heureusement sa liberté.

Mona beaucoup ri en relisant : « La Vénus callipyge avait un bel avenir derrière elle. »

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Il est des lectures qui révèlent des vocations. Ainsi, je suis persuadée que c’est en lisant les « Œuvres Médico-Chirurgicales contenant des Observations et Dissertations, sur diverses parties de la Médecine et de la Chirurgie, par B. Collomb, ancien Professeur au Collège de Chirurgie, membre de la ci-devant Académie des Sciences Belles-Lettres et Arts de Lyon » que Cyprien a du se diriger vers la gynécologie :

1798 – Madame Ballet, femme d’un agent de change de Lyon, âgée d’environ 48 ans, ayant toujours joui d’une bonne santé, quoiqu’avec un excessif embonpoint, fut attaquée de coliques dans le bas-ventre pendant toute une nuit, et le lendemain dans la matinée, les coliques continuant encore, on me fit appeler pour la voir.
Elle venait d’accoucher , lorsque je me rendis chez elle ; aussi surprise de cet événement que les assistants , elle m’assura qu’elle n’avait eu aucuns symptômes de grossesse , ni senti les mouvements de l’enfant qu’elle portait ; elle m’ajouta : certainement je ne pouvais pas me douter d’être enceinte, ayant perdu entièrement mes règles, il y a 22 ans, immédiatement après un troisième accouchement, sans avoir éprouvé dans ce long espace de temps, aucunes incommodités relatives à cette suppression.L’enfant né de cet accouchement imprévu n’avait pas l’accroissement ordinaire, il était maigre, sa voix faible, et il périt peu de jours après sa naissance : comme font les fruits qui ont langui sur plante, qui se dessèchent et tombent par le défaut de la sève.

Mona trouvé sa vocation en lisant « la dernière des piqures »

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En 1915, Sacha Guitry présentait au Théâtre des Variétés un film muet de 22 mn intitulé « Ceux de chez nous« . Le titre a été choisi pour répondre à un manifeste allemand vantant la culture germanique. Le jeune cinéaste y présente des images d’Auguste Rodin, Maître Henri-Robert, Claude Monet, André Antoine, Camille Saint-Saëns, Edgar Degas, Edmond Rostand, Auguste Renoir, Sarah Bernhardt, Anatole France, Octave Mirbeau

En 1939, puis dans sa version définitive de 1952, ce film  fut sonorisé et Guitry y ajouta des images de son père.

Mais, en pleine exposition « Monet », je m’attarderai sur l’extrait consacré au peintre de génie. Sacha Guitry y raconte que Clémenceau, son grand ami,  appelé au chevet du mourant, quitta en toute hâte sa Vendée pour rejoindre Giverny. Il arriva juste à temps pour embrasser son vieil ami… C’était le 5 décembre 1926.

Il assista à la mise en bière et quand l’homme des pompes funèbres voulut recouvrir le cercueil de Monet du voile noir traditionnel, Clémenceau le lui prit des mains : « Non, dit-il », et ayant regardé tout autour de lui, il alla à la fenêtre, arracha l’un des rideaux de toile fleurie, et lui-même, il en recouvrit le cercueil du grand peintre en disant à mi-voix : « Pas de noir pour Monet ! Le noir ce n’est pas une couleur ! ».

Existe-t-il plus bel hommage ? Mona pas sure !

Claude Monet
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En Europe, depuis Jean de La Fontaine, on sait que Perrette lorsqu’elle va au marché avec son pot de lait sur la tête, passe son temps à tirer des plans sur la comète et finit par casser le pot. Et lorsqu’elle revient chez elle, elle craint d’être battue par son mari. En Afrique, les choses semblent se passer autrement selon Mamadou Khânto, auteur de ce poème :

chaponbresse3Une fermière du Rwanda,
Qui était Hutu de surcroît,
Quitte sa case et sa smala
Pour le marché de Kampala.
Elle veut honorer sa tribu
D’un beau chapon gras et dodu.
Mais elle était peu fortunée,
Et le marchand Tutsi, rusé,
Refusa de baisser le prix
Du chapon par elle choisi.
Me le donnerais-tu,
Dit la cliente Hutu,
Contre une gâterie
Sur ton beau bengali ?
A voir, dit le vendeur,
De cette gâterie quelle serait la valeur ?
Vaudrait elle un chapon ?
Il m’en faudrait la preuve pour de bon.
Aussitôt la bougresse s’enfouit sous le boubou,
Et vite fait jaillir la sève du bambou.
J’ai gagné le chapon, s’exclame l’innocente,
La bouche encore pleine du produit de la vente.
Que nenni’ lui répond le volailler acerbe
Tout comme la figure, le chapon tu as perdu
Car comme le dit notre si beau proverbe :
Turlute Hutu,
Chapon point eu.

