Bien qu’il trompât sa femme sans scrupule, le prince Louis Armand II de Bourbon-Conti était d’une jalousie maladive. Or sa femme prit un amant sans chercher à se cacher. Le prince devint violent. Rendu fou de jalousie,  il se mit à battre sa femme et l’on dut même à deux reprises appeler un chirurgien.

Terrorisée, elle s’enfuit tout d’abord chez sa mère puis dans un couvent. Conti en appela au Parlement pour tenter de récupérer sa femme.

Mais, il dut attendre neuf ans pour qu’elle accepte de reprendre le chemin du domicile conjugal.

Pour ne plus la perdre, le Prince la contraint à demeurer au Château de L’Isle-Adam, cette demeure qui fut le fief des Conti et notamment de Louis François de Bourbon-Conti dont on vient de retrouver le cercueil dans l’église de L’Isle-Adam (voir vidéo ci-dessous).

Mais revenons à Louis Armand. Sa femme à force de séduction et caresses, obtint de revenir à Paris. Et, à dater de ce jour, lorsque le prince rejoignait L’Isle-Adam, elle ne l’accompagnait pas.

Un jour au moment de partir, Conti rendit visite à sa femme et lui dit :

-Ah, çà, Madame, ne me faîtes point cocu pendant que je n’y serai pas !

- Allez, Monsieur, lui dit-elle, partez tranquille, je n’ai jamais envie de vous faire cocu que quand je vous vois.

Ma Chère Mona, quand on évoque les Conti, on pense à la Romanée-Conti. Mais mon budget ne me permet pas de vous offrir ce nectar. Mais si vous attrapez deux verres, je vous invite à déguster le Vosne-Romanée 2007 du domaine Mugneret-Gibourg. Deux sœurs qui font des vins d’une grande finesse et d’un fruit exquis !

 



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Cheval Blanc 1947 au verre

Ce16 novembre, à Genève, une vente aux enchères offrait aux amateurs, des Grands Crus dans des millésimes d’exception et des volumes rares. Dans un communiqué, la maison Christie’s se félicite du résultat. Et on la comprend.

Une Impériale[1] du Château Cheval Blanc 1947 a été achetée 304 375 dollars (soit 224 000 €) alors que l’estimation était de 150.000 à 250.000 $. L’expert de la vente a assuré au collectionneur qu’il pourra la conserver 50 ans sans aucun problème compte tenu de la qualité du millésime de cet illustre Château de Saint Emilion. Au cours de cette même vente, 12 bouteilles du Château Lafite-Rothschild 1982 ont trouvé preneur à 88.000 $ la caisse. Pour le même prix, vous auriez pu acheter seulement 6 bouteilles de la Romanée Conti 2005… dur, dur !

Mais revenons à ce Cheval 1947, je conseille à l’acheteur de bien réfléchir avant d’ouvrir ce flacon. Chaque verre de 12 cl revient à 4.500 €…
Mais j’oubliais, on n’achète pas ce genre de vin pour le boire ; mais pour le mettre dans une cave blindée et, de temps à autre, le montrer à ses amis pour leur signifier qu’on en a une plus grosse qu’eux… Ah, que !

Bon Mona, contentons nous d’un vin normal. Si vous sortiez deux verres pour tremper nos lèvres dans la cuvée Romanis 2008 du Château Grès Saint Paul. Ce domaine du Languedoc produit des vins non pour les collectionneurs mais pour les buveurs de bons vins. Tout le soleil du Sud est dans cette bouteille.


[1] Contenant de 6 litres, soit l’équivalent 8 bouteilles

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romansbill

Le 30 octobre 2009, le russe Roman Abramovich s’assoit à la table du Nello’s à New York avec quatre invités pour un déjeuner. A la fin du repas, il s’acquitte d’une facture de 47.221,09$. Quand on regarde les plats servis, rien d’extraordinaire : des pâtes, du parmesan, des calamars, des desserts traditionnels et une bouteille d’eau. Un plat de truffes fait heureusement exception.

A la lecture des commentaires (au 15.11.09) laissés par les clients du restaurant retenu pour cette bacchanale, il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer. La note de satisfaction n’est que de 2,6/10 et seuls 18% sont prêts à y retourner…

Mais pour arroser cette cuisine populaire, l’oligarque s’est lâché sur le vin. Jugez plutôt : La Tâche du Domaine de la Romanée Conti et Château Pétrus (sur la facture n’apparait même pas le millésime de ces vins), un magnum de Cristal Rosé,  et cinq verres de Porto Tawny 40 ans d’âge.

Et pour clôturer le tout, le sommelier publie le double de la facture dans la presse et sur internet… voilà un établissement qui a plus le sens du business que de la cuisine et manque sincèrement de respect pour ses clients. Peut on dire que ces derniers se sont fait roublés ? En tous cas, un restaurant à retenir pour ne jamais y mettre les pieds…

Mona, on n’est pas obligé de dépenser une telle fortune pour se faire plaisir. Je vous propose un Chianti du Domaine Guiciardini Strozzi 2006. Tout la Toscane dans son verre. Allez, Mona, $anté !

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