Mona pas oublié le drame du Rwanda : c’était en avril 1994

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Sallentin a publié au début des années 1800 une série de recueils au titre curieux : l’Improvisateur Français. Ces ouvrages ressemblent à un dictionnaire mais agrémenté de nombre d’anecdotes. Au mot « coucher« , on peut lire :

« Nous ne pouvons vendre que ce qui nous appartient.
Autrefois les curés de Picardie prétendaient que les nouveaux mariés ne pouvaient pas, sans leur permission, coucher ensemble les trois premières nuits de leurs noces. Il intervint arrêt le 19 mars 1409, portant défense à l’évêque d’Amiens et aux curés de ladite ville, de prendre ni exiger aucun argent des nouveaux mariés pour leur permettre de coucher avec leurs femmes la première, la seconde et la troisième nuit de leurs noces. Il fut dit que chacun desdits habitants pourrait coucher avec son épouse sans la permission de l’évêque et de ses officiers. »

Un peu plus loin, au mot « cul, culage » on peut lire :

jeunes-maries- Les femmes, à qui la mode a de tout temps tourné la tête, portaient il y a vingt ans des culs postiches; elles en portaient il y a 200 ans, et davantage. Henri Etienne dit que de son temps, environ l’an 1680, quand une dame demandait son bourrelet pour sortir, elle disait : apportez-moi mon cul, et que quelquefois on criait : on ne trouve point le cul de madame ; le cul de madame est perdu.

- Culagium en latin, en français couillage ou culage, étaient des termes dont on se servait autrefois pour exprimer le droit que s’étaient attribué les seigneurs, et qui les autorisait à jouir, le jour de l’hyménée, des prémices du mariage avec toutes les filles qui habitaient sur leur territoire. Ce droit, quoique fort agréable pour l’ordinaire, était fort embarrassant pour les vieux seigneurs, pour les vieux prélats, et quelquefois même pour les jeunes quand le pays était passablement peuplé. Ils imaginèrent donc de donner aux maris la licence de se racheter du droit de culage, et comme l’argent était rare, les seigneurs n’en exigèrent pas. Ils se contentèrent du paiement d’un impôt en nature, tel que blé, vin, cidre ou bestiaux, selon les productions du sol. Du reste, nul ne pouvait coucher avec sa femme s’il n’eût payé ce droit. Alors le seigneur se contentait de mettre une cuisse nue dans le lit de la mariée, ce qu’on appelait prendre le droit de cuissage ou culage. Même les filles de nobles n’en étaient pas dispensées. Mais il paraît qu’il vint un temps où elles purent s’en racheter par le don d’une vache.

Voltaire s’est insurgé contre cette ancienne pratique :

Les jeunes fiancées donnaient donc sans résistance la première nuit de leurs noces au seigneur châtelain.
On prétend que cette jurisprudence commença en Ecosse ; je le croirais volontiers : les seigneurs écossais avaient un pouvoir encore plus absolu sur leurs clans, que les barons allemands et français sur leurs sujets.
Il est indubitable que des abbés, des évêques s’attribuèrent cette prérogative en qualité de seigneurs temporels : et il n’y a pas bien longtemps que des prélats se sont désistés de cet ancien privilège pour des redevances en argent, auxquelles ils avaient autant de droit qu’aux pucelages des filles.
Mais remarquons bien que cet excès de tyrannie ne fut jamais approuvé par aucune loi publique. Si un seigneur ou un prélat avait assigné pardevant un tribunal réglé une fille fiancée à un de ses vassaux, pour venir lui payer sa redevance , il eût perdu sans doute sa cause avec dépens.

Mona, çà me rappelle cette vieille blague :
Qui grossit le plus en une nuit ? Vous ne savez pas ? Votre langue au chat ?
C’est la femme ; car son mari lui dit le soir : « tu viens ma petite puce » et le matin : « tu te lèves, grosse vache« … Oui, je sais c’est déplacé, gamin et tout. Mais enfin, il y encore quelques temps, il fallait avoir au moins une vache pour passer sa nuit de noce. J’ai rien inventé.
Bon allez, on boit un coup ? Et pas du lait. Moi je boirai du lait uniquement quand les vaches mangeront du raisin. Mais une simple Clairette de Die authentique fera l’affaire. Le plaisir du muscat avec des bulles. C’est léger, léger… Et avec ce morceau de tarte que vous avez faite, le pied !!

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